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Tour en H8

L’Échiquier nazairien réunit jeunes et adultes autour du mythique plateau de 64 cases. Éclairage sur un sport cérébral trop souvent qualifié de matheux, le plus jeune joueur du club à 4 ans !

De Kasparov à Deep blue

Le jeu d’échecs est pratiqué par des millions de personnes à travers le monde. Il a connu au XXe siècle une dimension politique particulière.
Flash-back : L’URSS assure la promotion des échecs, voyant dans ce jeu, une vitrine intellectuelle soviétique. Elle se voit contrariée par un certain Bobby Fischer. Cet américain parvient en effet à battre en 1972 le champion soviétique Boris Spassky. Cette guerre de l’intellect prendra toute sa saveur dans les matchs qui affronteront Karpov et Kasparov (représentant l’un, les conservateurs russes, l’autre les partisans de la Perestroïka).
L’autre retentissement médiatique viendra du fameux combat entre « l’homme et la machine », Kasparov et Deep Blue. Nous sommes en 1997 et l’ordinateur finit par battre le champion du monde en titre. Aujourd’hui, la machine a dépassé largement le cerveau humain, il n’est plus utilisé que pour analyser des parties ou pour s’entraîner.

Un jeu réservé aux matheux ?

Il est vrai que la composition du jeu engendre des centaines de milliers de combinaisons. Il est parfois décrit comme « un jeu de stratégie combinatoire abstrait de réflexion pure ». De quoi en effrayer plus d’un.
Outre les déplacements des pièces, de nombreuses règles définissent le jeu d’échecs. Il possède un langage propre, l’on parle de manœuvre comme sur un champ de bataille avec ses tours et ses cavaliers ; de déviations, de leurre, de minage, de surcharge ou d’interception. Cette guerre de tranchées n’a qu’un seul but : immobiliser l’adversaire suprême - le roi - avec l’aide conséquente d’une reine folâtrant sur l’échiquier, se ruant sur les pions adverses et bousculant les fous.
Surnommé le roi des jeux ou encore le noble jeu, les compétitions officielles se donnent parfois dans des lieux prestigieux. Inspirant les écrivains, les cinéastes (La diagonale du fou) ou les compositeurs (le ballet Checkmate), le jeu d’échecs devient carrément vivant avec la célèbre partie qui s’organise dans la ville de Marostica en Italie, sur un une place où les pièces sont « interprétées » par des humains.
L’échiquier nazairien, une vraie pépinière !
À l’origine, le club est une section de l’amicale laïque de Saint-Nazaire, puis, il est devenu autonome en 2005.
Le club cultive une politique basée sur les jeunes (70 scolaires sur les 152 licenciés du club). Ces joueurs, 29 adultes et 123 jeunes et débutants évoluent par niveau. Le premier d’entre eux, baptisé « Schtroumpfs » permet aux plus jeunes (dès 4 ans !) de découvrir de façon ludique l’échiquier.
Mais pourquoi les jeunes s’intéressent-ils aux échecs ? La réponse de Rénald Noblet, le président du club : « C’est un jeu, tout simplement et puis les enfants apprennent très vite les règles de base. Les échecs ont un côté ludique qui permet de s’épanouir, cela permet, pour certains, en échec…scolalre de se surpasser, c’est une vraie valorisation personnelle ».
Chaque groupe est encadré par un formateur qui dispense des cours adaptés ; car pour progresser aux échecs, il faut jouer et encore jouer. Des intervenants extérieurs (diplômés de la fédération) viennent régulièrement donner des cours.
Les groupes se retrouvent ainsi tout au long de la semaine pour du jeu libre ou sur des figures imposées (étude de coups ou de parties de maîtres) sur vidéo projecteur.
« L’avantage de jouer en club, c’est de rencontrer de vrais adversaires » souligne Rénald Noblet. 
« Car, évidemment, si l’on peut jouer en ligne ou contre un ordinateur, on ne retrouve pas les mêmes sensations. Mais, si la part de bluff est insignifiante, de voir son adversaire en face de soi est une motivation supplémentaire ».
 

Partie géante
L’échiquier nazairien intervient à l’école Camus régulièrement pour de l’initiation ; d’ailleurs, le club est disposé à donner d’autres cours aux écoles de la région nazairienne.
Côté compétition, le club n’est pas en reste et participe à des rencontres départementales et régionales. L’équipe « une » composée de 8 joueurs évolue en Nationale 3. Le club a terminé second l’an passé en N3, catégorie adultes et jeunes (Bretagne Pays de Loire).
Le club se montre et participe à des manifestations extérieures, Téléthon, fête du jeu, OMJ et organise des parties « géantes » dans une grande surface deux fois par an.
« Ce n’est nécessairement pas dans le but de trouver de nouveaux adhérents, mais surtout de faire découvrir les échecs » souligne le président.

« Je voulais battre mon frère »

Othilie, 9 ans est venue aux échecs à force de voir son papy jouer, pour Katell, 13 ans : « L’idée était de pouvoir battre mon frère ».
D’une façon générale, les enfants sont des enfants ou petits fils de joueurs d’échecs. L’envie de comprendre et de savoir « comment ça marche » est un facteur déclenchant ; une fois le premier « échec et mat » prononcé contre un adversaire, le chemin est tracé.

Pratique :
Entraînements et cours à l’école Léon Blum (95, route des Fréchets)
http://www.echiquier-nazairien.fr/

Auteur : JRC | 05/12/2011 | 0 commentaire
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