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Volley-ball, Ligue A : Paris perdu

Cela aurait pu être quelque chose d’extraordinaire. Battre le Paris-Volley, club mythique et européen, à Coubertin, c’était un rêve. Réalisable. Ce le fut durant deux sets. Et puis les Nazairiens sombrèrent malgré un vain sursaut lors du tie-break. En effet, c’était avant qu’il fallait en finir.
Cabral aura été le meilleur Nazairien
Cabral aura été le meilleur Nazairien

Le SNVBA retiendra les 3 sets à 2, autrement dit un point de consolation. Il fallait le prendre d’ailleurs, car, un peu plus loin, Narbonne s’imposait devant Sète et Cannes battait Nantes-Rezé. C’était le pire scénario pour les Nazairiens qui, eux, devant leur millier de spectateurs, perdaient un match qui leur tendait les bras.
12 services out, des balles approximatives, un Sidibe qui ne parvenait pas à se régler, un Paris qui doutait. Ce fut ainsi durant deux manches alors, qu’en face, malgré Andréi et Troy discrets, malgré l’absence de Lanta, blessé, on jetait toutes ses forces dans la bataille avec panache à l’image de Cabral qui menait sa troupe au combat. C’était du bon SNVBA, c’était du Paris emprunté et, côté nazairien, on faisait preuve d’une belle solidarité, faute de génie. À deux reprises, le SNVBA damait le pion, 28-26.

Retour des vestiaires

Les vestiaires ont des vertus parfois insoupçonnées. Les Parisiens étaient hors sujet pour un grand d’Europe et les Nazairiens bien concentrés pour un promu. Seulement, le quart d’heure de break allait s’avérer salutaire pour les uns, malheureux pour les autres. Sidibe se disait que son statut d’international méritait autre chose. Trommel qui avait tenu la « baraque », stimulait les siens. Ivovic n’allait plus rien lâcher. En face, c’était l’inverse. Paris élevait soudain son jeu. Le SNVBA perdait le sien. A 11 partout dans la 3e manche, le collectif de Gilles Gosselin se dispersait, 12-18, puis 16-25. Au 4e set, à 5-9 puis, surtout, à 6-13, on savait que le tie-break serait inévitable. Les Nazairiens auraient pu l’emporter dans un ultime sursaut quand, de 5-8, ils revinrent à 8 partout. Mais la dynamique avait changé de camp. Malgré un ace de Troy à 13 partout, c’est bien le Paris-Volley qui l’emportait.
On pourra toujours se consoler comme le fit Gilles Gosselin en constatant que « prendre un point à Paris, ce n’est pas si mal que cela ». Mais on restera persuadé que le SNVBA devait en prendre un peu plus avec le soutien de son public. « Bien sûr, on peut avoir des regrets sur le tie-break. Mais, globalement, on a produit un volley de qualité ». Le problème est que, sur le plan comptable, cela ne suffit pas. Dimanche prochain, 16 février, il faudra se rendre à Tours, autre grand d’Europe, plus grand sans doute que Paris. Et ce ne sera pas à Coubertin. Inutile d’insister sur l’ampleur de la tâche…

La fiche technique

Saint-Nazaire VBA-Paris-Volley : 2-3. 28-26 en 30’, 28-26 en 34’, 16-25 en 22’, 18-25 en 24’, 13-15 en 17’.
 

Auteur : P.M | 09/02/2014 | 0 commentaire
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