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Volley-ball Club et Ville en duo : défi Ligue A pour le SNVBA

Il reste six rencontres à disputer. Dans quelques semaines, les volleyeurs du Saint-Nazaire VBA seront sans doute élus pour se hisser en ligue A. Ce sera une première sous l’appellation moderne du club.
Dominique Hamon, au centre, avec, à sa droite, Jean-Michel Talbourdel, adjoint aux sports, et, à sa gauche, Christian Thébault, vice-président chargé de la section professionnelle
Dominique Hamon, au centre, avec, à sa droite, Jean-Michel Talbourdel, adjoint aux sports, et, à sa gauche, Christian Thébault, vice-président chargé de la section professionnelle

Bien sûr, cela n’est pas fait mathématiquement. Mais Dominique Hamon, le président, y pense sans doute en se rasant. Il le dit. « Nous ne sommes pas encore en ligue A. Mais notre classement actuel fait que nous sommes obligés de nous pencher sur la question ».
Avec 8 points d’avance, à la veille de recevoir Orange (3e), ce samedi 3 mars à 20 h 00, salle Pierre de Coubertin, le club réfléchit déjà. La marge est confortable et, à moins d’une catastrophe, la formation de Gilles Gosselin sera dans l’élite le 13 avril au soir. Sauf si…Car elle devra confirmer son accession courant juin.
Le sportif est une chose. Le financier en est une autre. Dominique Hamon et son équipe, ont réuni la presse mardi soir pour faire un point et présenter un dossier où tous les éléments pour la réussite sont réunis et clairement expliqués sous le titre « Défi Ligue A ». Jean-Michel Talbourdel, adjoint aux sports, était aussi présent à cette réunion au siège du club.
La Ville de Saint-Nazaire, le SNVBA, sont décidés à marcher main dans la main. « Nous nous inscrivons en duo avec le club. Il n’est pas seulement question de dire, la Ville va vous soutenir », précisera l’élu.
« Une montée ne se prévoit pas du jour au lendemain. Nous avions atteint la finale des play-offs l’année dernière en décidant de faire au moins aussi bien cette saison, sachant que le projet d’accession était sur trois ans », ajoute Dominique Hamon. La première année sera sans doute la bonne.
Les choses ne sont pas simples. Il faudra passer d’un budget de 780.000 € à un de 1,2 million. La capacité financière pour assumer son rôle en ligue A est de 1 million. Ce n’est pas une obligation mais, en dessous, la DNAGC (Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion) considère qu’un club de volley ne pourra pas survivre à ce niveau. « Si on nous disait, ''débrouillez-vous'', on se poserait des questions. Mais, plus le championnat avance, plus notre salle est remplie. Pour les gens, le volley suscite de plus en plus d’intérêt. Ils nous soutiennent, ont envie de voir la ligue A. Mais il n’est pas question de se battre comme des chiffonniers pour monter et descendre ensuite. On veut pérenniser, mobiliser les forces institutionnelles, mais économiques aussi sur le plan local, de la CARENE. Pour cela, il nous faut du soutien », ajoutera le président.
Audacity, groupement d’entreprises, va faire en sorte, par le biais d’une charte, que le SNVBA rejoigne cette composante. Après tout, les entreprises de haut niveau peuvent ouvrir grandes leurs portes à un club de haut niveau dont la gestion sera de plus en plus celle d’une entreprise. Derrière, la municipalité jouera le jeu à fond. « On a décliné un certain nombre de choses. On lance un grand appel au peuple, aux entreprises, aux partenaires existants », précisera Jean-Michel Talbourdel.
À l’heure actuelle, il n’y a pas de certitude. D’abord, il faut monter. On sera fixé dans quelques semaines. D’autre part, l’assurance des augmentations des subventions des collectives locales et territoriales est encore floue, surtout dans une période comme nous la traversons sur le plan économique. « On peut tabler sur une fourchette de 50 000 € à 100 000 € », mise Dominique Hamon.
Sur le plan sportif, Gilles Gosselin se concentre sur la fin du championnat. Mais il est évident que l’entraîneur qu’il est doit voir plus loin. « Nous avons un objectif à atteindre. Il est plus proche qu’il y a quelques semaines. Nous avons 15 points à prendre. Et s’il y a projection sur un nouvel effectif, cela ne veut surtout pas dire tout changer. Le niveau de la ligue B s’est beaucoup densifié. Le fond de jeu actuel se rapproche de celui de la ligue A. Ce qui fait la différence, ce sont les individualités. Nous, nous sommes un groupe uni et soudé avec des joueurs qui ont tous à cœur d’aller au bout ».
Car la force de ce club, c’est aussi celle de son équipe leader, l’état d’esprit qui règne en son sein. « Nous avons un effectif qui fait plaisir à voir, qui entre parfaitement dans le cadre de la définition du club citoyen que nous sommes. Tout le monde s’est impliqué. Le groupe est super sur le plan humain et, bien sûr, cela apporte beaucoup sur le sportif », se réjouit Dominique Hamon qui se rasera encore plus attentivement dimanche matin si son équipe triomphe la veille au soir d’un de ses derniers rivaux directs.

Auteur : P.M. | 26/02/2013 | 0 commentaire
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