C'est LA création des Escales 2011. Le festival a décidé de réunir les sons bretons du bagad de Saint-Nazaire et la musique traditionnelle marocaine des gnawas d'Agadir. « C'est une création phare qui va marquer cette édition », promet Eric Provost, président des Escales. Pendant quatre jours, huit gnawas ont répété avec 25 musiciens du bagad. Une résidence que les Nazairiens attendaient avec autant d'envie que d'appréhension : « Il a fallu imaginer avec des données qu'on n'avait pas, s'inscrire dans le respect des traditions de chacun mais aussi dans une culture contemporaine », explique Christian Méhat, directeur musical de la formation bretonne.
Une connexion
Pendant trois jours, en fin de semaine dernière, les 33 musiciens réunis ont mêlé le son de leurs instruments, d'abord au conservatoire puis au local du bagad. « Chacun s'est exprimé librement. Nous avons remarqué que si nous formulions des demandes précises, nous tirions les deux formations vers le bas. Il fallait rester dans nos registres. » Et si les deux styles se juxtaposaient au début, très vite une « connexion » s'est établie. « C'est peut-être une de mes meilleures résidences », se félicite Christian Méhat.
Les instruments sont bien différents, la culture aussi. Pourtant, bagad de Saint-Nazaire et Gnawas d'Agadir ont relevé des « similitudes culturelles », note Abdirraouf Sidine, responsable de la formation marocaine. Christian Méhat a quant à lui retrouvé quelques pas des danses du pays de Redon dans ceux des gnawas. Côté sonorités, les gambri et raïta marocains se rapprochent de la basse et de la bombarde.
Création « puissante »
Cette création « originale et puissante », selon Patrice Bulting, pourrait bien trouver sa place ailleurs. « C'est une nouvelle formation qui sort de cette rencontre », sourit le directeur des Escales qui espère « un concert appelé à tourner ». Pari tenu pour le festival nazairien qui fonde beaucoup d'espoirs dans cette création qui « colle » à ses valeurs : « l'échange, la relation nord-sud, la libre circulation des artistes, la diversité culturelle et la création ». Le projet a été « lourd à monter », reconnaît Patrice Bulting. 80 000€ auront été nécessaires à la création. Une somme apportée pour moitié par le conseil général, en plus de son soutien au festival.
Après une première rencontre réussie, environ 45 minutes de sons marocains et bretons savamment dosés seront proposées aux 30 000 spectateurs de l'ouverture du festival de Timitar, à Agadir, le 22 juin. Avant un « match retour » le 5 août, aux Escales. D'ici là, les 33 musiciens auront eu l'occasion d'étoffer leur partition commune.
Le 05/05/2012 par Christian Braut dans
Des paysages panoramiques à l’hôpital
Le 02/05/2012 par REFRACTAIRE a encore frappé !!! dans
Des paysages panoramiques à l’hôpital
Le 01/05/2012 par moyen dans
Des paysages panoramiques à l’hôpital
Le 14/04/2012 par elamal dans
Un minibus, symbole de solidarité entre France et Tunisie
Média Web