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Vu du pont ou la tragédie d'un homme ordinaire

La pièce d’Arthur Miller n'a pas perdu de son actualité : les milieux d'immigrés, la clandestinité, les réseaux qui exploitent la misère, la nécessité de s'adapter à un monde nouveau. Et l'humiliation, toujours, devoir plier sous le joug pour conserver l'essentiel : l'espoir d'un travail. Vu du pont inaugure le cycle des manifestations du collectif d'associations "étrange, étranger, étrangeté".
la troupe en répétition
la troupe en répétition

New York, fin des années 1930. Chaque matin, Eddy Carbone part sur les quais de Brooklyn, à la recherche d'un bateau à décharger. C'est un homme honnête, travailleur, bon camarade. Il vit avec sa femme Béatrice dans la partie la plus pauvre de Brooklyn. Ensemble, ils ont élevé Cathy - une orpheline -, nièce de Béatrice. Ils l'aiment comme leur fille.

« Il faudra que tu te taises, Rodolfo »

La pièce commence avec l'arrivée de cousins siciliens qui ont décidé d'émigrer aux États-Unis afin d'y trouver du travail et, peut-être, pour y refaire leur vie. Le plus jeune des deux frères adore chanter, mais le bruit risque d'alerter les voisins « Il faudra que tu te taises, Rodolfo ».

« Pourquoi es-tu si triste Eddy ? »

Derrière ce drame apparaît une tragédie : Eddy voit naître et s'épanouir sous ses yeux l'amour entre Cathy et Rodolfo, et il ne peut le supporter. La jalousie l'envahit, le dévore. Eddy cherche à comprendre, se débat. Autour de lui, les différents acteurs du drame sont témoins de cette situation et essaient de lui indiquer la bonne issue. « Pourquoi es-tu si triste Eddy ? » lui répétent Béatrice et Cathy. Le « mal » deviendra insupportable, mais c'est en homme libre qu'Eddy décidera de commettre l'irréparable, perdant tout à la fois son honneur et la vie.

Prenant à rebours l'image que l'on se fait du héros tragique, celui d'un personnage de haute lignée, Arthur Miller affirme que c'est l'homme ordinaire qui est le plus souvent confronté à la « loi morale ». Il soutient ici que c'est lui qui, parfois au péril de sa vie, mène le combat pour sa dignité.

Sur scène 15 comédiens, musiciens et chanteurs mis en scène par Pierre Reipert avec la complicité de Fernand Jourdain présentent l'adaptation française pas Marcel Aymé (deux heures et vingt minutes + entracte). Vu du pont inaugure le cycle des manifestations mises en œuvre par le collectif d'associations étrange, étranger, étrangeté*. Voir http://www.saintnazaire-infos.fr/index.php?module=cms&page=cms_article_visualisation&id_univers=26&id_rubrique=77&id_article=1833



15 et 16 février à 20 h 30 - 17 février à 15 h 30 Théâtre Jean Bart -
Prix des places : 12 € - Tarif réduit : 6 €
L'exposition raccontami réalisée par l'association Francitalia sera présente dans le hall du théâtre Jean Bart.
Réservation par mail de préférence : astrolabe44@orange.fr - ou : 02 40 53 75 62



*Cette initiative est soutenue par la Ville de Saint-Nazaire, le conseil général de Loire-Atlantique et le comité nazairien du Secours populaire français.

http:// lastrolabe44.over-blog.com

 

28/01/2013 | 0 commentaire
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