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Trignac : Lydia Poirier répond à David Pelon

Démise de ses fonctions d'adjointe, la jeune femme donne sa version d'une histoire de salade électorale mal composée qui tourne vinaigre.

Dans un long communiqué, Lydia Poirier explique comment, selon elle, le FN a fait élire David Pelon, maire de Trignac, puis vice-président de La CARENE, soulignant la rémunération attachée à ce poste. Mais elle indique aussi que le maire de Trignac, prévenu de sa candidature FN aux départementales dès septembre, l'avait encouragée. Elle révèle aussi que David Pelon aurait proposé six places au FN sur la liste et non deux avant les municipales. Jean-Claude Blanchard aurait refusé. Pour Lydia Poirier le revirement de David Pelon ne peut s'expliquer que par des pressions nantaises ou parisiennes.

Le communiqué de Lydia Poirier

 "Je veux par mon témoignage démasquer les hypocrites, et les confondre. En décembre, lors du prochain conseil municipal à Trignac, je demanderai aux membres de la majorité de regarder tout à gauche de la table. Ici serait leur place, sans mon collègue Roland Stal, le Front national, et ses électeurs, qui en font désormais le premier parti dans notre commune : plus de 24 % des suffrages exprimés aux dernières élections européennes, quand la formation du maire David Pelon, l’UMP, n’atteignait même plus 13 % à ce même scrutin.


Vice-Président de la CARENE  grâce au FN

Il est piquant d’apprendre, par l’entremise du maire, la « désolidarisation de la majorité municipale de Trignac vis-à-vis de madame Poirier », au prétexte de mon appartenance au FN. En effet, c’est bien ce même FN qui a permis, faute de liste contre David Pelon, l’élection de ce dernier à la Mairie en mars, puis son élection à la vice-présidence de la Communauté d’agglomération de la région nazairienne et de l’Estuaire (CARENE) en avril, alors qu’il était bloqué à trente voix. Manquait-il une seule voix pour le désigner à ce poste influent, au bout du troisième tour de scrutin ? Ce fut celle de Jean-Claude Blanchard… tête de file du FN dans la huitième circonscription de Loire-Atlantique et au conseil municipal de Saint-Nazaire. Le FN « n’existe pas » dans la vie politique trignacaise, à en croire David Pelon. Son portefeuille n’est pas d’accord. Et il rappelle au maire qu’il touchera grâce au FN, 139000 euros au titre de six années d’indemnités comme vice-président de la CARENE, qui n’eurent jamais existé sinon…

Candidature : David Pelon savait depuis septembre
 Mais le plus gros mensonge, dans les mots de monsieur Pelon, aura consisté à faire croire aux Trignacais que j’avais décidé d’annoncer ma candidature aux élections départementales de 2015 aux côtés de Jean-Claude Blanchard dans le second canton de Saint-Nazaire — couvrant Trignac — par voie de presse, sans en référer au préalable à son maire. Cela est faux. Et je tiens à ce titre à rappeler à monsieur Pelon notre réunion de septembre dans mon bureau, au Centre communal d’action sociale (CCAS) de Trignac, lui indiquant ma candidature. David Pelon m’assurait alors combien, selon lui, je méritais cette candidature, en des termes fort élogieux… mais finalement très hypocrites : « Tu es jeune et tu es une femme. Tu es maire-adjointe, ton parti a tout intérêt à te mettre en avant. Mais tu es trop douce, tu n’as pas assez la niaque… Il va falloir montrer les crocs. » Ces crocs monsieur le maire, je compte bien les montrer, dans cette explication qui me fera j’espère en partie justice, car je vis actuellement un véritable coup monté, de vous et votre majorité.
Depuis un an, je me suis énormément investie, sans pour autant négliger ni mon emploi, ni ma famille. Bien au contraire, puisque j’acceptais librement la discipline et les contraintes de cet engagement au service d’un projet municipal, sans jamais compter mes heures, pour que les travailleurs de cette commune et ma fille, comme tous les enfants et toutes les familles de Trignac, bénéficiaires de choix politiques plus justes, puissent mieux vivre ces six prochaines années. Me faire ainsi limoger sur la base d’arguments fallacieux, dans le secret d’une réunion de la majorité où du reste, ni moi, ni Roland Stal ne furent conviés, après m’avoir fait tant de compliments et prodigué tant de conseils, m’est incompréhensible.
J’estime que l’on s’est débarrassé de moi, non sans avoir quémandé pendant de long mois les voix du FN durant la campagne des élections municipales !

Pas deux mais six FN pour les municipales

 Les mensonges de David Pelon vont très loin. Ils fonctionnent également par l’omission. Monsieur Pelon oublie de dire que durant la campagne municipale, sa proposition, à l’automne 2013 d’une coopération avec le FN trignacais dans le cadre de la constitution de sa liste concernait non pas deux, mais six candidats, sur vingt-neuf à présenter ! Par pudeur et le souci de ne pas politiser à dessein une liste d’intérêt local, Jean-Claude Blanchard s’y refusait, en ne proposant la candidature que de deux de ses militants, qui furent élus. Par ailleurs,  monsieur Pelon me reproche aujourd’hui d’être sortie du cadre de mes fonctions d’adjointe. Au demeurant, la responsabilité de mon élection comme troisième adjointe lui revient entièrement. En effet, je n’étais nullement candidate à ce poste, et le FN ne lui a jamais imposé ma position sur la liste. Sa responsabilité est, encore une fois, entière, à l’égal de son mensonge.
Je me perçois comme la victime de manœuvres occultes, politiques — sinon politiciennes ? — qui ne servent pas l’intérêt des Trignacais. Dans le même temps, la décision du maire et de l’actuelle majorité, ses deux élus FN exceptés, se présente comme relevant de ce même intérêt des Trignacais. Selon le maire, je suis écartée pour avoir trop politisé ma fonction. Mais qui, aujourd’hui, politise la municipalité de Trignac à son profit, sinon cette majorité de droite UMP trop honteuse de son parti, et à laquelle je ne reproche pas l’appartenance ? Je ne demandais en retour que de n’être pas mis au rebut moi-même pour mon appartenance au FN, car ce mouvement recueille désormais l’adhésion d’un quart des Trignacais. Il est la majorité d’aujourd’hui et peut être demain, je le sais, aux commandes dans notre ville : je m’y emploierais d’autant plus que je ne suis plus la bienvenue dans cette majorité.

 Pressions 
En réalité, rien n’explique le comportement du maire et de sa majorité, sinon une inqualifiable démission de l’esprit devant l’honneur de la parole donnée, sous le poids des pesanteurs partisanes de sa formation politique, d’ordres venus de Nantes et de pressions venus de Paris. Monsieur Pelon se refuse à politiser sa liste municipale ? Que n’a-t-il pas politisé, ultra-politisé, « droitisé » sa décision de m’écarter en espérant peut-être encore les miettes de clémence de l’UMP départementale et de la commission nationale qui doit statuer de son éventuelle exclusion pour « crime d’intérêt général » aux côtés du FN et contre les communistes… Cette décision ne peut ni ne doit être pardonnée. C’est d’ailleurs si vrai, que la propre femme du maire, Cécile Nicolas, maire-adjointe aux ressources humaines et à l’administration générale, se serait publiquement indignée du sort politique qui m’était réservé, dans cette « réunion des caciques » où je n’ai pas été invitée…
 Les choses sont maintenant expliquées, au vu et au su de tous les Trignacais, qui pourront en tirer les conclusions qu’ils souhaitent dans le secret de l’isoloir, aux élections départementales de mars prochain.
Sans les attaches protocolaires de ma délégation de maire-adjointe, je prends ce jour une liberté de parole nouvelle et avec elle, mon bâton de pèlerin pour mieux appréhender les problèmes de Trignac et faire de la politique autrement dans cette commune. Le siècle de gestion à gauche semble avoir trop marqué la municipalité qui, n’ayant peut-être pas cru à sa propre victoire — à cinquante voix près — paraît désormais glisser dans une série de cafouillages et d’actes manqués dont la mise au ban de ses partenaires du FN est aujourd’hui l’illustration. Monsieur Pelon ne dirige pas : il perd les pédales.
Dans cet exercice nouveau de ma liberté, je ne suis pas, comme le prétendait David Pelon d’un ton paternaliste il y a quelques jours, « jetée dans la fosse aux lions », je poursuis mon combat, pour Trignac et les Trignacais, avec ma famille : le Front national".

Lydia Poirier
Conseillère municipale de Trignac
Ancienne maire-adjointe

13/11/2014 | 6 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 14 novembre 2014 à 09h38 par Stachowicz, La Chapelle Des Marais
Madame la Maire Adjointe (car pour moi, vous continuez à être la mère adjointe de Trignac, non pas par copinage, mais par votre mérite. Vous écrivez que le Maire est MODERATEUR**** en plus d'un lâche devant ses donneurs d'ordres. Il vous dit que "vous êtes descendues dans la fausse aux lions" je ne puis que lui donner raison. Quand vous avez accepté de faire alliance avec Pelon qui rhyme avec "Félon": vous êtes en effet descendue dans la fausse à purin, car on ne peut pas faire confiance à l'Union des Menteurs Professionnels qui est sinonyme de Union des *****MODERATEUR***Professionnels.
Bonne chance, Madame et sachez que vous avez beaucoup de patriotes qui vous soutiennent contre la Honte
#2 - Le 15 novembre 2014 à 08h37 par Patriote 44
Le droit de réponse de Lydia POIRIER était nécessaire pour éclairer explicitement les Trignacais et toute notre région sur les basses manœuvres politiques mises en place à la mairie de Trignac.
A travers « le coup de poignard » infligé dans le dos de Lydia POIRIER c’est toute une population frustrée qui se trouve injustement privée de ses voix majoritaires aux dernières élections municipales.
Le Maire en place est donc une imposture de grande envergure, à l’image de son parti national à la réputation peu reluisante qui fait tout pour parvenir à ses fins par l’affabulation, la félonie et les magouilles.
Pour ses convictions, ses capacités, son dévouement et son courage, Lydia POIRIER est bien au-dessus de tout cela et elle a le soutien de tous les patriotes animés par le bon sens et l’intégrité.
La roue tourne et pour Lydia POIRIER nous n’avons pas d’inquiétude sur son avenir très prometteur, pour une cause juste au service de la population Trignacaise qui rendra justice par les urnes lors des prochains rendez-vous électoraux.
#3 - Le 15 novembre 2014 à 10h58 par polo, Trignac
Bonjour comme je vois la politique est difficile a comprendre mais madame poirier vide sont sac alors quelle ne fait plus partie de la mairie donc ont crache un peu dans la soupe dite moi madame poirier combien sont vos indemnités et même ci monsieur Pelon a été élu part le FN ou est le problème il faut savoir que chaque personnes vote comme il le veux et surtout les trignacais ont voulu le changement et ont vois l ancienne municipalité crie mais ces personnes il aurais fallu qu' ils ce bouge avant et il ont été assez longtemps mais et faut que sa bouge alors ont verra a la fin et ma poirier arrêter de verser votre venin !!!
#4 - Le 15 novembre 2014 à 14h24 par Didier Vernet, La Baule
Tout notre soutien à Lydia Poirier, élue fort compétente, destituée de son poste de maire-adjoint uniquement parce qu'elle n'est pas affiliée à la bien-pensance habituelle qui ruine pourtant notre pays depuis des années.

Toujours ces manœuvres politiciennes de l'UMP, à tous les étages, depuis les communes jusqu'au niveau national.

Bravo pour l'engagement patriote de Madame Poirier, quelles qu'en soient pour elle les conséquences. Elle combat du bon côté et elle le sait.
#5 - Le 15 novembre 2014 à 16h18 par christian flavian, St-nazaire
Plutôt que de s'embourber dans des querelles assassines des deux cotés, on attend du nouveau maire de Trignac qu'il communique sur la réalité financière de la ville.

Au vu des nombreuses grosses entreprises de cette commune, on se demande au va (plutôt, où allait) l'argent pendant des décennies PC.

Aucun investissement ne correspond à la richesse de Trignac! Pas de piscine, une vieille salle des fêtes, une vieille mairie, des trottoirs moches et un mobilier urbain inexistant.

On attend des infos sur cela. C'est aussi pour ça que les électeurs ont sanctionné le PC au profit d'une autre liste.
#6 - Le 16 novembre 2014 à 10h38 par Oriane BORJA
La trahison des frontistes locaux va leur péter à la figure.
Je doute que Blanchard et Gauthier aient été élus par les Nazairiens pour faire élire un maire UMP et lui refiler des postes et du fric.
Mais on ne doute pas que par honnêteté politique, ils aient fait part de leur projet fomenté bien avant leur élection, à leurs électeurs, et qu'ils vont même expliquer cette action prodigieusement traître à leur égard.

Nous serons amenés à nous poser la question de tels accords similaires à tous les niveaux dans le département dorénavant, et de connaître évidemment la position de Marine le Pen sur le sujet.

D'ores et déjà, il faut que les élus frontistes et les cadres dirigeants du Front en Loire-Atlantique démissionnent pour cause de trahison des électeurs.
On pourra remonter les responsabilités plus haut, le Secrétaire Général du Front était-il au courant de ces accords ?
Marine Le Pen elle-même ?

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