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STX : Samsung serait intéressé mais pas le gouvernement

L'actionnaire majoritaire de STX, veut en finir avec STX Europe avant la fin de l'année. Il multiplie les contacts et un autre Coréen SHI Samsung Heavy Industry pourrait être intéressé.

La KDB banque créancière majeure et actionnaire du groupe coréen STX est déterminée à vendre rapidement la branche Europe. La candidature de Samsung paraît crédible. Pour le constructeur naval cela serait une belle opportunité : acquérir une expertise dont il ne dispose pas et neutraliser un concurrent des plus sérieux, évitant aussi de fusionner avec sa filiale ingénierie dont il détient les deux tiers mais dont les résultats ne sont pas très bons. SHI souhaite s'étendre dans la même activité notamment dans les paquebots de luxe (il a dû faire appel à l'ingénierie finlandaise pour son Utopia). Mais il s'intéresse tout particulièrement à l'offshore depuis longtemps comme constructeur de plateformes pétrolières. Arnaud Montebourg parlait de « séparer les activités » dans le cas de la vente du pôle énergie d'Alstom. « Sauver la face et donner sa chance à une filière industrielle d’avenir. Telle pourrait être la motivation du gouvernement, d’après Les Échos, à un rapprochement des activités d’éolien en mer d’Alstom et d’Areva dans le cadre d’une vente du pôle Énergie d’Alstom à General Electic» écrivait easybourse.fr  en avril. Dans le cas de GE ce serait d'autant plus facile que le groupe n'est pas très interessé par l'éolien maritime.
C'est loin d'être le cas de Samsung Heavy Industry qui a livré une nacelle de 7 MW au Narec (National Renewable Energy Center) de Blyth, près de Newcastle en Angleterre pour un test en condition de vents violents. Une présence accrue en Europe ne serait pas nutile pour mieux pénétrer  ce marché. Si STX a été un actionnaire « financier » plutôt inerte, SHI ne se présente pas ainsi, mais plutôt comme un « industriel ».
En investissant à Saint-Nazaire le Coréen, ferait donc d'une pierre... plusieurs coups.
KDB cherche directement un repreneur, et les possibles acquéreuers « industriels » ne sont pas si nombreux. La solution incluant DNS n'est pas envisagée.
L'État actionnaire (33 %) peut s'opposer à l'entrée au capital d'un actionnaire non désiré clame le Ministre de l'économie. Oui, pendant un temps et à condition de trouver une autre piste « sérieuse ». À moins que la solution SHI ne soit un lièvre compatriote, élevé par la KDB pour faire courir le gouvernement français et l'inciter à prendre la maîtrise du capital des chantiers. Mais ce n'est pas la solution retenue pour le moment.

Voir : http://www.meretmarine.com/fr/content/samsung-sur-les-rangs-pour-reprendre-stx-france


 

Auteur : LY | 13/06/2014 | 3 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 13 juin 2014 à 12h37 par Peter, Nantes
Hilarant! David Samsung en pense quoi ?
#2 - Le 13 juin 2014 à 18h00 par Thomas, St Nazaire
Samsung et non pas Samzung! Le nouveau maire aurait-il une telle influence?

****
Oups !
Merci :)
La Rédac
#3 - Le 16 juin 2014 à 15h29 par Lionel Debraye, Saint Nazaire
Samsung ou Samzung, c'est niet.
La seule option possible est la nationalisation à 51% mini... une participation de DCNS et un joint venture avec Fincantieri, chantier détenu par l'état italien boxant dans la même catégorie que Saint Nazaire, navires civils et militaires.
Un façon de faire l'Europe du Sud malmenée par l'UE américanisée et bientôt GMTïsée...

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