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Saint-Nazaire : "la déclaration d’urgence est un recul démocratique"

Plusieurs associations et syndicats viennent de souligner le recul démocratique provoqué par le vote de la loi d’urgence. : Attac, La Libre Pensée (Groupe de St Nazaire), La Ligue des Droits de l’Homme Section de Saint-Nazaire (LDH), le Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples - Région nazairienne (MRAP), Le Mouvement de la paix 44, UL CGT, UL FO, l’Union Pacifiste (Groupe de St-Nazaire) ont signé une tribune.

Des pouvoirs exceptionnels : une atteinte démocratique majeure

"Les décisions gouvernementales de ces derniers mois, liées à la crise sanitaire, ont installé en France un état d’urgence sanitaire, dérogatoire du droit commun.

Le gouvernement a obtenu l’autorisation du parlement de légiférer par voie d’ordonnances sur des pans entiers concernant tant nos libertés publiques que notre code du travail, affaiblissant le fonctionnement des institutions de la République. Une telle confusion des pouvoirs accentue la crise démocratique qui affecte notre pays.

L’état d’urgence sanitaire vient d’être prolongé jusqu’au 16 février 2021. La durée cumulée des états d’urgence sécuritaire et sanitaire fera que la France, depuis 2015, aura été gouvernée pendant presque trois années sous un régime de pouvoirs exceptionnels. Alors qu’il constitue une anomalie dans une démocratie, l’état d’urgence tend ainsi à devenir un moyen utilisé pour pallier les carences des pouvoirs publics dans leurs politiques publiques relatives à la sécurité intérieure ou à la santé publique.

Les organisations soussignées dénoncent ce recul démocratique qui porte atteinte aux droits et libertés fondamentaux et altère l’État de droit en octroyant des pouvoirs colossaux à l’exécutif. Toutes les libertés, individuelles et collectives, doivent être protégées et garanties : politiques, syndicales, associatives tout comme le droit de se rassembler et de manifester dans le respect des gestes barrières.

Il est nécessaire que les citoyens, les forces vives, les partis, les syndicats et nos élus réagissent face à ce grave affaiblissement de notre État de droit si nous ne voulons pas devenir une démocratie fantoche au regard de toutes les menaces et crises présentes et à venir.

Les organisations soussignées condamnent ces reculs des libertés démocratiques et dénoncent les lois qui les ont permis."

18/11/2020 | 4 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 18 novembre 2020 à 18h30 par Chloé, Saint-nazaire
Voilà qui est bien dit.

"Il est nécessaire que les citoyens, les forces vives, les partis, les syndicats et nos élus réagissent"

Les partis et les élus restent discrets pour le moment.
#2 - Le 23 novembre 2020 à 09h04 par Pierre Lapin
Les partis, les syndicats et les élus ne sont pas des forces vives. Ce sont des valets, des courroies de transmission pour des institutions à la solde d'une oligarchie transnationale.

Élire des élus, c'est renoncer à penser et à décider par soi même.

Lancer des appels, c'est une chose, se fonder en assemblée constituante pour ériger la puissance souveraine du peuple dans les institutions c'en est une autre.

Le reste est littérature.
#3 - Le 24 novembre 2020 à 08h04 par Chloé, Saint-nazaire
#2. Vous avez bien raison. Des candidats des partis institutionnels se préparent déjà pour les élections régionales, il y a toujours des chercheurs de strapontins.Qu'ils ne viennent pas se plaindre de l'abstention.
#4 - Le 24 novembre 2020 à 11h48 par Moyon, Saint Nazaire
# 2: en somme, le bordel que vous prônez serait plus approprié pour laisser la parole au peuple ... MDR !

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