Saint Nazaire Infos

Rien ne va plus dans les services hospitaliers

Les premiers résultats de l’étude sur les conditions de travail en milieu hospitalier sont connus et ils ne sont pas rassurants. La CFDT tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme.

« Nous avons eu environ 45 000 réponses de soignants sur 500 établissements en France. Les résultats sont sensiblement les mêmes dans tous les établissements », commence Philippe Morice, secrétaire général de la CFDT Santé Sociaux. L’enquête commencée en octobre 2010 s’intéresse tout particulièrement aux conditions de travail dans un milieu qui fait passer le rendement avant le social avec une prise en charge plus courte afin d’optimiser les coûts.
Après les 16 semaines de grèves des urgences de l’hôpital de Saint-Nazaire, les chiffres avancés par la CFDT n’étonnent pas : environ 70 % des soignants estiment que le travail s’est dégradé. Pour 47 %, ce qui dégrade le plus la santé au travail sont (à égalité) le stress et la charge physique. 25 % des agents aimeraient changer de site ou de service, 20 % aimeraient carrément changer de métier. Ces chiffres sont nationaux, mais se vérifient – voire sont pire - au niveau local. « Nous n’avons pas les chiffres définitifs, mais nous pouvons déjà dire que 96 % des agents trouvent le travail stressant, que 84 % trouvent que la charge de travail s’est aggravée depuis 5 ans et 50 % déclarent que les rappels sur les repos dégradent leur vie personnelle », précise Olivier Patrick, secrétaire de la CFDT Santé Sociaux.

Action/réaction
La CFDT pointe du doigt la désorganisation des services de santé qui aggravent une situation en pleine dégradation depuis plusieurs années maintenant. « Ils ont eu le budget en avril au lieu de janvier. Certains ne savent même pas s’ils vont pouvoir partir en vacances. Les agents sont surchargés de travail car il faut rentabiliser : ils sont rappelés sur leurs jours de repos ou font des heures sup. dans certains services les journées de 10 ou 12 heures sont monnaie courante », ajoute Philippe Morice. D’autant que 70 personnes sont concernées au niveau local par la mesure « parents de trois enfants », soit encore du personnel en moins qui n’a pas forcément été remplacé.
Quelles solutions sont possibles ? « Nous proposons de repenser l’organisation en mettant les acteurs au premier plan. Si nous ne redonnons pas du sens au travail, nous allons avoir une pénurie d’agents et c’est l’usager qui va être lésé », explique Philippe Morice. Soit remettre les métiers en avant comme les aides-soignantes (AS) et les agents des services hospitaliers (ASH) qui n’ont pas les mêmes qualifications ; adapter les postes pour que le travail soit moins pénible.

Auteur : AP | 21/06/2011 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 23 août 2013 à 16h03 par mutuelle hospitalisation
Bonjour,
Les conditions de travail en milieu hospitalier sont parfois insatisfaisants. C'est la raison pour laquelle, les personnels offrent des services insuffisants pour les patients. C'est une sorte de cercle vicieux.

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