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STX : Mistral, Vladimir Poutine souffle le chaud et le froid

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré mercredi que si la France ne livrait pas les BPC, son pays en tirerait les conséquences pour l'avenir des partenariats commerciaux.

« La France a le droit de décider de ne pas vendre les navires, mais dans ce cas nous devrions être remboursés », a dit le Vladimir Poutine. « Cela signifierait que nos pays n'auraient pas l'occasion de développer des liens dans le domaine de la défense, mais globalement nous sommes prêts à développer notre coopération et même d'effectuer de nouvelles commandes, si nos partenaires français sont intéressés. » Il espère que la France tiendra sa parole et pourrait alors étudier des commandes dans l'aviation, la construction navale et « d'autres » secteurs.
Le porte-parole du Ministère des affaires étrangères a affirmé à Reuters que ce contrat signé doit « être honoré » et il n'est pas concerné par les sanctions prises contre la Russie. « Un contrat qui a été passé n'est absolument pas interdit par le droit , a-t-il souligné. Ce que nous avions évoqué, c'est que si les Russes bloquaient les élections du moi de mai et juin (en Ukraine) nous passerions tous au niveau trois des sanctions. Vous voyez qu'on n'est pas dans cette phase-là aujourd'hui. »

05/06/2014 | 3 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 06 juin 2014 à 12h18 par bib
la phrase du porte-parole du Ministère des affaires étrangères est magnifiquement contradictoire. Au début du conflit en Ukraine, Laurent Fabius a bien déclaré sur TF1 qu'en plus de passer au niveau 1 (on n'en était pas au niveau 3), il empêcherait la vente des bateaux aux Russes.

Laurent Fabius s'est crut plus fort que tout le monde et il a parlé trop vite et trop fort.
Il a d'ailleurs agit de même sur le conflit en Syrie en affirmant en septembre 2011 que "les heures de Bachar" (comprendre Bachar El Assad) étaient comptées...

Bref, le droit et la raison ont eu raison de ce triste sire.
#2 - Le 06 juin 2014 à 17h39 par lincoln, Saint-nazaire
Laurent Fabius a confirmé ce matin à la radio les propos du porte-parole de son ministère rapportés ci-dessus, et ce malgré l'opposition de l'administration Obama. Le même Obama qui refuse de s'immiscer dans l'affaire des 10 milliards réclamés par les Etats-Unis à BNP-Paribas. Du coup Fabius a laissé entendre que la France pourrait remettre en cause sa participation au traité transatlantique... Espérons que ce ne soient pas de vains mots : res non verba !
#3 - Le 07 juin 2014 à 14h59 par Jean claude Blanchard, Saint-nazaire
Prenant en compte que ce texte a été envoyé à TOUTE la presse locale et non diffusé....
Commerçons avec la Russie !
Billet de la section Saint-Nazaire Bleu Marine/ Front National.
Déjà le 12 mai dernier, le fait que des Nazairiens puissent manifester contre la vente à la Russie de deux BPC type Mistral nous avait questionné. Heureusement, l’insuccès de cette initiative – huit manifestants seulement ! – est venu rappeler aux organisateurs leur ridicule. Ce faisant, nous attendions de voir si le « succès » d’une seconde manifestation, ce dimanche, serait au rendez-vous. Nous devons bien admettre que, cette fois-ci, les manifestants furent un peu plus nombreux (50 personnes). Mais notre position est inchangée : ces gens-là font du mal à Saint-Nazaire.
Ils font mal à Saint-Nazaire… car ils parlent injustement au nom de centaines de travailleurs Nazairiens ! Qui sont-ils pour juger que l’industrie française ne puisse commercer avec la Russie, au prétexte d’une géopolitique de bistrot ? Lorsque les enjeux se chiffrent à 1,2 milliard d’euros, nous leur demandons de se taire. Au cœur même de la campagne municipale, notre candidat, Jean-Claude Blanchard – qui fut un ancien travailleur des Chantiers – avait été le seul à affirmer que, dans cette affaire, les intérêts de la France et de Saint-Nazaire, ceux de l’industrie et des ouvriers, devait primer sur toute considération politique que ce soit.
C’est la guerre en Ukraine ? Et alors ! C’est la guerre, la guerre économique d’une France ouverte à tous les vents contre des économies protectionnistes… mais pas « bunkerisées » pour autant. C’est, chaque jour que Samzun fait, et ses amis socialistes impuissants et complices, une guerre contre les Nazairiens, dans une ville si façonnée par l’industrie depuis cent cinquante ans qu’elle devient méconnaissable à l’heure de la désindustrialisation. etc

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