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Saint-Nazaire : FSU et SUD appellent à la grève pour les personnels de l’éducation

Les syndicats nazairiens de l’Education FSU et Sud appellent les personnels de l’Éducation à se mettre en grève le 12 novembre et à participer à la manifestation à 10 h, place de l'Amérique latine.

" Dans un contexte d’austérité qui pèse lourdement sur la Fonction Publique, l’Éducation Nationale n’a plus les moyens de remplir correctement sa mission et elle crée des conditions de travail dégradées pour ses agents Les mesures mises en avant vont en effet dans le sens d’une idéologie qui prône la sélection et l’élitisme pour les élèves qui oppose les établissements et met les personnels en concurrence.

L’individualisation règne, chaque élève est déclaré maître de son avenir scolaire ce qui permet de dédouaner l’État qui ne semble plus lutter efficacement contre les inégalités qui se creusent. Ce faisant le ministère de l’Éducation tente de mettre sous tutelle les pratiques enseignantes par l’instrumentalisation d’évaluations nationales, il nie ainsi la professionnalité des enseignants et l’exercice de la liberté pédagogique.

On ne fait pas progresser les élèves avec des injonctions hors sol. La réussite de tous et de toutes nécessite de prendre en compte la spécificité de chaque élève, les moyens pour l’accompagner et cela de la maternelle à l’université. Il faut donc également un budget à la hauteur de cette ambition.

Or les annonces budgétaires pour l’année 2019 démontrent que le gouvernement a abandonné la priorité à l’éducation. Le primaire resterait censément une priorité mais celle-ci n’est financée que par redéploiement des moyens entre le 1er et le 2nd degré, opposant, par des mesures trop ciblées, les écoles entre elles. Quels impacts auront aussi les conventions ruralités ? Quant aux établissements du 2nd degré, la baisse des moyens s’accentue à un moment où l’augmentation des effectifs se fait fortement ressentir. Cela relève de la provocation et de l’irresponsabilité.

Avec 2 650 postes d’enseignant·es et 400 de personnels administratifs supprimés, c’est une nouvelle dégradation des conditions d’études des élèves et de travail des personnels qui est programmée. Avec le maintien de la précarité pour répondre à la baisse de vocation pour nos métiers et pour l’accompagnement de nos élèves les plus fragilisés, c’est l’abandon de l’ambition d’un enseignement de qualité et d’une plus grande égalité de réussite.

Dans cette perspective, nous combattrons toutes réformes qui créeront des suppressions de postes.

Pour les personnels, la situation se dégrade et le pouvoir d’achat ne cesse de décroître. Le gouvernement n’a pas saisi l’occasion du rendez-vous salarial pour revaloriser les salaires des agents publics. Ainsi, il n’honore pas la promesse de campagne faite par Emmanuel Macron « d’améliorer le pouvoir d'achat de tous les salariés », puisqu’il laisse de côté plus de cinq millions d’agents de la Fonction publique ! Pire, il maintient le gel de la valeur du point d’indice et ne propose que quelques mesures dont la portée sera limitée (Compte Épargne Temps, indemnités kilométriques...). Pourtant, ce rendez-vous était très attendu après les pertes subies ces dernières années et le gel du point d’indice en mai 2017.

Qu’en sera-t-il enfin de nos retraites ? Le Haut-commissaire en charge de la réforme des retraites le dit lui-même :

« Cette réforme va obliger le gouvernement à repenser la rémunération des fonctionnaires… » Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on ne voit rien venir. Pour nous, c’est un système de retraite solidaire que nous voulons par la revalorisation des pensions les plus faibles.

Pour l’intersyndicale, le gouvernement ne fait pas les bons choix pour l’avenir de notre pays. Ce n’est pas par la suppression des postes que nos élèves réussiront mais par une École renforcée par des moyens nouveaux. Ce ne sont pas par des injonctions ministérielles que les enseignants expérimenteront de nouvelles voies de réussite mais par la liberté pédagogique.

Ce n’est pas par la mise en concurrence des personnels et des établissements que les jeunes entreront dans de bonnes conditions dans la vie professionnelle mais par des parcours scolaires adaptés en lycée général, technique ou professionnel. Ce n’est pas par la précarisation des métiers que les postes trouveront des personnels en nombre et formés mais par des métiers reconnus et attractifs."

09/11/2018 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 10 novembre 2018 à 08h40 par Chloé, Saint-nazaire
Je croyais que le SGEN-CFDT et l'UNSA appelait à cette grève et la CGT? On n'y comprend plus rien.

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