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Pêche sportive : Une Nazairienne double championne du monde

Marine Broussard, à 21 ans, est sans doute une des plus jeunes championnes du monde chez les adultes que la pêche du bord a connu. Elle a été sacrée à Torremolinos (Espagne), fin octobre.
 Marine Broussard, au centre, lors de la cérémonie de remise des récompenses
Marine Broussard, au centre, lors de la cérémonie de remise des récompenses

L’équipe de France féminine de pêche de bord a réussi un authentique exploit. C’était sur la Costa del Sol, du 19 au 26 octobre derniers, à l’occasion des championnats du monde de surfcasting. Les Tricolores ont quitté la péninsule ibérique avec un doublé historique, le titre individuel arraché par Marine Broussard et celui par équipe.

Nazairienne, Marine Broussard est licenciée sur l’autre rive de l’estuaire de la Loire, au Team Surfcasting Brévinois.

La retrouver à ce niveau n’est pas franchement une surprise. Il y a déjà un bout de temps qu’elle vient se mêler régulièrement à la lutte pour les premières places dans les concours régionaux ou au championnat de France. « C’était ma deuxième participation au championnat du monde. L’an dernier, j’avais terminé 4e et nous avions fini deuxièmes par équipe. Finalement, avec Cyndie, on a inversé les rôles cette année ».

Une pêche compliquée

Marine Broussard aura vécu, comme toutes les autres concurrentes, une pêche difficile à Torremolinos. « Il faisait 30°. Il y avait du soleil, pas de vent. On a disputé quatre manches de quatre heures, de 19 h à 23 h. Heureusement, car le jour il n’y a pas un poisson. De toute façon, il n’y en avait pas beaucoup. C’était uniquement des chinchards, des bogues, des pageots, quelques marbrés. Mais ce sont des petits poissons ». Quant aux appâts, il n’y avait pas l’embarras du choix. « C’était vers de sable pour tout le monde, un appât unique. On connaissait grâce aux pré sélections. Il est dommage qu’il n’y ait pas eu d’autres vers car il y avait des mulets qui sautaient partout », constate Marine. Mais les mulets ne s’en prennent pas aux vers de sable.

Marine Broussard a eu aussi les nerfs solides. « Lors de la 3e manche, je suis capot au coup de sifflet final. Je remonte la ligne et il y avait un pageot de 18 cm au bout. C’est un souvenir à en pleurer de joie. Je suis 14e et là, je comprends qu’il y a quelque chose à jouer lors de la dernière manche », ajoute la future championne du monde. Seulement, dans cette fameuse 4e manche qu’elle remportera finalement, il y a tout le clan espagnol dans son dos. « Les Espagnols ne me lâchaient pas. On était à deux ou trois places près. Leur capitaine était là pour tenter de me perturber, me faire perdre mes moyens sachant que j’ai horreur d’être regardée ». Mais Marine va surmonter cette pression pour arracher la victoire de la manche et au général final avec pour résultat dans les quatre manches des places de 7, 2,14 et 1.

 « Après, c’était fini. Les Espagnols sont redevenus très fait play. La remise des prix était sympa, la grande fête de toutes les nations, de toutes les langues. Ce qui était amusant, c’est que tout le monde se comprenait quand même ». Marine Broussard aura aussi beaucoup apprécié l’ambiance au sein de l’équipe de France. « Tout s’est très bien passé sur le plan relationnel, à tous les niveaux. J’ai aussi beaucoup appris au cours de ce championnat ». 

Ce titre mondial va t-il changer la vie de Marine ? Pas vraiment. « Notre sport n’est pas très médiatique. J’espère seulement bénéficier de quelques retombées en matière de sponsoring ».

Objectif Rio

Dès son retour à Saint-Nazaire, Marine Broussard retrouvera ses amis, son travail au bar PMU Le Murat ainsi nommé puisque son propriétaire, ancien crack jockey, remporta ce grand classique sur les gros obstacles d’Auteuil. Elle aura retrouvé aussi les concours régionaux. « Forcément, ils n’ont pas la même saveur qu’un championnat du monde. Le titre mondial, c’est ce qu’il y a de plus beau ». Et, dans quelques mois, elle n’aura pas cette fois de pression particulière lors des sélections puisque son titre la qualifie d’office pour la 22e édition qui aura lieu en France, au Boucau. Ensuite, le championnat du monde partira au Portugal et, en 2016, Marine Broussard caresse le rêve d’être encore présente au plus haut niveau. Car en cette année olympique, le mondial de bord de mer aura lieu, tout naturellement, au Brésil !

Auteur : MP | 03/11/2013 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 29 mars 2014 à 21h51 par Pasilinna Philippe, Parmilieu
moi ma chérie, elle a été sacrée championne du monde de CDMC section "boule joyeuse de Parmilieu (Nord Isère - pleut tout le temps) ce matin même.

:)

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