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Volley-ball, Ligue A : Dure fut la chute pour les Nazairiens

Lyon avait battu Chaumont samedi (3-1), Rennes en avait fait de même devant Nantes (3-2) puis Toulouse avait corrigé Beauvais (3-1) tandis que Narbonne créait la surprise de la soirée en allant triompher à Paris (3-2). Quatre des six derniers venaient de bousculer la hiérarchie. Les Nazairiens, eux, n’ont pas su le faire à Tours, s’inclinant 3-1.
Le SNVBA avait pourtant inquiété Tours à l’aller
Le SNVBA avait pourtant inquiété Tours à l’aller

Dès lors, les Nazairiens qui étaient les seuls parmi ces six à évoluer ce dimanche 16 février avaient tout intérêt à empocher au moins un point. Seulement, ils étaient à Tours, ancien champion d’Europe et leader de cette poule unique de Ligue A. On leur demandait l’impossible sachant qu’ils avaient quand même poussé les Tourangeaux dans leurs retranchements à l’aller, ne cédant que 2-3 à Coubertin. Après tout, à condition d’être au sommet de son art, le SNVBA avait une chance, minime certes, mais une chance.
Le volley repose sur deux éléments initiaux clés, le service et la réception. Le SNVBA a été bien dans ce registre durant une manche, la première. Troy a montré l’exemple et s’il y eut parfois quelques mésententes entre le passeur et les attaquants, Andréi, au centre, a fait son travail. D’autre part, il y eut une belle solidarité entre les joueurs car, à 13-10, les Nazairiens n’étaient plus au contact. Le temps mort demandé par Gilles Gosselin fut salutaire et le SNVBA revint à 13 partout. Les Tourangeaux, alors, eurent un passage à vide à l’image de leur passeur, Pinheiro, et s’ils tinrent le choc avec Konecny, ils ne pouvaient pas tout faire reposer sur leur pointu tchèque qui balançait son attaque out sur la balle de set.
Vu son niveau de jeu, vu celui de Tours, après tout, voir le SNVBA mener devant les 1500 supporters adverses et avec le concours du « fan club » nazairien, n’était pas du tout usurpé.

Tours se rebiffe

Vexé, Tours allait se rebiffer dans la seconde manche. C’était une énorme bagarre de services durant le premier tiers que le SNVBA atteignait avec un point de retard, 8-7. D’ailleurs, même en remportant le premier set, les Nazairiens n’avaient jamais mené aux temps morts techniques. Il allait en être de même au second puisque la réception du SNVBA, en l’absence de Lanta, commençait à se fissurer. En attaque, Troy se faisait piéger au point de se faire contrer quatre fois de suite sur une même balle sans pouvoir conclure. À 20-14, on savait que Tours allait égaliser ce qui fut fait avec un service de Andréi dans le filet.
Il fallait rebondir mais, malgré une réaction de Troy, derrière cela n’allait plus trop, Sevillano souffrant beaucoup à un poste inhabituel pour lui de libéro. En face, on avait compris où était la faille. Les points défilaient au fur et à mesure où le groupe de Gilles Gosselin sombrait, 16-9 au 2e temps mort technique. Là encore, l’issue ne faisait plus de doute. Le jeu nazairien partait « en sucette ». On tentait des choses impossibles, en vain, bien sûr. A 22-10, on avait hâte d’abréger la souffrance ce que Konecny comprenait en terminant la manche sur son attaque.

Le service s’envole

Il restait un ultime espoir, remporter le 4e set pour aller au tie-break. Mais comment y parvenir quand le service n’est plus au rendez-vous ? Le SNVBA enchaîna les bévues dans ce secteur face à une équipe où l’entraîneur n’avait pas modifié un seul de ses joueurs depuis le début de la rencontre. De son côté, Gilles Gosselin essayait de trouver une solution. Tosatto arrivait. Mais nous étions déjà à 17-11. Sur les blocks adverses, le ballon retombait plus vite que les attaques nazairiennes. On ne s’entendait plus très bien autour du passeur et les erreurs au service, malgré l’absence de prise de risque, s’accumulaient. Face à Tours, un tel amoncellement ne pardonne pas. Le SNVBA sauva une balle de match puis rendit l’âme.

Les Nazairiens sont toujours antépénultièmes au classement. Mais ils sont maintenant à égalité de points avec les deux relégables. Samedi prochain, 22 février, ils recevront à 20 h 00, salle Pierre de Coubertin, Montpellier, une des deux équipes parmi les six qui ferment la marche qui n’a pas gagné ce week-end, l’autre étant Saint-Nazaire, bien sûr. Inutile d’insister sur l’importance capitale de cette rencontre dans la perspective du maintien. Un nouvel échec, cette fois, serait consternant.

La fiche technique
Tours-Saint-Nazaire : 23-25 en 26’, 25-20 en 25’, 25-12 en 2’, 25-18 en 24’.

Auteur : P.M | 16/02/2014 | 0 commentaire
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