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Saint-Nazaire : tension aux urgences de l’hôpital

Le Centre hospitalier de Saint-Nazaire connaît une situation de tension aux urgences, du fait d'un afflux important de patients et de capacités d’hospitalisation déjà saturées sur le Centre Hospitalier et l’ensemble des établissements de santé du territoire.

Dans ce contexte, la direction de l’hôpital informe la population que les délais d'attente sont fortement allongés et risquent de le rester dans les prochains jours. La priorité est donnée aux patients relevant d’une urgence vitale.

En dehors des situations graves, nous invitons les patients à se diriger auprès :

- de SOS Médecins, en composant le 3624

- d’un médecin généraliste de garde, aux heures de fermeture des cabinets médicaux,

en composant le 116 117

- du SAMU, en composant le 15

La Direction du Centre hospitalier et l'ensemble des personnels mettent tout en oeuvre pour assurer la qualité de prise en charge des patients et pour maintenir une capacité d'accueil optimale.

Nous vous remercions pour votre compréhension.

12/11/2021 | 2 commentaires

Vos commentaires

#1 - Le 13 novembre 2021 à 08h16 par Chloé, Saint-nazaire
"Aujourd'hui à Paris, 30 % des lits dans les urgences neuro-vasculaires sont fermés faute de personnel", dénonce Rémi Salomon.

"On est dans une situation où, dans quelques mois, on peut avoir un effondrement de l'hôpital", a prévenu Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP, vendredi 12 novembre sur franceinfo. "Il faut un signal fort dès maintenant" de la part du gouvernement pour retenir les professionnels de santé qui ont envie de partir, "et il y en a beaucoup", a-t-il souligné.

"La situation à l'hôpital en ce moment est catastrophique" en région parisienne et "très très inquiétante dans beaucoup d'autres régions", estime-t-il, précisant que cela "ne date pas d'hier, c'est la conséquence d'une politique qui a été menée depuis des années où on a donné des moyens à l'hôpital uniquement sur des critères budgétaires. On fixe le budget de l'hôpital a priori, sans tenir compte des vrais besoins".

Un manque de personnel criant
"Ce qui ne va pas, c'est qu'on manque de personnel. Cela fait des années", dénonce-t-il. "Il y a deux ans, pendant la dernière épidémie de bronchiolite, j'alertais sur le fait qu'on envoyait des nourrissons à 200 km de Paris parce qu'on n'avait pas de places pour les hospitaliser. Il manque surtout du personnel infirmier, il y a aussi un manque de médecins, il y a des services d'urgences qui ferment faute de médecins, il y a des blocs opératoires qui ne tournent pas parce qu'on manque d'anesthésistes-réanimateurs et d'infirmières-anesthésistes", détaille-t-il.

"Des interventions chirurgicales urgentes sont reportées, un gamin qui a une fracture qu'on doit opérer en urgence peut attendre deux ou trois jours, on a été obligés de refuser une greffe de foie récemment pour un enfant."

Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP à franceinfo
"On a des gens qui attendent aux urgences parfois jusqu'à 24 heures pour pouvoir trouver de la place.Quand vous avez un AVC, il y a des traitements extrêmement efficaces qui doivent être faits dans l'urgence, mais aujourd'hui à Paris 30 % des lits dans les urgences neuro-vasculaires sont fermés faute de personnel, ça veut dire que quand vous avez un AVC, vous êtes dans le camion des pompiers et ils cherchent un lit, ils peuvent y passer du temps, donc c'est une perte de chance réel pour le patient", selon lui.

Rémi Salomon trouve que "c'est inacceptable" et pousse un "cri d'alarme". "On entend des responsables qui nous disent qu'ils ont mis beaucoup d'argent, c'est vrai, mais on a pris tellement de retard qu'il faut mettre plus d'argent", déclare-t-il en saluant la revalorisation décidée au Ségur de la santé, mais estime "ridicule" les rémunérations des travailleurs de nuit et du week-end faisant que "plus personne ne veut y aller parce que c'est pénible".
#2 - Le 18 novembre 2021 à 18h07 par Chloé, Saint-nazaire
Depuis plus de 20 ans l’Association des médecins urgentistes de France dénonce les décisions prises par les différents gouvernements et avait prédit la crise actuelle qui met la population en danger.

Dès 2002, nous avions alerté sur le fait que la suppression de l’obligation de la garde des médecins de ville allait aboutir à une explosion du nombre de passages aux urgences. Constat : 12 millions de patients en 2002, près de 23 millions aujourd’hui.

Nous n’avons cessé d’expliquer que l’encombrement des urgences est essentiellement lié au manque de lits avec des patients qui stagnent sur des brancards et non à ceux qui viennent pour une simple consultation. Constat : l’orientation vers le « tout ambulatoire » inapproprié pour les patients polypathologiques, plus ou moins âgés, a entraîné la suppression de 100 000 lits en 25 ans dont encore près de 6 000 en 2020 en pleine crise COVID.

La création de la spécialité de médecine d’urgence au détriment d’une compétence spécifique ouverte à tous les médecins a réduit le nombre de médecins formés. Constat : la France est le pays européen qui a institué le plus grand nombre de spécialités sans aucunes passerelles entre elles, ce qui ne permet pas de gérer au fil du temps les problèmes de démographie médicale liées à une évolution des besoins qui ne peut être prévue à l’horizon de 40 ans, soit la durée de la carrière d’un médecin.

Nous avons largement expliqué que le nombre de services d’urgence existant encore en France (environ 700) constituait un seuil en dessous duquel il ne fallait pas descendre. En effet, non seulement cela met la population en danger mais cela concentre les patients dans un nombre d’hôpitaux limité dont l’activité augmente. Constat : dans ces hôpitaux, les conditions de travail se dégradent et les médecins démissionnent avec des fermetures en cascade qui mettent la population en danger.

Après avoir obtenu de haute lutte le décompte du temps de travail des urgentistes en heures, nous avons réclamé une revalorisation des heures de nuit, de week-end et de jours fériés qui reste encore aujourd’hui refusée par le gouvernement. Constat : une fuite vers l’intérim, non pas comme le dénonce le ministre de la Santé pour gagner beaucoup d’argent mais surtout pour travailler moins (la rémunération d’une nuit en intérim équivaut à celle de trois nuits à l’hôpital !).

Tout cela se traduit par la fuite des médecins des services dans lesquels la situation en termes d’effectifs est tellement précaire que le départ d’une seule personne ne permet plus d’assurer un fonctionnement H24.

Il est urgent que le gouvernement prenne en compte les revendications et écoute les propositions avancées par l’AMUF afin d’éviter la catastrophe qui s’annonce à la veille de l’hiver. L’AMUF appelle donc avec de très nombreuses organisations à la journée d’action du 4 décembre avec un rassemblement devant le ministère de la Santé.

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