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STX : Le vaisseau océanographique SeaOrbiter sera construit en 2014

Une « sentinelle de la mer » unique au monde, dérivant au gré des courants océaniques, verra le jour en 2014. Le vaisseau océanographique futuriste SeaOrbiter entre en phase de construction au printemps aux chantiers navals de Saint-Nazaire et Cherbourg.

C'est une "sentinelle de la mer" unique au monde, dérivant au gré des courants océaniques, qui verra le jour en 2014 : le vaisseau océanographique futuriste SeaOrbiter entre en phase de construction au printemps aux chantiers navals de Saint-Nazaire et Cherbourg.
Créé par l'architecte subaquatique Jacques Rougerie, ce gigantesque hippocampe d'aluminium semi-submersible - qui n'existe pour le moment que sous forme informatique virtuelle -, sera doté de la plus haute technologie scientifique pour passer au crible, en permanence et dans toutes ses composantes, la biosphère marine océanique.
"SeaOrbiter sera le sas entre notre monde terrestre et le monde marin", explique à l'AFP Jacques Rougerie, pour qui "c'est de l'océan que naîtra le destin des civilisations à venir".
L'architecte, reçu en 2010 sous la coupole de l'Académie des Beaux Arts, revendique sa filiation avec l'auteur de 20.000 lieues sous les mers, puis avec Jacques-Yves Cousteau, le commandant au bonnet rouge qui le premier a fait découvrir le monde des abysses au plus grand nombre.
Rougerie a dessiné les premières esquisses de son vaisseau du futur au tout début du siècle, partant du principe édicté par Jules Verne que "tout ce qu'un homme est capable d'imaginer, d'autres hommes sont capables de le réaliser".

Vaisseau "merrien"

100 000 heures de travail pour les deux chantiers

Notamment sur le plan financier. Car "la science et la technologie, ça prend du temps....et de l'argent !", souligne-t-il.
Le coût de SeaOrbiter est ainsi évalué à 35 millions d'euros. Crise oblige, les investisseurs et partenaires financiers se sont fait attendre. Mais l'architecte a fini par décrocher des partenariats de taille, notamment avec l'horloger Rolex, le groupe industriel ABB qui exerce dans les technologies de l'énergie et de l'automation ou encore Technip, le leader de la construction sous-marine.
La faisabilité du projet a été approuvée par la DCNS (Direction des Constructions Navales), qui en assure la maîtrise d'oeuvre et le suivi. Comex, Ifremer et d'autres organismes internationaux y sont associés.
La durée de construction du SeaOrbiter est évaluée à 18 mois, soit quelque 100.000 heures de travail pour les deux chantiers concernés.
"Les marins ne voient que la surface des océans. Ils sont aveugles à ce monde immense en dessous d'eux. 85% de la biodiversité marine restent à découvrir", souligne Rougerie.
"SeaOrbiter sera le vaisseau symbole de cette nouvelle génération d'hommes qui ne sont ni terriens, ni marins. Je les appelle Merriens. Nemo est le premier Merrien. Je suis un Merrien".

 

L'oeil de la sentinelle

Son SeaOrbiter est une création bionique, une passerelle entre une forme vivante et une forme construite, en harmonie avec son environnement. Haut de 58 m pour 550 tonnes, il pourra accueillir sur 12 niveaux de 18 à 22 hommes d'équipage et scientifiques.
Il comporte une partie immergée de 31 m avec quille rabattable et fonctionnera exclusivement aux énergies renouvelables (éoliennes et panneaux solaires), alimentant deux propulseurs électriques pour une vitesse moyenne de 5 à 6 noeuds.
Tout à la fois plate-forme scientifique pluridisciplinaire dotée d'équipements d'observation et d'écoute océanographiques, centre de communication, laboratoire, maison et base sous-marine d'exploration, le grand hippocampe d'aluminium permettra 24 heures sur 24 une vision constante du monde sous-marin.
À 18 m au-dessus du niveau de la mer sera logé le cerveau et système nerveux central de l'édifice dérivant avec son appareillage technologique sophistiqué: "l'oeil de la sentinelle de la mer", selon Jacques Rougerie.
Symboliquement, l'architecte entend associer le plus grand nombre à la construction de ce "centre de l'intelligence" du vaisseau, d'un coût de 325 000 euros.
Il lance cette semaine une vaste collecte publique de fonds sur le mode du "crowdfunding", destinée à réunir en 90 jours la somme nécessaire. Selon ce système, si la somme n'est pas atteinte dans le délai imparti, les contributeurs - l'obole minimum est de 10 euros - seront remboursés.
Mais le professeur Tournesol des abysses n'y songe même pas. "Devenez merriens !", lance-t-il avec enthousiasme.

Auteur : AFP | 11/11/2013 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 23 décembre 2013 à 16h08 par foucaud jean-marc, Montargis
Des séjours seont-ils possible aux amoureux de la mer curieux.

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