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Saint-Nazaire "J'accuse" de Polanski : Nous accusons l’homme ET l’artiste !

Les collectifs nazairiens "Guerrières de l'Ouest" et "Ils ne nous feront pas taire" organisent une action coup de poing à l’occasion de la diffusion du nouveau film de Roman Polanski "J'accuse", afin de dénoncer la complaisance générale dont le réalisateur, condamné pour relations sexuelles illégales avec une mineure, bénéficie.

Les membres des collectifs appellent à boycotter Roman Polanski tant qu’il jouira de cette impunité. Nous condamnons l'homme comme la justice l'a fait. Nous condamnons l'artiste lorsqu'il cherche à travers son nouveau film à se faire passer lui-même pour une victime en créant un parallèle entre sa fiction et son histoire.

Roman Polanski bénéficie pour la sortie de son film “J’accuse” d’une couverture médiatique intolérable et d’une indulgence encore plus insoutenable après les propos d’Adèle Haenel dont la presse et les français.e.s se sont ému.e.s il y a une semaine à peine.

L’action aura lieu devant le Cinéville, demain dimanche 17 novembre 2019 à 20h, afin de sensibiliser les spectateurs et dénoncer l’industrie cinématographique complice du réalisateur condamné pour relations sexuelles illégales avec une mineure aux Etats-Unis, sous mandat d’arrêt et accusé de viols à de multiples reprises.

Polanski violeur – Public et industrie cinématographique complices

Samantha Geimer 13 ans, Marianne Barnard 10 ans,

Renate Langler 15 ans, Charlotte Lewis 16 ans,

Robin 16 ans et Valentine Monnier 18 ans

« il me frappa, roua de coups, puis me viola », V. Monnier.

Depuis 1977, plusieurs femmes ont déclaré avoir été victimes du cinéaste et il a été condamné, mais il bénéficie d’une impunité indécente et d’un soutien honteux qui continuent encore à ce jour malgré l’émergence du mouvement #MeToo.

Toutes ces femmes étaient mineures, ou tout juste majeures au moment des faits. Le réalisateur ne nie pas les rapports sexuels avec ces enfants et mentionne avoir “fait l’amour” avec elles dans son autobiographie sortie en 1984 (Roman par Polanski, Editions Robert Laffont, 1984) ; tel que définit par la loi, le terme adéquat est “pédocriminalité”.

Nous accusons le cinéma français de complicité

En France, Adèle Haenel a eu le courage de dénoncer son agresseur sexuel (le réalisateur Christophe Ruggia) et a montré son soutien à Valentine Monnier, première française à accuser Roman Polanski pour violences physiques et sexuelles, alors qu’elle venait tout juste d’avoir 18 ans.

Guerrières de l’ouest et Ils ne nous feront pas taire

16/11/2019 | 17 commentaires

Vos commentaires

#1 - Le 16 novembre 2019 à 18h53 par jean-michel DOYON, Saint-nazaire
Il a été condamné pour certains faits, pour d'autres c'est tellement facile de se réveiller 44 ans plus tard et d'accuser!!!

Aucune preuve ni dans un sens ni dans l'autre n'est possible après un tel délai. Pourquoi avoir attendu autant si les faits sont vrais?
Je ne dis pas qu'il n'a rien fait, mais on ne peut sortir ce genre d'accusation 44 ans plus tard.

En tout état de cause, le cinéaste est présumé innocent, d'autant que la personne n'a pas déposé plainte et que les délais sont prescrits. C'est comme ça, il faut respecter la justice et les règles de droit.

Ce n'est pas aux médias et à l'opinion publique de se substituer à la justice!

Ce genre de procédé est très dangereux en démocratie!
On peut rapidement glisser sur du lynchage, preuve en est avec cet appel au boycott.
#2 - Le 17 novembre 2019 à 11h25 par Brodu Eugénie
Il est temps pour tous de prendre ses responsabilités, qu'il s'agisse du cinéma ou des spectateurs aller voir ce film c'est cautionner l'homme et l'artiste et donc cautionner ses actes odieux!
Je serais la ce soir !
#3 - Le 17 novembre 2019 à 11h41 par Béné, GuÉrande
Vous n'avez donc pas lu l'article ?

Qui êtes-vous pour dire qu'il est "facile" de se réveiller 44 ans après ? Vous n'avez aucune empathie ni aucune connaissance de la culpabilisation et de la honte permanente vécue par les victimes de violences sexuelles et du courage qu'il faut pour prendre la parole.

La prescription n'existe pas pour la santé mentale et physique des victimes.

Lorsque la justice ne fait pas son travail, seuls la population et les médias peuvent s'y substituer. Ce qui est dangereux, c'est de laisser un pédo-violeur multi-récidiviste en liberté et de le défendre alors qu'il a reconnu lui même être coupable.
#4 - Le 17 novembre 2019 à 11h43 par Melanie, Saint-nazaire
Il ne s'agit pas de se substituer à la justice mais de faire respecter la justice. Polanski n'est PAS présumé innocent, il a été condamné, il a plaidé coupable et il a fui son pays pour ne pas effectuer sa peine. Il est sous mandat d'arrêt international et Interpol réclame son extradition.
On reproche sans cesse aux victimes de ne pas porter plainte, à peine 1 violeur sur 100 est condamné et quand il est condamné on lui trouve ENCORE des excuses pour ne pas effectuer sa peine. Abject.
#5 - Le 17 novembre 2019 à 12h13 par Jalby
Je valide totalement. Il est grand temps d'être cohérent: un criminel est un criminel. Qu'il soit cuisinier, commercial, cinéaste... c'est un criminel.
Chacun est libre de mettre son libre arbitre derrière la justice et se dire "Si il est en liberté c'est qu'il n'est pas coupable". C'est facile.
Son impunité pointe notre faiblesse à tous.
Soyons conscients de nos actes.
Vous mangeriez le gateau préparé par un terroriste ? Même d'un supposé terroriste ?
Merci à ces collectifs de venir nous interpeller. Ensemble faisons évoluer notre société.
#6 - Le 17 novembre 2019 à 12h31 par DJW
Ces collectifs font les choses à leur sauce, que ce soit la justice ou l'écriture inclusive...

La présomption d'innocence, la prescription des faits, l'apport de preuves et éventuellement la réinsertion plutôt que le ban sont des gros mots pour eux.
#7 - Le 17 novembre 2019 à 14h45 par Cake Carambar
Je ne peux être présente avec vous ce soir mais MERCI de votre militantisme qui fait bouger les lignes dans cette ville comme dans le reste du monde.
Enfin ! j’y crois en tout cas. À plus de respect entre femmes déjà, ça je pense qu’on a réussi et qu on peut encore progresser et plus de reconnaissance des hommes de la parole des femmes et plus de conscience de nos vies si différentes 🙏❤️
N’en déplaise à quelques ronchons récalcitrants à la remise en question de leur façon d’être au monde qui les entoure et qui ne supportent pas que les victimes se reconnaissent enfin comme telles et osent dire les choses qu’elles se soient passées il y a 1 an, 15 ans ou 45 ans. Pas de plainte, pas de justice, pas le droit à la parole. Le silence qui effacerait la faute des prédateurs. Non #ilsnenousferontpastaire plus jamais le silence !
#8 - Le 17 novembre 2019 à 17h53 par jean-michel DOYON, Saint-nazaire
Quand je lis les commentaires (sauf le #6), j'ai bien peur pour l'avenir de la démocratie!
On reviendrait aux heures sombres de l'histoire avec des gens comme vous!

Déjà pour ce qui est du procès, qui concerne une autre victime (ce que je ne nie pas), il a été condamné, a effectué sa peine (petite peine effectivement), mais un juge (sous la pression de l'opinion) a décidé de le poursuivre à nouveau pour les mêmes faits... ce qui est totalement anticonstitutionnel.
C'est de là qu'il est en fuite et n'est jamais retourné aux USA et c'est justement eu égard à ces faits de droit que la France a toujours refusé son extradition.

Apparemment les "droits de l'homme" ça en arrange certains quand ça va dans le sens de leurs opinions. Là, la France applique ce principe: jugé une fois pour des faits, on ne rejuge pas une seconde fois!

Pour #3, je ne nie pas l'existence de souffrances de la victime, mais encore une fois, en DEMOCRATIE, le droit et les règles fondamentales de la société font qu'il y a prescription et qu'il est présumé innocent!

Il faudrait que vous vous mettiez toutes et tous ça dans la tête! Vous passez votre temps à critiquer les mesures discriminatoires et les dictatures, mais là vous refusez les principes de la démocratie!

PS: Je ne suis pas un "fan" de ce réalisateur, je n'ai vu que peu de ses films... Ce n'est pas de la défense acharnée de l'individu que je fais ici, mais juste l'application et l'explication du droit.

On peut avoir des opinions, et là dessus je suis d'accord avec vous sur le fait que c'est un "gros dégueulasse pervers", mais le droit est là pour éviter les dérives et la vindicte populaire. Je m'en tiens à cela dans ce dossier.
#9 - Le 17 novembre 2019 à 21h53 par Chloé, Saint-nazaire
L'industrie cinématographique fonctionne pour une bonne part (il y a des exceptions) sur la base de rapports employeurs/employés, sur des rapports de subordination économique des actrices aux producteurs-réalisateurs.La révolte de nombreuses actrices est totalement fondée . Elle est malheureusement limitée par ce type de rapport qui mériterait une critique radicale qu'on ne trouve pas dans tous les mouvements féministes.
#10 - Le 18 novembre 2019 à 12h12 par Moyon, Saint-nazaire
L'affaire DREYFUS est digne d'être projetée dans les écoles et encore plus dans des salles dédiées.
Dans "J'ACCUSE" elle est traitée magistralement par Polanski.
C'est sans doute un "cochon" mais l'oeuvre ne peut être pénalisée par un quelconque boycot.
#11 - Le 18 novembre 2019 à 16h29 par papy mouso, Ephad En GrÈve
C est quoi ce bordel hier soir au cinéma? une manifestation devant le cinéma passe encore mais dans le hall a invectiver les clients et le personnel et DANS la Salle afin de chasser les spectateurs gens paisibles, déjà installés c est HONTEUX c est du totalitarisme, une bande de 25 femen quasi dénudées hurlantes , insultantes arrogantes, beuglantes même ,ont foutu le Buzz au cinéville alors que le personnel chiait dans on froc en se faisant tout petit à rembourser les gens chassés , et pas un policier appelé pour stopper cet extremisme et cette violence verbale et protéger les braves clients ?
#12 - Le 19 novembre 2019 à 23h27 par Daniel Yoann, Langeais
Je me permets de battre en brèche l'argument de "Il fuit la justice", même si on peut convenir d'une situation pour le moins ambigüe. Pourquoi l'argument, aussi bon soit-il ne tient pas ? Pourquoi les militant-es pour la cause des femmes violentés sont aussi hypocrites que ceux qu'ils dénoncent ? Ben tout simplement par ces mêmes militants ont créé la jurisprudence Cantat, homme assassin, artiste, ayant effectué sa peine sans dire un mot... Mais condamné par la police militante au silence et aux mêmes démonstrations. La justice, ce n'es pas un homme qui se soustrait, pas plus qu'une sentence en peut être rendue par le tribunal de l'opinion. En conscience pourtant, chacun est libre de ses choix culturels, de ses condamnations, des débats posés...De cela, nous devrions parler et faire confiance à notr intelligence collective. Allons procéder à des autodafés des livres de Céline, des disques de Wagner, des tableaux de Gauguin ? De la gauche radicale à l'extrême droite, on ne compte plus les appels au boycott selon que telle ou telle chose heurte une minorité ou une autre. La démocratie n'autorise pas la dictature des minorités, elle permet le débat et l'élaboration de règles communes dans le cadre des institutions. Je pense que l'erreur originelle vient de là.
J'invite aussi à s'interroger sur l'efficacité de la méthode, sans faire de leçon si possible. "J'accuse", film salué par la critique et le public (déjà fortement primé) fait plus de 400 000 entrées en quelques jours... Meilleur démarrage de l'année pour un film français. J'ai aussi du mal à imaginer qu'un spectateur hué à St Nazaire soit un homme ou une femme désormais acquit à la cause, ce serait plutôt l'inverse.
Bref, le débat met mal à l'aise, les méthodes aussi. Personnellement, j'irai voir J'accuse en tâchant d'oublier le contexte, pour l'oeuvre, la mémoire, et les acteurs et actrices.
#13 - Le 20 novembre 2019 à 12h21 par Yalta, St Naz
#3 béné

""Lorsque la justice ne fait pas son travail, seuls la population et les médias peuvent s'y substituer.""

réinstallons uns justice dite "populaire" ou populiste ou la populace féministe organisera une chasse aux sorcières, l'exécution en place de grève , la guillotine pour tous sans juge et sans jugement pour tout déviant masculin qui osera regarder un joli Q , une jolie silhouette .
Pour ma part je suis sauvé OUF ....n'ayant remarqué aucun profil intéressant parmi les hystériques brayardes et heureusement pour moi j'étais accompagné d'une Femme, féminine, jolie, intelligente et autrement attrayante !
#14 - Le 20 novembre 2019 à 14h15 par Chloé, Saint-nazaire
#12 Votre argumentation est tout à fait juste.
#15 - Le 20 novembre 2019 à 14h32 par Yalta, St Naz
Dédicace à toutes les hystériques sois disant "Féministes"
INTERDISONS Gainsbourg et Birkin pour outrage aux bonnes mœurs !

Je t'aime... Moi non plus

(refrain)
Je t'aime, je t'aime
Oh oui je t'aime !
Moi non plus
Oh mon amour

Comme la vague irrésolue

Je vais, je vais et je viens
Entre tes reins
Je vais et je viens
Entre tes reins
Et je me retiens

(refrain)

Tu es la vague, moi l'île nue

Tu vas, tu vas et tu viens
Entre mes reins
Tu vas et tu viens
Entre mes reins
Et je te rejoins

(refrain)

Comme la vague irrésolue

Je vais, je vais et je viens
Entre tes reins
Je vais et je viens
Entre tes reins
Et je me retiens

Tu vas, tu vas et tu viens
Entre mes reins
Tu vas et tu viens
Entre mes reins
Et je te rejoins

(refrain)

L'amour physique est sans issue

Je vais, je vais et je viens
Entre tes reins
Je vais et je viens
Et je me retiens
Non ! Maintenant viens !
#16 - Le 20 novembre 2019 à 17h17 par Chloé, Saint-nazaire
Yalta. Vous confondez tout. La chanson "Gainsbourg et Birkin" n'a strictement rien à voir , mais rien de rien, avec les relations forcées hommes-femmes. Déjà sur le sujet des "gilets jaunes" vous vous êtes lancé dans une attaque plutôt crapuleuse qui m'a amené a vous demander votre position sur la réforme des retraites combattue par les gilets jaunes (AdA de Montpellier) , sujet sur lequel on attend toujours votre réponse.
#17 - Le 21 novembre 2019 à 10h22 par Lemere
@12

Qu'on le veuille ou non, les désirs de justice sont multiples et légitimes.
Et lorsque la justice n'est pas á la hauteur, Il est sain que l'opinion se manifeste avec les seules armes qui sont les siennes. La prise de paroles publiques, les appels au boycott, etc...
Ce qu'il ne faut jamais oublier , et c'est particulièrement vrai dans les cas qu nous, vous , préoccupent, ce sont les victimes, prescription ou pas.
Le but de ces manifestations , de l'acteur qui refuse de faire la promo aux manifestants c'est que le politique réagisse enfin.
Que les crimes que sont les féménicides, les violences sexuelles faites aux enfants, les viols, soient d'une part imprescriptibles et d'autre part punis à la hauteur des violences subies.
Cela apaisera les tensions sociétales et evitera d'en revenir à des châtiments d'un autres temps.
Cela fera aussi et c'est le plus important, changer la peur de camp. En attendant que la science nous en apprenne plus sur les déviances et permettent de les soigner á coup sûr .
Que nous soyons ou non choqués par une censure populaire que nous ne sommes pas obliger de subir n'a que peu, mais vraiment peu d'importance. L'histoire est lá pour nous montrer qu'elle n'a pas ou peu d'effets. Car sinon Céline et mein Kampf , Sade, etc...auraient depuis longtemps été effacés de nos mémoire. Il se trouve que dans ces cas, les débats politiques ont bien eu lieu et on encore lieu, et fort heureusement continuent. Les "victimes " De cette censure sont elles protégées , mieux sans doutes que celles citées plus haut.

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