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Volley-ball : Le SNVBA fait son marché au sud

Ce n’est qu’une première étape. Car le recrutement est loin d’être achevé au Saint-Nazaire VBA où staff technique et dirigeants attendent aussi les décisions de la plupart des joueurs qui ont terminé le précédent championnat. Mais quatre recrues ont été annoncées vendredi.

Dominique Hamon, vendredi au siège du club, salle Pierre de Coubertin, a été fidèle à la ligne de conduite qui est la sienne depuis longtemps. « Je n’aime pas que l’on nous presse. J’aime les choses sérieuses, celles qui sont signées ». Allusion faite, bien sûr, aux rumeurs qui se véhiculent, rarement confirmées, sur les différents forums et forcément reprises sur les zincs des comptoirs.
Ainsi, le président a rappelé ce qu’il avait dit devant les partenaires il y a quelques semaines, lors d’une soirée à l’hippodrome de Pornichet. « Après une saison où l’objectif était le maintien, nous avons décidé, cette fois, de viser les play-offs, donc de faire un peu mieux. Un pré-calendrier est sorti et il y aura probablement trois descentes. Dès lors, il faut que nous bâtissions quelque chose qui tienne la route sachant que certains joueurs n’ont pas systématiquement l’envie de rester à Saint-Nazaire ».
Il appartenait à Gilles Gosselin, l’entraîneur, de dresser un premier point sur ce qui s’est passé depuis un mois puisque, comme il l’a rappelé, « le maintien ne fut acquis que le 2 avril », autrement dit lors de l’ultime journée.

Les certitudes

Le SNVBA a des certitudes avec quatre arrivées et deux départs. Pour le reste, on peut toujours spéculer. Le timing pour le recrutement est différent en fonction des équipes, voire des autres formations européennes. Des joueurs attendent. Ça discute. Les budgets ne sont pas tous ficelés. « On travaille là-dessus. C’est le même chantier à chaque fois », ajoute Dominique Hamon.
Alors, en termes de certitude, le SNVBA est allé faire son marché au sud, plus exactement en Languedoc-Roussillon.
Arrive ainsi Marc-Arthur Zopie, 27 ans, 1,98 m. C’est un central qui est passé par Poitiers, Harnes, Narbonne et qui évoluait à Montpellier. Il fut champion de France de Ligue A avec Poitiers en 2011, juste avant que le club explose pour des questions financières. « C’est un joueur qui possède de grosses qualités athlétiques, des grandes qualités de détente. Il va nous apporter justement du fait de cette dimension athlétique », précise Gilles Gosselin.
De Montpellier, on passe à Sète avec la venue d’un autre central, Lukas Bauer, 25 ans, 2,03 m. Allemand, il a défendu à 21 reprises les couleurs de son pays. Cet international est forcément une valeur sûre. « Il appartient aux bons centraux du championnat allemand. C’est un excellent bloqueur. Il était le capitaine de Sète. Il vient avec des ambitions et pour cette exigence de travail qui est la nôtre. D’autre part, avec Barais, ils se connaissent et leur connexion, si je puis employer ce terme, fait qu’ils n’arriveront pas dans l’inconnu », souligne l’entraîneur.
Car  Frédéric Barais, 3e recrue, est aussi sétois. 25 ans, 1,88 m, ce qui n’est pas exceptionnel pour un réceptionneur-attaquant à ce niveau, ce joueur est déjà très capé. Formé au CNVB (le centre de formation du volley-ball français), il fut champion d’Europe chez les moins de 19 ans en 2007 puis champion d’Europe chez les moins de 21 ans en 2008. « Il rentre tout à fait dans le projet qui est le nôtre avec des ambitions personnelles, des valeurs humaines. Il veut franchir un cap. Il était très sollicité, car il possède de grosses qualités en réception. Il a aussi envie de travailler ».
Dernière recrue annoncée, celle de Romain Kreisz, 23 ans, 1,92 m, passeur. Il passa deux saisons à Poitiers, alors en Ligue A, puis quatre à Tourcoing redescendu la saison dernière en Ligue B. « Lui aussi est un gros travailleur. Il a l’état d’esprit et les valeurs humaines que nous recherchons. Il a eu pas mal de temps de jeu à Tourcoing mais était plus le passeur n° 2. Il souhaitait se remettre en question dans un environnement sain », ajoute l’entraîneur.
Il y a deux certitudes au niveau des départs. Robin Tosatto qui met un terme à sa carrière pro. Martin Repak, le passeur n° 1 du SNVBA, a signé à Chaumont.

Les incertitudes

Quid des Troy, Nenchev, Oriol, Lanta, Andréi, Sevillano, Cabral, Moulinier, voire Yordanov, le joker médical ? On ne sait pas. On l’a dit plus haut, ça discute.
Mais il y a quand même des éléments précis. D’abord, si le club a recruté deux centraux de niveau Ligue A ce n’est pas pour en conserver deux de plus. Donc, l’allemand Andrei est probablement appelé à voir d’autres horizons. Le fidèle Julien Lecoq, autre central, passe son CAPES cette année et, en homme intelligent, il privilégiera le début d’une autre carrière professionnelle.
Jean Oriol aimerait un peu plus de temps de jeu, mais il est évident qu’il faut au SNVBA un passeur de tout premier plan. La denrée est rare et ce qui est rare est cher.
Que fera Nenchev, un autre central ? Et c’est autre nazairien de cœur qu’est Moulinier. Et Lanta ? Cabral est sans doute très sollicité. Le Brésilien était même annoncé sur un site en Pologne. Les rumeurs, toujours les rumeurs. Quant à Troy, il est évident que la valeur du pointu nazairien a beaucoup augmenté à l’occasion de sa première saison en France. L’Américain vaut certainement un peu plus cher aujourd’hui. Pour reprendre les termes de Gilles Gosselin, Troy, tout comme Cabral, appartient aux joueurs « exposés » du club et, bien entendu, remarqués par les concurrents français, voire bien au-delà. « Tout se met en place doucement. Cela ne se fait pas en quinze jours », conclut Gilles Gosselin.
  

Auteur : P.M | 02/05/2014 | 0 commentaire
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