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Volley-Ball Ligue A : Ajaccio a fait le job

C'était, mardi soir, salle Pierre de Coubertin, l'unique rencontre de ce 2e tour de Coupe de France à mettre aux prises deux formations de Ligue A qui furent opposées par le passé mais qui se connaissent peu, en fait. Les Nazairiens n’ont pas trop été à la hauteur, battus 0-3.
 Le SNVBA avec six blocks, aura été en dessous de sa moyenne habituelle
Le SNVBA avec six blocks, aura été en dessous de sa moyenne habituelle

Si le SNVBA fut sacré champion de France de nationale 2 en triomphant d'Ajaccio, c'était au siècle dernier. Il y a cinq ans, ces mêmes Corses s'étaient hissés en Ligue A après avoir battu les Nazairiens lors du match pour la montée.
C'était donc les retrouvailles. Gilles Gosselin, le coach du SNVBA, quelques jours avant, s’était voulu réaliste. « Ce n'est pas  la coupe qui va nous pérenniser en Ligue A ». D'autre part, le SNVBA, après avoir lutté à Paris privé de quatre titulaires, blessés, en avait récupéré deux pour pousser Tours dans ses retranchements. Mais, en cette soirée, manquaient  toujours Moulinier et Tosatto.
Du côté Corse, on venait de quitter l’île de Beauté pour quelques jours. Car il n’était pas question d’abandonner le continent avant d’affronter Toulouse vendredi prochain. Pas simple à gérer.
On était loin des 2000 spectateurs qui avaient accueilli le champion de France tourangeau 72 heures auparavant. 300 supporters assistaient à cette rencontre que l’on ne sentait pas vraiment côté nazairien. En effet, d’emblée, Gilles Gosselin imposait Oriol à la passe et Lecoq au centre, autrement dit deux suppléants de luxe à la place de Repak et Andréi. En face, Frédéric Ferrandez présentait un schéma conforme à ce que l’on attendait.
Forcément, avec un tel groupe, le SNVBA piochait un peu. Beaucoup même, à un tel point qu’il y avait 11-22 aux deux-tiers du premier set. En face, avec Simovski, Dailey, Siltala et Talia, cela faisait feu de toutes parts. Troy, et surtout Cabral et Nenchev, tentaient de colmater les brèches. En vain.
Au 2e set, les Corses commencèrent à se relâcher un peu, multipliant les fautes directes qui remirent sur orbite leur adversaire un peu plus sérieux au service. Les égalisations se multiplièrent jusqu’à 26. En cet instant, on crut que les Nazairiens parviendraient à arracher le set. Il n’en fut rien. Cabral propulsa sa balle out et Cerven, côté corse, se régala sur une ultime croix.
Dès lors, on sentit que l’issue était proche. Le SNVBA avec le retour d’Andréi, celui de Repak, recula l’échéance. On fit aussi entrer le jeune Morillon. Mais à 14-18, tout devenait compliqué surtout avec cette défense d’Ajaccio qui renvoyait tout à l’image de Jaumel. Le SNVBA fit illusion, revint à 23 partout à la force du poignet puis céda définitivement avec une attaque dehors de Oriol et une bien cadrée de Lacassié.

 

Les Corses satisfaits

Frédéric Ferrandez se montrera sobre dans la victoire. « Ce ne fut pas simple pour nous car nous sommes partis ce matin à 4 h 30. J’avais un peu peur d’avoir des blessés. Mais tout s’est bien passé. Je voulais voir mon collectif à l’œuvre et nous avons pris le match au sérieux. On a fait le job et c’est très bien avant de nous rendre à Toulouse. Demain (mercredi, ndlr) on reste ici puis nous rejoindrons Toulouse en fin d’après-midi ».
Bien sûr, côté nazairien, Gilles Gosselin n’appréciait pas trop. « On s’aperçoit que tactiquement, on ne peut pas se permettre d’être approximatif face à un tel adversaire. Nous n’avons pas d’excuse. On a eu des occasions, mais nous ne les avons pas saisies. Maintenant, le match le plus important de la semaine, ce sera Montpellier samedi. Après une rencontre comme celle-là, je ne pense pas que les joueurs seront fatigués ». Ajaccio reviendra le 23 novembre en championnat à Coubertin. Le résultat de ce mardi soir aura-t-il une influence sur le plan psychologique ? « On verra » terminera laconiquement Gilles Gosselin. 

La fiche technique

Saint-Nazaire VBA-Gazelec Ajaccio : 0-3. 19-25 en 27’, 26-28 en 32’, 23-25 en 27’.
Arbitrage de MM. Deregnaucourt et Juan. 300 spectateurs.
Saint-Nazaire. 38 attaques, 6 contres, 15 fautes directes, 2 avec. Nenchev, Lanta (Morillon), Troy, Oriol (Repak), Cabral, Sevillano, Lecoq (Andréi). Entraîneur : Gilles Gosselin.
Ajaccio. 55 attaques, 6 contres, 2 aces, 23 fautes directes. Simoski (Martinez), Ragondet (Lacassie), Senger, Jaumel, Dalley, Talia, Siltala, Cerven, Giovanai. Entraîneur : Frédéric Ferrandez.
 

Auteur : P.M. | 05/11/2013 | 0 commentaire
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