Saint Nazaire Infos

Pour le peuple de la rue

Alors que l’on s’apprête à passer l’hiver au chaud, le CCAS de Saint-Nazaire intensifie son action envers les sans-abri de la ville, une organisation rodée qui prend en charge cette veille sociale avec plusieurs partenaires.

Un plan hivernal

À l’instar du plan canicule, le plan hivernal enclenché depuis le premier novembre a pour objectif de mettre en œuvre un dispositif d’aide aux personnes qui vivent dans la rue. C’est un dispositif national particulièrement appliqué à Saint-Nazaire, une ville qui, paradoxalement ne recense pas un grand nombre de SDF.
« Une soixantaine de personnes en rotation chaque trimestre avec un noyau dur '' recensé '' de 17 personnes fixées à la rue et qui n’en démordent pas », évoque Nathalie Bouganne, responsable de l’action sociale au CCAS. Avec une tendance qui reste à confirmer, les jeunes de moins de 25 ans qui « habitent » dehors sont de plus en plus nombreux.
Si la veille sociale relève des compétences de l’État, Saint-Nazaire n’a jamais été identifié comme une ville nécessitant des crédits d’État pour mettre en place une veille tout au long de l’année. Malgré ce fait, poursuit Nathalie Bouganne : « La ville de Saint-Nazaire a toujours souhaité avoir au moins une équipe de proximité ». Elle existe depuis 2002 avec des travailleurs sociaux qui interviennent été comme hiver.

En maraude toute l’année

Une réflexion s’est mise en place sur la politique sociale et le CCAS a délégué la mise en place de cette veille qui se fait par des maraudes à l’association Anef Ferrer (logement et accompagnement des personnes en difficulté). Le CCAS reste pilote, animateur, évaluateur et financeur.
D’autres associations sont parties prenantes de ces actions : La Rose des vents, l’ADPC (protection civile), la Croix rouge et l’ASC le trait d’union.
Les maraudeurs, dont le nom peut prêter à confusion sont des professionnels venant en aide aux personnes vivant dans la rue. Ils mènent plusieurs types d’actions allant du repérage à l’incitation de se mettre à l’abri ; mais répondent aussi à certains besoins immédiats (couverture, eau, vêtements). Ils sont à l’écoute et tentent de mettre sur pied des dispositifs d’accompagnement favorisant une réinsertion.
Les maraudes se déroulent tous les lundis après-midi dans les rues et les squats. L’équipe est renforcée, le cas échéant, sur signalement, par un médecin urgentiste qui peut intervenir sur un diagnostic vital.
De même, une infirmière psychiatrique peut venir en soutien sur les pathologies comme les troubles anxiogènes, enfin, la Croix rouge « patrouille » tous les vendredis soir.
Le plan hivernal amplifie le dispositif de veille selon les températures ressenties, le plan « grand froid » est déclenché par la Préfecture (température négative le jour et -10 °C la nuit).
Des mesures spécifiques se mettent alors en place avec des maraudes tous les soirs.

Les structures d’hébergements

Saint-Nazaire possède un lieu d’hébergement d’urgence, le foyer Blanchy qui dispose de 30 places en chambres individuelles (dont trois réservées aux femmes et une pour les personnes à mobilité réduite). Cette capacité d’accueil peut monter à 40 places en dédoublant certaines chambres. Il est fermé de 10 h 00 à 16 h 30, sauf en cas de grand froid. Les « usagers » reçoivent leur déjeuner au Trait d’Union.
Le foyer Blanchy fait et va faire l’objet de travaux de réhabilitation (430 000 €) en matière de sécurité, d’accueil et de confort, toutes les chambres seront refaites en 2012. Un autre objectif est d’agrandir le chenil, source de difficultés, puisque les SDF ont souvent un, deux, voir trois compagnons à quatre pattes dont ils ont beaucoup de mal à se séparer. L’accès à Blanchy est évidemment interdit aux animaux.
Il existe aussi un dispositif hôtelier important sur Saint-Nazaire, la mairie rajoute 60 000 € de subventions par an aux aides de l’État pour financer des nuitées. Cette volonté municipale s’est aussi traduite par l’ouverture de deux appartements hôteliers permettant d’accueillir des ménages avec enfants.

« Mais, ce n’est pas suffisant » reconnaît Nathalie Bouganne

Le taux d’occupation moyen est de 75 % en 2010, cette année de 65 % avec des moyennes de séjour qui ont fortement augmenté (trois semaines). Mais, rajoute Nadine de Laroche, la directrice de Blanchy : « Il faut bien distinguer le dispositif d’accueil d’urgence où les personnes passent une ou trois nuits avant de partir dans une autre ville et le dispositif de stabilisation pour les personnes qui veulent se poser. Nous les aidons à engager un processus d’insertion sociale et professionnelle ».
« Dans l’idéal, on ne sort du dispositif hôtelier que lorsque l’on a trouvé une solution ».
Une coordination des différentes équipes se fait une fois par semaine où sont notamment examinés les cas les plus inquiétants. « Parfois, nous sommes dans de la non demande de prise en charge, certains sont en grande difficulté, mais pour autant, ne veulent rien. Il y a parfois un sentiment d’impuissance devant certaines situations » signale Nathalie Bouganne.
 

Pratique

Le plan hivernal est opérationnel du premier novembre jusqu’au 31 mars.

Pour signaler un cas de détresse le 115
Le foyer Blanchy est situé 2, rue de Sévigné
02 40 66 57 80

Auteur : JRC | 23/11/2011 | 3 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 24 novembre 2011 à 09h21 par GUISNEUF PIERRE
Bonjour,

J'attire votre attention sur le fait que la CRF "patrouille"le vendredi soir,c'est une chose mais nos équipes de la Protection Civile 44 maraudent tous les soirs durant le plan hivernal.
Je tenais à apporter cette précision.
Cordialement.

Pierre GUISNEUF
Secrétaire général de la Protection Civile 44
#2 - Le 04 avril 2016 à 22h25 par bossis, Saint Nazaire
Vous dites que le foyer Blanchi n accueil pas les chiens c est une grosse erreur car les trois quarts quarts des sdf sonts dehors a cause de cette clause idiote N allez pas me dire que c est une question de proprete car les animaux sonts tres propres par intelligence vis a vis de la situatio' et les humains tres sales regarder la ville comme elle est tres sale les trottoirs c est une une honte tout ca parceque les employes municipaux ne veulent travailler que quelques jours alors que la loi francaise exige de travailler le matin a 5h et non le soir avec un bruit infernal c est inadmissible Je ne parle pas des retraites qui en onts marre de donner des cheques a la carene pour faire vivre des gens certains payer z rien faire justement cet argent les retraites faites des dotations pour les sans abri
#3 - Le 16 octobre 2017 à 20h27 par WYM, Le Croisic
Bonjour,

notre petit fils a rencontré un jeune sans abri de 26 ans avec qui il a sympathisé.
Il a un chien justement.
Comment l'aider à trouver un logement pour qu'il arrive à pouvoir se réinsérer. Il en a le désir.
J'habite le Croisic. Quelles associations permettraient qu'il ait un logement où se retrouver sur le plan humain.
merci

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