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Saint-Nazaire 22 000 personnes manifestent à l'appel des organisations syndicales

Après quatre journées de mobilisation en un peu plus d'un mois, on aurait pu croire que le mouvement social allait baisser d'intensité. Le gouvernement l'espérait, les syndicats sans l'avouer le craignaient. Or, il n'en a rien été, bien au contraire. Mardi à Saint-Nazaire, elles étaient près de 22 000 personnes à crier haut et fort leur hostilité à la réforme des retraites. Un chiffre bien supérieur aux derniers mouvements de grève, mais que l'on doit relativiser du fait de la présence des étudiants.

Le site du Ruban Bleu et la place de l'Amérique ont une nouvelle fois servi de point de rassemblement des manifestants. Vers 12 h 30, tout le monde s'est accordé à dire que le mouvement prenait de l'ampleur. Il est vrai que dans la matinée 500 lycéens ont défilé dans les rues de Saint-Nazaire donnant le ton à la plus importante mobilisation de l'année. Deux heures plus tard, près de 22 000 personnes ont répondu à l'appel des syndicats. En préambule au défilé, les diverses organisations ont pris la parole, chacune y allant d'un discours aux airs de déjà entendus. Seul Marcel Le Bronze de FSU s'est distingué dans la lecture d'un communiqué aux allures de discours Shakespearien qui n'a pas laissé insensible les manifestants. Quant à la CFDT, elle a laissé une grande partie de son temps de parole, précisant qu'elle aurait préféré un discours commun. Nina Scuta représentante du mouvement étudiant a pour sa part dénoncé l'abus de pouvoir d'un gouvernement qui ne se préoccupe pas des générations à venir. Parlant du chef de l'état et de ses ministres, elle s'est écriée : "Ils nous foutent la pression et nous rabâchent d'étudier. Mais comment pouvons nous étudier quand nos professeurs sont absents ?"

Le PS dans la foule

Quelques instants plus tard, le cortège avec à sa tête les étudiants a défilé sur le long circuit dans les rues de Saint-Nazaire. Parmi, les manifestants, on a pu remarquer Joêl Batteux maire, accompagné de David Samzun, Lydie Mahé, Philippe Grosvallet et bon nombre d'élus et sympathisants du parti socialiste. Au fil, de la marche, de nombreuses personnes sont venues grossir les rangs d'un défilé qui s'est déroulé dans un excellent esprit. Ce n'est qu'au retour au lieu de rendez-vous, que les choses se sont gâtées.

Le bras de fer

En effet deux cents jeunes ont voulu faire le bras de fer avec les forces de l'ordre. Jets de pierre, de canettes de bière, cailloux, fumigènes se sont succédé en direction des CRS. Des poubelles ont été brûlées au milieu de la rue.. Ces derniers ont répliqué avec des gaz lacrymogènes avant que le chef d'escadron n'ordonne une charge en règle jusqu'au Ruban Bleu, afin de disperser les manifestants à hauteur de la rue Albert de Mun. Des incidents mineurs, qui sont arrivés alors que tout s'était bien passé.

Rendez-vous samedi 16 à 14 h 30 place de l'Amérique latine

Quoi qu'il en soit, cette journée qui a rassemblé près de 3,5 millions de personnes en France selon les syndicats montre une nouvelle fois la détermination de ces derniers qui ont réussi à mobiliser bien au-delà de leurs espérances. Qu'en sera-t-il samedi 16 octobre date de la prochaine manifestation ? Nul ne le sait, mais la fronde s'intensifie et l'on s'oriente bien vers un durcissement de la situation, à moins que d'ici là, le gouvernement ne fasse machine arrière.

fotofrance®

Auteur : Y.E. | 12/10/2010 | 0 commentaire
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