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Saint-Nazaire : Le piège se referme sur STX France

Dans un article paru récemment dans « le Monde », Denis Cosnard faisait état d’une candidature chinoise au rachat d’une part majoritaire de la société STX France, propriétaire des chantiers de Saint Nazaire.

La société Genting Hong-Kong, bien qu’elle soit avant un « croisiériste » semble bien décidée à s’introduire dans le marché de la navale. A ce titre, elle a déjà racheté début 2016 pas moins de quatre chantiers en Allemagne avec la ferme intention de construire des navires « plus grands que les plus grands paquebots qui naviguent aujourd’hui »

Depuis plusieurs années, les chantiers chinois ont réalisé une  montée en puissance qui les rend leaders sur le plan mondial. Parmi leurs premières victimes, on trouve les quatre chantiers sud-coréens, (STX étant le moins important), Le très faible coût de leur main d’œuvre leur assure une position dominante quasiment partout dans le monde.

Il ne fait de doute à personne qu’un rachat de STX France par de tels concurrents compromettrait irrémédiablement l’avenir de cette dernière.  

Jusqu’à présent, le gouvernement français a joué la carte de l’apaisement, mais en a-t-il les moyens ? Si la société STX Corée est mise en liquidation, et il est très possible –voire probable – qu’elle le soit, STX France sera vendue judiciairement au plus offrant. Compte-tenu de l’estimation actuelle (100 à 200 millions d’euros) qui se justifie par la très faible rentabilité actuelle du site, le gouvernement français, qui a sous son contrôle le tiers des actions de STX France, aurait du agir depuis plusieurs mois. 

Une première solution était de rechercher avec le tribunal de Séoul un accord lui permettant de racheter purement et simplement un rachat des parts restantes, en faisant jouer ses intérêts stratégiques.  

La seconde consistait en une mise en sauvegarde de l’entreprise pour gagner le temps nécessaire afin d’empêcher une « vente forcée » à des concurrents dont l’objectif n’est pas nécessairement d’assurer la survie industrielle des chantiers de Saint Nazaire

Or, bizarrement, aucune des deux n’a été retenue.

Au mieux, cela pourrait être de l’ignorance, mais au pire, cela pourrait s’apparenter à une forme de calcul politique, en laissant la « patate chaude » aux éventuels successeurs de 2017

Auteur : Rédaction | 04/10/2016 | 4 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 04 octobre 2016 à 10h41 par Wagner
Tout le tissu industriel de l'UE ouvert aux 4 vents, notamment aux Chinois et Américains.

Par contre à l'inverse, on se heurte à un protectionnisme effarant dès lors qu'il s'agit d'investir chez eux ou d'obtenir des marchés publiques, où il faut "payer" et se mettre à genou...

Encore une preuve de l'aberrante position de la France dans cette UE mortifère permettant à l'Etat de se désengager constamment des problématiques économiques de son pays.
#2 - Le 04 octobre 2016 à 15h01 par Labbes Dunpau, St Naz
il y a quelques temps, la "lainiere de ROubaix "a fermé avec 7000 salariés renvoyés chez eux ( sans espoir de travailler) du jour au lendemain , et il en a été ainsi de 50 à 100 mille emplois dans cette zone lilloise en quelques années ...ensuite ce furent 100 mille mineurs puis la siderurgie y est passée .... alors stx et ses 2500 salariés , au pire, ce n est pas si grave avec un peu de recul , car on peut y construire des hôtels de luxe sur le site avec vue sur estuaire . et recréer des plages en cassant le béton .. il faut être visionnaire et envisager l apres navale .
#3 - Le 04 octobre 2016 à 17h25 par Jeanne
Définition du journalisme en 2016 : "toujours se plaindre, et surtout effrayer les gens"
Avec des si on pourrait refaire le monde!!
Ils sont "peut-être" intéressés, ils vont "peut-être" racheter STX France, "si" STX Corée est mise en liquidation.
Finalement n'importe qui raconte "peut-être" n'importe quoi!!!
#4 - Le 04 octobre 2016 à 22h53 par bib
depuis le temps que les Chantiers se croient seuls au monde...
si la vente se conclut au profit de ce groupe chinois, nous n'aurons que nos yeux pour pleurer.

Apparemment, c'est comme pour Alstom à Belfort, le gouvernement agit à la dernière minute. Dans le cas d'Alstom, il dilapide l'argent public (500 millions !) pour des achats ne correspondant aux infrastructures alors que les salariés n'auraient en très grande partie pas perdu leur emploi.

Hollande, Valls, Montebourg et consorts piètres gestionnaires...

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