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Pourquoi Gilles Denigot quitte EELV

Gilles Denigot continuera « à faire de la politique fermement, localement et nationalement », à dire ce qu'il « pense haut et fort ». Il rappelle ses engagements et explique pourquoi il ne peut plus rester avec EELV livrant son analyse sur ce qu'est devenu le parti des écologistes.

« À l'impossible nul n'est tenu !
Fin décembre, lors de la 1re réunion dite de consensus pour les départementales en 44, j'ai annoncé deux points que je souhaite développer devant vous.
Rassurez-vous, ce sera la dernière contrainte que je vous inflige et ici elle ne perturbera pas celles qui ne veulent retenir que la hauteur du verbe lorsque je m'exprime oralement.
Comme si tout ce que je dis mérite un tel mépris ressenti par moi, comme une discrimination sociale.

1. Mon adhésion au parti des travailleurs touchés par l'amiante.
2. Ma future démission du parti EELV.


Sur le 1er point :
Mes poumons sont en effet porteurs de plaques pleurales révélées au scanner de début décembre. Cette saloperie contractée dans les cales de navires amiantées pendant de nombreuses années, devait dormir et a décidé de se réveiller. Il me faudra faire face !
J'ai syndicalement été dans les 1ers avec mon ami Bernard Gouvart de Dunkerque à mener ce combat politique de reconnaissance d'exposition des travailleurs portuaires à l'amiante. Je me suis beaucoup investi dans la commission nationale de l'amiante (Ne plus perdre sa vie à la gagner !) conduite par Jean Le Garrec, député du Nord et président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale.
Notre syndicat CNTPA a obtenu de haute lutte la reconnaissance à l'ACATA (Allocation de Cessation d'Activité des Travailleurs de l'Amiante) qui permet et a permis aux nombreux ouvriers portuaires de France d'en bénéficier à concurrence d'une année par tranche de trois années de travail exposé. C'est cette mesure qui m'a conduit à cesser mon activité en 2004 alors que je n'avais pas 60 ans, mais que je travaillais néanmoins depuis l'âge de 14 ans.
Attention : Une plaque pleurale n'est pas forcément suivie d'un mésothéliome (cancer de l'amiante) mais c'est tout même mieux de ne pas en avoir.

Dans le parti vert, j'ai le regret de vous dire, qu'il y a celles et ceux qui parlent (beaucoup) de la « santé au travail » et c'est tant mieux. Je pense néanmoins, qu'ils n'écoutent guère ceux qui y sont exposés au quotidien dans de nombreuses branches professionnelles, à commencer par ce milieu industriel souvent décrié à tort par des gens qui ignorent totalement de quoi ils parlent. Il y a du chemin à faire pour la nouvelle génération verte du dialogue et de l'écoute !

Sur le second point :
Annoncée de façon brève sur Facebook et twitter, ma future démission est diversement interprétée. J'ai laissé passer les fêtes, pris par d'autres occupations prioritaires, mais comme l'esprit de discernement fait parfois défaut et en toute amitié je vais essayer d'argumenter pèle-mêle sur les accumulations qui font qu'effectivement à l'impossible nul n'est tenu !

Certes, personne n'est obligé de partager, mon analyse, mes doutes, mon ressenti. Je ne demande pas l'approbation, juste le respect et peut-être la réflexion pour certains d'entre vous.

Un peu d'histoire (s)
Fils d'ouvriers et de paysans - une denrée rare et peu appréciée chez les bobos écolos - j'avais 20 ans en 68 quand j'ai commencé « mon militantisme ». C'était des manifestations, des questionnements, mais aussi et surtout des rencontres à n'en plus finir.
Avec des personnalités, avec des « anonymes » avec des « sachant » et des travailleurs de l'ombre oeuvrant dans la tourmente de leur quotidien et de leur milieu social pour tenter de créer les conditions d'un changement de système.
Ceux-là même qui m'ont tant appris et donné, ces « gueux » si méprisés par la pensée unique d'un « marxisme » mal compris, eux qui dénonçaient cette économie antagonique avec le progrès, cette économie qui broie les hommes et la nature, qui détruit les consciences et les écosystèmes.
Toute ma vie, j'ai été ballotté entre l'obligation immédiate de réformes pour tenter de vivre moins mal au travail et dans la vie extérieure, et entre l'urgence de s'organiser pour renverser un ordre économique qui domine toutes les consciences et façonne les partis selon ses volontés. Je me suis par l'expérience forgé quelques certitudes contre les illusions.
J'ai toujours été un militant écologiste, dès 1968 autour des thèses méconnues de l'économie distributive ou je militais activement, publiquement et syndicalement. Dans cette confédération sectaire, j'en ai payé le prix fort, mais je n'ai aucun regret sur le fond.

J'ai été dans les débuts de la GO ( La Gueule Ouverte) avec Fournier, Isabelle, Cabu, Gébé, Reiser, Lambert... car il y avait voisinage permanent avec l'économie distributive.
J'ai été de tous les combats locaux et nationaux. Plogoff, Le Pellerin, Erdeven, Le Carnet, Lip, Le Larzac et LUP, le Joint Français, Batignolles, Tréfiméteaux, Cerizay, le MLF...
Mais aussi, les Comités d'Actions forts actifs sur ces périodes. Les débats et les solidarités paysans (avec B. Lambert, R. Loquet.. ) syndicalistes, et intellectuels, les chantiers navals, les docks européens, mais aussi Fontevraud, Creys Malville, les projets d'extensions portuaires, etc..
Une liste trop longue....de tous ces GPII qui ne disaient pas encore leur nom et mobilisaient mon énergie. Nous n'étions à Saint-Nazaire que cinq cégétistes opposés publiquement à la centrale du Carnet et mis à l'index par la direction syndicale...
Les salons écolos, les débats sur la question du salariat et du travail, la rédaction, l'impression, la distribution de l'Inter Syndicaliste organe des GSED prenait tout le temps libre que me laissait mon activité de docker qui tournait autour des 2300 heures de travail annuel... Activité forte avec mon élection chaque année comme secrétaire général du syndicat pendant 25 années à bulletin secret ce qui était unique en France.
Lieu de débats et de conflits, ou nous avons collectivement créé une pseudo-coopérative ouvrière en 1993 lorsque tous les ports de France étaient paralysés par un conflit national voyant la fuite des navires marchands, donc les emplois, les recettes aux collectivités, vers Anvers, Rotterdam, Barcelone ou Gênes..... C'est un fait !
Nous avons créé cette « méga structure » ou les dockers étaient actionnaires majoritaires avec 58 % du capital social sur laquelle était adossée la 1re et unique « école de formation professionnelle » dans les ports Français. Cette démarche pourtant alternative (1992), n'a suscité que très peu d'intérêt des politiques craintifs sans doute de devoir se positionner vis-à-vis d'un syndicat national dominant et monopolistique sur les ports. Là encore c'est courage fuyons !

Nous avons osé, mais ce fut l'exclusion collective de toute notre section syndicale (300 adhérents !) Une stratégie collective et alternative des dockers nazairiens que la direction syndicale nationale et ses strates locales nous ont chèrement fait payer.
Sur moi, désigné (à juste titre) comme le « responsable » ce fut toutes les calomnies, les mensonges répétés en boucle, les menaces, les violences et autres turpitudes indignes du mouvement ouvrier. C'est souvent ce que ça coûte à ceux qui franchissent le Rubicon !

Mais ce fut aussi la bascule de l'associatif à l'engagement électoral avec le soutien à René Dumont en 1974. René qui était opposé comme candidat à la candidature à mon ami Charles Loriant alors animateur du MAD ( Mouvement pour l'Autogestion Distributive).

Mon engagement politique est venu de façon singulière lorsque le PS faisait l'ouverture aux citoyens dont nous parlons aujourd'hui. C'est en 1989, que j'ai été élu comme conseiller municipal (1989 à 2008) comme « société civile » à la demande de Joël Batteux, maire Chevènementiste venu me chercher. J'étais subdélégué aux questions maritimes et portuaires, sans mandat dans l'exécutif, seule fonction soumise aux règles du cumul.
Notons qu'au dernier mandat j'étais sur le quota Vert. Je n'ai jamais été dans l'exécutif, juste un simple, mais visible, conseiller municipal.

Je me suis toujours gardé d’adhérer à un parti, ce n'est qu'en 2004, libéré de ma fonction professionnelle et syndicale que j'ai franchi le pas.

C'est en 2008, à la fin de mon mandat municipal que je suis devenu conseiller général.
de Saint-Nazaire Ouest. Il y avait une négociation du 44 avec le PS, nous avions des candidats dans une quinzaine de cantons et trois sur lesquels le PS soutenait les Verts, dont Saint-Nazaire. Ce canton était à gauche (une seule fois à droite avec la défaite de Batteux) et était gagnable. C'était un demi-mandat, en remplacement de Marie-Odile Bouillé députée touchée par le cumul.
Je n'étais pas a priori candidat, mais j'ai été sollicité par un adjoint vert pour y aller. Il fallait faire barrage à une autre personne ex-collègue de l'AREV qui se situait à la gauche des verts (notion qui reste pour moi une franche rigolade...) lui, comme moi dans le courant « réalo » (notion aussi stupide !)
Le résultat du vote interne dans le GL ne faisant pour lui aucun doute, il me donnait d'ailleurs les résultats avec une précision d'horloger avant que les adhérents ne votent !
Un génie capable de répéter la petite musique en AG du 44 en 2014, puisque je n'ai obtenu cette fois aucune voix du GL Nazairien… Je dis bien aucune car, mes quatre voix sont celles de Michèle Viau aussi rejetée que moi par le GL et des deux pouvoirs que nous avions. Celui de Roseline Amelot dont le GL a repoussé le plus longtemps possible l'adhésion et celle de François Billet mis lui aussi au pilori de par son attitude à vouloir suivre la voix tracée par Nicolas Terrassier ( candidature avortée) aux dernières Municipales plutôt que la liste PS de David Samzun.

Il y a donc dans ce parti, que ça plaise ou non de le lire et de l'entendre, un rejet de ma personne, je le constate, le déplore car malgré mes défauts, je crois avoir aussi, des idées, des capacités, du potentiel à revendre ou plutôt à distribuer !
Notre GL, n'est en fait que le miroir du parti, ou fonctionne une démocratie élective avec toutes ses failles, ses contorsions, ses petits arrangements et toujours l'occultation de vrais débats.. Nous confondons, des interventions successives, souvent riches et bonnes, mais où la passion dresse un camp, un groupe, une motion contre l'autre camp...

Pour moi, un débat se construit, il doit partir d'une étude appelée diagnostic, puis lorsqu'il est partagé, il suscite des questions, qui lorsqu'elles sont partagées, doivent donner lieu à des pistes et des recherches de solutions... Aux antipodes de notre fonctionnement bureaucratique et clanique !
C'est de cette façon que pendant 25 ans, j'ai animé le syndicat des dockers nazairiens, où nos débats étaient passionnants, réels et riches, car toujours ils débouchaient sur de l'éco-construction de solutions à mettre en oeuvre. Un autre monde !

Or, chez les Verts (EELV) nous ne travaillons jamais ainsi, jamais. Si bien que toute idée est interprétée, déformée, elle devient une sorte bouillie pour chat. Ce ne sont que des oppositions de camps et de postures qui font acte politique pour les stratégies offrant ensuite les postes ! Pathétiques...vraiment affligeant pour un jeune parti sur lequel mes espoirs - sans illusions certes - de faire de la politique autrement étaient revenus avec Europe Écologie sous la houlette de Dany – tant critiqué lui aussi - dans des opérations de sauvetage des verts versus 2007...

J'avais rédigé un texte dans cet espoir né et avorté « Le jour se lève à Tours » en réplique à « La nuit finit à Tours » qui signait l'acte de scission entre socialistes pour voir naître le PCF. Tentative qui préfigurait à Tours, Europe Écologie et son Manifeste d'appel !
J'ai vite déchanté en voyant comment se levait l'appareil dans toute sa rigidité, comment il rejetait l'idée même de « Coopérative » apeuré peut être par une concurrence ou il n'aurait pas pesé lourd ou que sais je encore. Si bien que cette « Coopérative » a été asphyxiée le lendemain de l'appel du 22 mars 2010, par sa mise sous tutelle du parti. Il est amusant de voir qu'aujourd'hui, c'est la coopérative qui est accusée d'insuffisance pas le parti qui la dirige et la phagocyte. Une coopérative où j'ai adhéré depuis 2010 en dehors de mon adhésion partidaire.

Chez les Verts, nous voulons bien l'ouverture, mais à condition de la contrôler toujours et encore. Il est normal que nous soyons si petits, notre stratégie est à géométrie variable, notre fil conducteur trop fin pour être vu, nos pratiques délétères et la convivialité une inconnue. En 2014-2015 depuis le départ des deux ministres du gouvernement, l'opportunisme politique devient le seul fil conducteur.
J'ai observé que les concurrences de personnes (souvent nommées abusivement bataille
des ego, ce qui stérilise les débats possibles ! ) n'ayant une existence sociale personnelle, économique, puis publique est trop souvent liée au parti. Eux-mêmes n'ayant mené aucun combat social et écologique en dehors du parti, ils ne peuvent « exister » que par le parti. C'est bien évidemment une différence sensible avec mon parcours et ceux qui pourraient pointer le bout de leur envie.....
Dois-je répéter ce que je dis depuis si longtemps en citant un autre anonyme pourtant porteur d'une analyse économique et politique à faire verdir le meilleur élément d'EELV
« Un homme de parti n'est qu'une partie d'homme »
Dans ce parti que je quitte, je ne me suis jamais senti dans mon monde.
Je ne dirais pas « mal à l'aise » car j'aime bien bousculer les barrières ! J'ai toujours considéré que c'était un monde socialement ignorant des conditions élémentaires du monde ouvrier ainsi que de la pauvreté réelle. Que la connaissance brillante de très nombreux militants sur ces sujets était d'abord « littéraire ». Ils avaient surtout appris à apprendre plus qu'à connaître !
J'ai toujours considéré que je n'étais pas compris, pas écouté, pas entendu dans mon désir d’aller au fond des sujets... Bien sûr, j'entends, c'est que je me suis mal ou pas assez bien exprimé. Mais n'est pas aussi, un peu, à tous ces intellectuels du parti ou ses membres sont pour beaucoup hyperdiplômés de permettre l'expression aux autres ?
Mis au pilori par la démocratie élective verte à l'AG 44, par 14 adhérents du GL nazairien, mis au pilori par l'AG m'ayant donné des points dans le vote mais me reléguant à celui du GL ( mais à quoi servaient alors les votes du 44 si seul le GL est pris compte ?).
Chacun comprendra que je n'ai d'autres solution que de quitter EELV.
Pourquoi, vouloir rester dans « une maison » un parti, qui vous dit qu'il n'a pas besoin de vous ou qu'il ne veut pas de vous ? Je me dois de quitter cette galère, c'est essentiel pour ma santé mentale, et je vais écouter « mes vieux sages » qui me disent que je perds mon temps et que j'ai mieux et d'autres choses à faire ailleurs avec des personnes plus proches de la vraie vie !

Je suis toujours étonné, de voir comment on me tient les doubles langages, « Gilles on aimerait discuter avec toi » et « on a besoin de toi et de ton expérience ». Je viens donc à un RDV du soir dans un bistrot du port. On me dit alors que c'est une réunion informelle, n'engageant pas le GL, la question est « comment renouer les liens, quelles sont tes intentions politiques, etc.. »
Je m'engage ce soir-là, à deux semaines de l'AG 44, sur un principe de loyauté, sur le fait que des passerelles pourraient être créées et je donne des pistes…Je redis que ce serait une erreur de me voir revenir dans le GL, alors que ma présence n'est pas souhaitée, que le porte-parole de ce GL l'a mentionné au CPR de juin ou les quatre refuzniks » étaient réintégrés après deux mois de suspension illicites. Son propos était alors, « que mon retour n'était pas souhaité et que des adhérents anciens démissionneraient, si c'était le cas ».
J'en ai pris acte, même si le CR de ce CPR gomme cette déclaration.

Je me demande encore pourquoi ces deux responsables du GL m'ont sollicité ce soir-là...
Mais c'est sans importance, le savent-ils eux-mêmes !
Précision pour que ce soit clair !
C'est sûr que si le PS m'avait sollicité pour faire binôme sur le canton N°1 où j'habite et
où j'ai été élu en 2008 ( 45 % et 66 % ) j'y serais allé, sans condition simultanément à ma démission du parti.
Mais il y a (sans doute) eu des désaccords internes de la section PS, là aussi il y a des adhérents PS fermement hostiles à mon militantisme radical n'en déplaise à celles et ceux qui s'autoproclament la gauche du parti vert ! Ceux-là, savent que lorsque je suis élu je ne ferme pas ma gueule, si j'ai quelque chose à dire et c'est souvent le cas !

D'autres partis m'ont encouragé à y aller... Je n'ai pas donné suite, et ce pour les mêmes raisons qu'avec EELV. Le rôle d'un parti étant d'avoir des élus sans renier ses fondamentaux.

Trahison : Mais de quoi et de qui… Dites le moi ?
- D'un parti qui me rejette localement, qui ne veut pas avoir d'élus au département au motif que ceux-ci ne servent à rien, alors qu'il pouvait en avoir quatre à minima pour préparer en force le contre coup possible des régionales devenue l'obstination unique des petits jacobins verts ?
- Des Verts locaux de Saint-Nazaire qui sont allés comme au Mans, à La Roche-sur-Yon, à Laval, à Angers avec le PS dès le 1er tour dans un scrutin municipal avec une part de proportionnelle et possibilité de fusion entre les deux tours ?
- Le PS est indésirable depuis la démission de Duflot & Canfin ? Alors pourquoi rester dans la majorités dans les 20 régions, dans toutes les mairies et agglomérations ou c'est également le cas ?

Soyez cohérents camarades, ayez le courage de passer dans l'opposition partout ! Oui, j'entends, c'est différent, c'est Valls le problème… Mais lorsque la question est posée ainsi, elle est aussi incertaine dans sa pertinence que le pari fou de Duflot et consorts d'enterrer le PS et Hollande pour construire un truc qui ne sera certainement pas plus aisé politiquement et écologiquement. Moi, je revendique le droit de ne pas être l'escabeau d'une future candidate, est-ce permis ?

Alors les amis voilà, vous allez appeler à voter pour le PS au second tour sans avoir d'élus.
C'est sûrement une grande action politique pour ceux qui jouent petits bras et pour les citoyens électeurs qui la comprenne, mais je crains qu'ils soient rares.
Moi, je vais continuer à faire de la politique fermement, localement et nationalement, à animer une association locale qui avait mis le feu aux poudres pour les plus frileux dans l'audace. Je ne vais plus me soucier des petites bassesses locales, je vais continuer à dire ce que je pense haut et fort, y compris sur le fait qu'un parti politique, c'est aussi fait pour avoir des élus...

Stop, ne me dites pas, qu'il faut parfois faire passer les valeurs avant les places ou des conneries du genre. Car un parti qui n'est pas capable de mixer les deux « valeurs et élus » doit de suite déposer son bilan. Sur ce champ-là, celui de la figuration, il y a déjà Lutte Ouvrière depuis un demi-siècle sur la question sociale !
Merci à celles et ceux qui dans ce parti restent des ami-es que j'apprécie. »

Gilles Denigot
5 février 2015.
Président National de la CNTPA
Animateur de CELA
Adhérent de l'ACIPA, du CeDpa, de Greenpeace, du Peuple Breton, de Charlie Hebdo.
 

05/02/2015 | 4 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 06 février 2015 à 14h14 par Jean-louis Garnier
Confession intéressante et touchante car humaine, sincère probablement. Pour ma part j'ai toujours vu Gilles sous un tout autre angle, celui de l'agent d'influence pour les amerlos (USA) comme son mentor Cohn-Bendit
#2 - Le 07 février 2015 à 07h52 par Dupont,pas Ducon, Saint-nazaire
Désolé pour ta santé@Gilles,courage..mais

Ton auto-promotion (longue,longue) dans cet article me laisse sans voix.
Ta voix à portée certes à une époque comme syndicaliste, mais ce temps là est loin, très loin.
Qui s'intéresse encore à tes accointances, une fois avec les djihadistes vert, une autre fois avec l'extrémisme de gauche.
Ton échec aux dernières municipales montre que ton ambition personnelle ne trouve plus sa place à Saint-Nazaire.

Ceci-dit soigne toi bien et meilleure santé.
#3 - Le 08 février 2015 à 13h04 par franck berthelot, Saint-nazaire
Le problème de Gilles Denigot, personnage fort sympathique au demeurant, c'est qu'il a tout vu, tout fait (probablement en partie), et on le voit dans ce texte, il parle, il parle, mais on ne peut pas en placer une face à lui! Qu'il s'agisse de ses adversaires ou même de ses alliés.

Pour les cantonales de 2008, 44,81% au 1er tour et 65,8 au second, certes. Mais il faut rappeler qu'il était le candidat commun VERT-PS (ou seulement vert mais sans PS en face et soutenu par celui-ci, ce qui revient au même).

En 2011 avec un candidat PS, il arrive 2eme avec 25% des voix (ce qui est tout à fait honorable mais avec 65% d'abstention et l'étiquette de candidat sortant).

Municipales 2014: grosse claque avec 6,5%! Il fallait couper les ponts avec EELV à ce moment là au lieu de jouer au chat et à la souris en étant "viré" mais toujours encarté, plus à EELV mais avec une affiche verte ornée du symbole (tournesol) du parti, et le "moi je, moi je" en permanence.

Sur ce, bonne retraite et bon courage.
#4 - Le 11 mai 2015 à 09h36 par Gilles Denigot, St Nazaire
Cher Franck Berthelot.

Tu semble me connaitre, moi pas, tu me reproche de "parler" et parler encore... Soit !

Comme tu me trouve " sympatique au demeurant" je te propose de prendre un verre en ville ou ailleurs ! Je t'écouterais, promis, juré car saches que je sais très bien le faire.
Puis je ne dirais à personne qui est Franck Berthelot.Promis encore.

Fais moi signe : denigotgilles@gmail.com
Salutations
Gilles
Salutaions

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