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STX : Laurent Castaing évoque « une longue bataille »

Les chantiers de Saint-Nazaire ont enregistré une très belle commande avec deux paquebots géants pour le compte de MSC croisières. Un soulagement pour le bassin nazairien, la navale, et la direction de STX.
Laurent Castaing, Directeur Général de STX France (à gauche), et Henri Doyer, responsable affaires annoncent la commande de MSC
Laurent Castaing, Directeur Général de STX France (à gauche), et Henri Doyer, responsable affaires annoncent la commande de MSC

« Nous avons signé ce matin une lettre de commande avec MSC ». C’est fait, la lettre d’intention de commande, pour être plus précis, a été paraphée ce 20 mars à Paris, en présence de Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances. En fin d’après-midi de ce premier jour de printemps, qui augure le meilleur à venir espérons-le pour la Navale nazairienne, Laurent Castaing était présent à l’accueil de l’entreprise STX, sur les quais des chantiers. Et a ainsi expliqué que « la mise en vigueur du contrat arriverait dans les mois qui viennent ». Les négociations ont été particulièrement âpres, car MSC croisières, l’armateur italo-suisse, a longtemps entretenu des pourparlers avec d’autres chantiers européens (Laurent Castaing ne les a pas cités, mais il s’agit de l’Italien Fincantieri et l’Allemand Meyer Werft). « Les discussions remontaient à trois ans déjà. Mais depuis six mois, nous sommes rentrés dans une nouvelle phase de négociation ».
Henri Doyer, responsable affaires pour STX France, a dévoilé en partie à quoi ressemblerait ces deux paquebots géants, négociés à 1,5 milliard d’euros, les plus grands au monde après la série Oasis.

Voici en quelques chiffres les données d’un paquebot :
- 167 000 t UMS (Universal Measurement System)
- 315 m de long
- 43 m de large
- 2 250 cabines passagers
- 820 cabines équipage
- 13 lieux pour dîner
- 3 salles de spectacle

Sans oublier une piscine couverte, un solarium, un parc aquatique, un « lounge avec terrasse », i, atrium panoramique, une haute technologie (hyper connectée), un MSC yacht club large et soigné…

Un « bébé trappu »

Le responsable affaires ajoute que tous les efforts seront concentrés pour « limiter l’impact environnemental, et la consommation d’énergie ». Quant à ses dimensions, « malgré sa grande taille, il ne fait que 315 m de long, pour 43 m de large. C’est un bébé trappu, assez costaud », poursuit Henri Doyer, filant la métaphore. Ce qui permettra à ces navires d’accéder à un plus grand nombre de ports, « notamment en Méditerranée ». Par exemple, c’est la longueur maximale autorisée pour le port de Tunis. Ce qui laisse à penser, selon Laurent Castaing, que MSC se montre « agressif » sur le marché des croisières.
Si cette excellente nouvelle assure du travail aux chantiers pour les « quatre-cinq années à venir », toujours selon le directeur général, elle provient du pacte de compétitivité, entériné par plusieurs syndicats à la fin du mois de janvier. La CFE-CGC s’est déclarée « fière d’avoir contribué à cette commande, pour ce printemps de la Navale », tandis que la CFDT a parlé d’un « espoir pour retour sur meilleure fortune », rappelant les « sacrifices » des salariés. Ces consentements se traduisent par une économie de 5 à 10% des charges de personnel, ce qui fait baisser le prix d’1 à 2%.
Si du travail est donc assuré pour les 2 100 salariés du site, en revanche, très peu de nouveaux emplois vont être créés : 70 personnes- ingénieurs et techniciens- ont déjà été embauchées en CDI à la fin 2013, 80 ingénieurs et techniciens sont actuellement recrutés, et une quarantaine de postes seraient toujours à pourvoir. Mais ce seront tout de même 16 millions d’heure de travail sur le site, chiffre qui correspond à du travail pour 1000 personnes pendant dix ans, et donc à environ 2 000 personnes pour cinq années.
Quant au sujet d’actualité brûlante, à savoir les deux BPC Russes, Laurent Castaing a indiqué qu’il ne ferait aucun commentaire. « Ce n’est pas d’actualité, et nous ne décidons pas ».
 

Auteur : JR | 20/03/2014 | 2 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 21 mars 2014 à 09h52 par Dj, Saint Nazaire
Soulagement , oui mais , attention , uniquement lettre d'intention soumis à condition de "financement ". Donc, pas de financement , pas de bateaux et lorsque l'on entend Fabus vouloir supprimer les Bpc a la final pas beaucoup de gains supplémentaire en années de travail. Alors, n'écoutez pas les sirènes avant d'être sur .
#2 - Le 21 mars 2014 à 15h42 par Velain Francis
Pour rappel, les commandes des chantiers doivent faire travailler les 2000 salariés de STX et 4000 sous-traitants.

Même avec ces deux navires, l'OASIS et le ferry de la Brittany en cours, il manque encore du travail pour tenir ce pari d'un plein emploi à 6000 personnes durant les 5 ans à venir...

Faudrait donc pas que la direction s'endorme sur ses lauriers en préférant faire construire les éventuels navires de la SNCM ailleurs

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