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Silène : un bailleur de fonds aux multiples compétences

Depuis quelques semaines, Silène fait l’actualité nazairienne. L’inauguration de son nouvel espace s’est déroulée la semaine dernière. Un lieu destiné à l’accueil des futurs locataires et des futurs accédants à la propriété qui permet de rendre compte de l’intégralité de ses services.
Acadia
Acadia

David Samzun, Président de Silène, accompagné de Christelle Boche, animatrice de l’espace immobilier et Roger Décobert, Directeur Général de Silène ont ouvert dernièrement les locaux du nouvel établissement Silène.
Un établissement qui se veut plus ouvert sur la rue pour une prise en charge immédiate des personnes souhaitant avoir des renseignements sur le locatif ou l’accession à la propriété via le projet Acadia. Un nouvel espace qui a travaillé notamment sur la qualité de réception du public dans l’aménagement de ses locaux comme le confirme Chantal Richard, responsable de la maintenance des travaux.
En effet, le développement de points d’accueil de ce type améliore la prise en charge des clients. Les demandes sont plus ciblées que ce soit pour un résident actuel ou futur.
« On a considéré que la qualité de réception devait être meilleure mais la visibilité aussi. Ici nous avons pignon sur rue, et nous sommes en face la station d’Hélyce. Tous ceux et celles qui iront au siège pourront facilement venir ici. Ce type d’ouverture répond à une image, on lutte beaucoup sur cette appréhension que le logement social serait réservé à un type de population qu’il faudrait parfois caché. Au sein de la carène on a la volonté de faire du logement pour tous. C’est un slogan déterminant qu’on assume. Un slogan de vie ! » souligne David Samzun
Bien évidemment, comme tout organisme dont le travail est de faire de la gestion sociale, il y a un plafond de revenu pour accéder aux offres proposées. Cela concerne 70 % de la population. Au-delà de ses compétences de bailleur de fond, Silène développe un programme de « promoteur » immobilier. Une sorte de « constructeur social » via ses propositions de vente, le projet Acadia exemple, qui permet de répondre à l’accession sociale pour certaines personnes qui penseraient qu’elles ne peuvent pas acheter au prix du marché.
Le nouvel espace aujourd’hui permet aussi à Silène d’intensifier sa communication sur ces deux services.

Le projet Acadia : les maisons en bois de Silène

Nouvel Accueil-Table dOrientation
Nouvel Accueil-Table dOrientation

Le renouvellement urbain du quartier Ville-Ouest de Saint-Nazaire continue avec la commercialisation de l’ensemble du projet de maisons en bois Acadia. Ces 27 maisons, réparties en quatre îlots entre la rue Pitre-Grenapin et la rue des Bouleaux, vont du T2 au T4 et sont toutes BBC (Bâtiment Basse Consommation). Onze lots ont déjà été commercialisés, dont 4 sont déjà vendus. Il s’agit d’une première pour Silène et Saint-Nazaire car des maisons en bois, il y en a déjà dans la ville, mais ce qui fait la spécificité de ce projet, c’est son ossature tridimensionnelle. « Nous allons utiliser une technique modulaire en bois. L’ensemble va être réalisé en atelier, puis les modules vont être transportés sur Saint-Nazaire et assemblé sur place », explique Patrick Moreuil, architecte au cabinet Tetrarc de Nantes.
Quatre avantages sont mis en avant pour le choix d’une architecture modulaire : la taille, le coût, la qualité et les délais. Sur le site, peu de nuisances sont engendrées puisque seules les fondations, le sous bassement et l’installation des modules se font sur place. La réalisation des modules en atelier offre la sécurité, peu de dégradations dues aux intempéries, moins de contretemps et de meilleures finitions. C’est l’entreprise Everwood, de La Rochelle, qui a été choisie pour réaliser les modules. Déjà positionnée dans le secteur du loisir, l’entreprise avait les compétences de construction et s’est adaptée au logement. « C’est un projet très dense, adapté aux parcelles étroites. Une dizaine de mois seront nécessaires pour l’organisation et le chantier devrait être terminé pour la fin de l’année 2012 », ajoute Patrick Moreuil. Les premiers modules seront visibles sur le site dès février/mars prochains.

De la demande à l’accession : un temps d’attente variable
La gestion des dossiers se fait en fonction des priorités d’urgence. Aujourd’hui il y a trois à quatre fois plus de demandeurs que de logements qui se libèrent. De nombreuses difficultés persistent sur l’attribution des T2, T3 et T5 où la demande est exponentielle. Raisonnablement, il faut compter environ un an d’attente.
Les délais sont plus courts pour les demandeurs externes que les demandeurs internes cherchant à se reloger. « C’est une gestion difficile car il faut aussi prendre en compte les réels besoins des personnes face à la grande souplesse des critères » fait remarquer Roger Décobert. Il nous confie que le fait de représenter déjà 70 % de la population, la réalité est autre. On peut parfois attendre jusqu’à quatre ans, parce la location privée donne aussi des solutions palliatives à l’accession ou la priorité se fait à l’urgence externe.
L’objectif de l’organisme aujourd’hui est de sortir de la vision administrative d’accueil. Silène souhaite prendre la mesure des demandes de la population. L’accueil devient libre sans obligation de prendre rendez-vous. La procédure se simplifie et devient moins lourde considérant que ce n’est pas parce que l’on recherche un HLM que le lieu doit être triste. Un espace à destination commerciale cependant puisque le volet technique et administratif est resté au siège.
Force est de constater que l’administration reste ce qu’elle est. N’imaginez cependant pas que vous repartirez avec un appartement ou une maison clé en main ! Il est impossible de donner librement des logements. Il vous faudra passer devant une commission d’attribution qui sera fixée au préalable.
Un espace de conseil et d’information aménagé de telle sorte qu’on arrive directement sur la table d’orientation permettant de cibler la demande plus efficacement. On y trouve notamment des indicateurs géographiques des résidences et habitation à loyer modéré se trouvant sur l’agglomération nazairienne et plus. Elle donne également la possibilité de voir les travaux Hélyce en cours jusqu’à fin 2012 et de se positionner plus facilement en fonction de ses besoins.
L’équipe s’est assurée de notifier les écoles sur la carte, une action qui montre la volonté de faciliter la vie des familles en mal de logement. Par la même occasion, on apprend que de plus en plus Silène accueille des femmes célibataires avec enfants.
Une nouvelle fois, la situation nous confronte aux maux de la société. Les femmes seules ont de nombreuses difficultés pour se loger raison pour laquelle elles font appel à des organismes comme Silène. Le rôle du bailleur de fond aujourd’hui tend d’avantage à répondre à un besoin urgent de logement. Ce mouvement apparaît curieux quand on sait la fermeture de plus en plus nombreuse des logements d’urgence.
A ce propos, rappelons que la dernière résidence d’urgence du Samu Social qui accueillait 57 hommes et 38 femmes à Paris a fermé en juin 2011 pour quatre à cinq ans sans être remplacée. Aujourd’hui, après avoir saigné les budgets alloués au SAMU, l’Etat refuse de financer un centre pour les femmes. Les 57 hommes ont quant à eux été relogés dans le XVe arrondissement au cours de l’été. (source Mediapart)
Une borne automatique permet également au client de constituer sa démarche en ligne. Par la suite si besoin une dizaine de personnes sera là pour accompagner la demande. Un effectif correct qui a accueilli le jour de son ouverture une soixantaine de personnes. Cette borne donne la possibilité de se faire inscrire dans le fichier départemental des HLM. Robert Décobert, Directeur Général, ne manque pas de souligner à juste titre le fait qu’il n’existe pas un fichier client par bailleur mais un fichier départemental accessible à tous les bailleurs.
Un point qui mérite d’être soulevé à juste titre quand on traite des questions de solidarité et d’intégrité.
En exagérant un peu, au-delà des modifications imposées aux organismes tels que Silène, on pourrait se poser la question de la légitimité d’un tel processus face aux droits des personnes. L’argument de la simplification des procédures ne va-t-elle pas à l’encontre du droit au respect des données privées ?
Que se passe-t-il pour un locataire qui par malchance aurait éprouvé quelques difficultés de paiement quand il doit changer de lieu ? Existe-t-il une liste « noire » comme chez les opérateurs téléphoniques ou les compagnies aériennes ? J’ose espérer que non et que nous avons tous le droit à l’erreur ! Et si l’on veut aller plus loin encore, jusqu’à quel point devons-nous autoriser la transmission des données préconisée par les lois Hadopi et Loopsi ?

 

Auteur : SD et AP | 21/09/2011 | 0 commentaire
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