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Stade nazairien : Bab de la cage à la présidence

Jérôme Ameline dit « Bab » ancien gardien du Stade nazairien a décidé de se présenter à la présidence. S'il est élu, il travaillera pour « le changement dans la continuité ». Portrait.

« Ancien », puisqu'il a cessé de jouer il y a un an, mais jeune pour un président, Jérôme Ameline est né en 1980, à Saint-Nazaire. Il a « commencé le foot tard, vers sept ou huit ans, pour jouer avec les copains ». Il s'amuse de ses débuts, « je n'étais pas bon, mais un jour de match, il a manqué un goal...et là... » le petit Jérôme a trouvé sa place. Il se rappelle de ses premières années à Saint Nazaire, du surnom affectueux de Bab (babouin, singe dans la cage des buts) que lui donna son entraîneur polonais (Henri Kowal), et qui lui restera. Dès 16/17 ans il joue en équipe première à Saint-Nazaire puis quatre ans à la Baule, quatre ans à Saint-Dolay, toujours pour « retrouver des copains », pour lui le foot, « c'est le jeu, pas seulement la compétition » même si les yeux brillent à ce seul mot ; l'envie d'être ensemble ; « la fraternité », l'importance de l'éducation, de « l'exemplarité des entraîneurs » qu'il cite avec déférence.
Il raconte les articles de presse affichés dans les halls d'immeubles le lundi matin, se souvient des commentaires des journalistes « qui nous ont craché dessus » comme de blessures. Il connaît la fierté d'appartenir au club quand il gagne, la tristesse quand « ça va moins bien ».
 

De gardien à président

« Le gardien de but doit savoir se faire entendre, il est là pour commander et diriger sa défense mais aussi pour montrer que la surface de réparation est son jardin, ses prises de balles doivent donner confiance...les sorties dans les pieds des attaquants doivent être énergiques voire casse-cou. La peur ne fait pas partie du dictionnaire du gardien » explique un formateur d'une école de goals.
Si on demande à Jérôme Ameline si ces qualités sont aussi celles attendues d'un président : « c'est assez proche » répond-il. Pour lui ce sont des profils liés.« Le président, il n'est pas devant », « on ne me verra pas tous les dimanches sur les terrains, j'ai un boulot, j'ai une famille, ce que je veux c'est mobiliser les gens». Bab a été joueur longtemps, il avoue ne pas s'être rendu compte « du travail à faire pour qu'on aille jouer en minibus, pour qu'on soit invités à déjeuner », « la valeur des choses, des efforts des sponsors », « quand on est joueur, on trouve ça normal, on ne sait pas, et puis on s'en f... un peu ». Comme dirigeant, il compte bien expliquer aux uns, qu'elles sont les contraintes et les attentes des autres.
Il connaît les difficultés des jeunes : « il y a deux salariés au club, le reste ce sont des bénévoles », alors « si on veut garder des joueurs il faut les aider, à trouver un emploi, un logement ». Il rend hommage à Vincent Noblet (de Synergie) le sponsor qui l'a aidé à se former, à trouver du travail. Après avoir monté sa propre entreprise (BABCO) Jérôme Ameline a aussi créé un centre de formation au soudage. À 33 ans, il transmet déjà, « la chance qu'il a eue, qu'on lui a donnée ».


 

Les méthodes ?

Appliquera-t-il des méthodes de gestion d'entreprise au club ? « Oui mais la différence, c'est qu'on est avec des bénévoles, il faut se partager les tâches, chacun a ses activités, on fait ce qu'on peut». Le bureau travaillera par commissions, par exemple « emploi formation, finances, sponsoring, communication, etc. ».
« Il faut rassurer. Ce club, Philippe Adam l'a pris quand personne n'en voulait, il a fait un travail considérable, et il faut poursuivre, il ne souhaite pas un nouveau mandat mais rester au bureau, c'est lui qui m'a demandé de prendre la suite ». Jérôme Ameline salue « l’ensemble des bénévoles et les gens qui ont oeuvré et œuvrent toujours pour le maillot nazairien ainsi que les éducateurs, dirigeants, et arbitres indispensables au bon fonctionnement du club, sans oublier les partenaires ».

Identité liée à la ville

Les axes de travail
Pour Jérôme Ameline il faut gagner en image, « faire un grand club », « nous devons être des éducateurs », pour lui les mots clefs seront convivialité, travail et humilité. Pour atteindre la stabilité, il faut mener un « projet nazairien, c'est une affaire de volonté sportive et politique ».«  Il faut un projet collectif, une identité liée à la Ville ».« Les prochains mois seront propices à cette réflexion pour nos politiques » dit-il dans un sourire.«  Il faut un projet collectif, une identité liée à la Ville ».

Un rapprochement avec le SNOS ?
« Oui, je suis ouvert sur l'idée ». «Une fusion, c'est chacun qui accepte de perdre un peu dans un premier temps, pour que le groupe y gagne ».

Les finances

« On finit à zéro, oui, il y a eu des années difficiles, on aurait plus, ce serait mieux, mais on ne doit d'argent à personne ». Pas question de prendre la suite sur un bilan pourri. Tête haute Bab.

Les objectifs

La DH en un ou deux ans ? « On verra, on est là pour marquer des points, on est des compétiteurs ».

Un groupe, pas une équipe
Jérôme Ameline rappelle aussi qu'un club ce n'est pas seulement l'équipe fanion. Ce sont 450 adhérents, onze éducateurs, neuf arbitres, etc.. Il est fier d'avoir été appelé pour ce poste, comme il est heureux du label d'or qui récompense les écoles de foot, « un grand merci à Jean-Marie » et de la confiance accordée par la ligue de football qui a choisi le stade Nazairien comme club référent pour mettre en place le Pôle régional d'excellence en partenariat avec Saint-Louis et il martèle l'importance des résultats scolaires dans ce type de cursus. Il souhaite mettre en avant les jeunes joueurs du club. Mais il met en garde : « être sur la feuille de match alors qu'on n'est pas venu à l'entraînement, ça n'existera  pas ! ». Humilité. Travail.

Le soutien au club.
Il explique : « Nous sommes tous des  ''sponsors'' : par exemple, un don de 20 €, quelqu'un qui connaît une entreprise qui peut embaucher un joueur, un bénévole qui vient donner un coup de main, c'est ça la vie d'un club, penser à ce qu'on peut faire, pas seulement le bureau, tous ». Identité du groupe.

La convivialité
Que répondez-vous à ceux qui disent que les bénévoles se sont découragés ces derniers temps ? « Oui, c'est difficile, c'est comme dans une entreprise, comment faire le boulot de 15 quand est 8 ? C’est toujours les mêmes, il nous faudra plus de communication interne ».
La convivialité passe aussi par des échanges amicaux avec les autres clubs, un Tournoi de la Presqu'île par exemple, et d'autres manifestations, « mais il est trop tôt pour en parler ». Image.

Les valeurs de Bab

Tous les entraîneurs et présidents de club disent qu'ils veulent partager « des valeurs ». Mais Bab le dit autrement, avec l'énergie du sportif mais aussi l'expérience du chef d'entreprise qui mène son groupe au succès, en collectif, qui se charge de prendre des contrats mais attend une réalisation de qualité. Les gens qui le connaissent savent que Jérôme Ameline est un homme droit généreux, exigeant. Il ne s'engage pas à moitié mais n'a pas non plus de temps à perdre et on ne le manœuvre pas. Il fonctionne dans le respect des règles posées et reconnues, de la parole donnée. Très charismatique, il pourrait être une chance pour un club qui reconnaît devoir améliorer son image.

C'est le 14 septembre à l'issue de l'assemblée générale de l'association que le club aura peut-être comme nouveau président Jérôme Ameline, alias Bab.
 

Auteur : LY | 05/08/2013 | 0 commentaire
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