Saint Nazaire Infos

Octobre rose: mobilisation contre le cancer du sein

L’antenne locale d’Entraide cancer organisait ce samedi au parc paysager une journée d’information sur le cancer du sein. Une opération qui s’inscrit dans le cadre d’octobre rose, campagne qui sensibilise les femmes à l’importance du dépistage après 50 ans.
Patricia Racineux, bénévole à Entraide cancer 44 et le Docteur Corinne Allioux de Cap santé + 44
Patricia Racineux, bénévole à Entraide cancer 44 et le Docteur Corinne Allioux de Cap santé + 44

Le cancer du sein est celui qui touche le plus les femmes. Les spécialistes estiment qu’en cette année 2011 ils découvriront 53 000 nouveaux cas en France contre 19 000 pour le cancer colorectal, 11 000 pour le cancer du poumon et 9 500 concernant l’utérus (col et corps de l’utérus confondus).
Le cancer du sein atteint principalement les femmes entre 50 et 74 ans (environ 60 % des cas).

Un dépistage généralisé

Pour lutter contre ce fléau, depuis 1996 en Loire Atlantique (parfois depuis 2004 dans certains autres départements) un dépistage généralisé est proposé aux femmes dans cette tranche d’âge. Elles reçoivent tous les 2 ans, une lettre les invitant à une mammographie gratuite dans le cabinet de radiologie de leur choix.
En Loire-Atlantique, ce courrier est envoyé par l’association «Cap Santé + 44» agréée par le ministère de la santé. Sur les 178 000 femmes concernées, 2/3 d’entre elles vont effectuer une mammographie. «C’est un bon chiffre. Nous sommes le 6e département français avec le plus fort taux de dépistage ; la moyenne nationale est de 52%» souligne le Docteur Corinne Allioux, bénévole au sein de l’association. Chaque année, environ 400 dépistages se révèlent positifs en Loire Atlantique. Mais grâce à la généralisation de cet examen, un cancer sur trois est découvert alors que la tumeur mesure moins d’un centimètre de diamètre. Il s’agit alors d’un «petit cancer» qui guérit dans 95% des cas» précise le médecin. «C’est d’ailleurs tout l’intérêt d’être dans le dépistage et non dans le diagnostic. C’est-à-dire de découvrir la maladie avant les premiers symptômes qui sont la boule dans le sein, le galbe du sein qui se transforme avec souvent l’apparition d’une petite fossette ou encore un écoulement du mamelon.»
Les causes du cancer du sein sont encore assez mystérieuses. On sait néanmoins que certains facteurs entrent en ligne de compte : l’âge bien sûr mais aussi les antécédents familiaux. Si votre mère ou votre sœur a été atteinte, alors vous avez plus de risques de développer la maladie. De même, les femmes réglées tôt et ménopausées tard sont exposées. On s’est aussi aperçu que les traitements hormonaux à l’heure de la ménopause favorisaient l’apparition de tumeurs. Du coup ils sont moins prolongés aujourd’hui.
La meilleure façon de prévenir l’apparition du cancer du sein (mais aussi des autres) reste l’hygiène de vie: exercer une activité physique entre 30 minutes et une heure par jour (surtout après la ménopause) et limiter la consommation de graisse et d’alcool. L’allaitement aussi minimiserait le risque de développer la maladie. À noter que ce type de cancer touche aussi les hommes, mais de façon beaucoup plus rare. Un cas sur cent se développe chez la population masculine.
 

Une meilleure prise en charge des malades
Ces dernières années la recherche dans le traitement de la maladie a beaucoup progressé. Par exemple on ne voit pratiquement plus d’ablation totale d’un sein. «Les techniques sont beaucoup moins mutilantes» explique l’oncologue Philippe Déguiral qui exerce au centre Étienne Dolet dans le pôle hospitalier mutualiste à Saint-Nazaire. «En cas de petites tumeurs, une simple biopsie permet de l’enlever. La plupart du temps, on ne retire que la masse cancéreuse et les ganglions sentinelles lymphatiques près de l’aisselle. C’est l’ablation de ces ganglions qui provoquait le phénomène de gros bras. Mais aujourd’hui, avec les techniques modernes, c’est un effet indésirable qui disparaît.» Les traitements sont aussi beaucoup mieux tolérés grâce à ce qu’on appelle les soins de support. «On ne traite pas que la maladie, mais aussi le malade» surenchérit Philippe Déguiral. «Toute opération s’accompagne désormais obligatoirement d’un remodelage du sein. On se concentre aussi davantage sur la douleur, les vomissements, ou encore la chute des cheveux souvent mal vécue chez les femmes. Par exemple pendant la chimiothérapie, on pose sur la tête un bonnet réfrigérant qui diminue la perte capillaire. On y associe aussi des produits vasoconstricteurs qui resserrent les petits vaisseaux sanguins et empêchent le produit d’atteindre le cuir chevelu.» Les patientes sont aussi suivies par des psychologues, des diététiciennes et des assistantes sociales. D’ailleurs aujourd’hui c’est un véritable staff qui s’occupe des malades. Chirurgien, radiothérapeute et chimio thérapeute travaillent de concert en prenant des décisions collégiales. «Une démarche multidisciplinaire qui est désormais la base de toute prise en charge» insiste le cancérologue.
*Entre aide cancer à St Nazaire est une association qui accompagne et soutient les malades et leurs proches grâce à des groupes de paroles, de la sophrologie, de la marche, de la réflexologie plantaire ou encore de l’art-thérapie. Tel : 02 40 53 49 70 ou 06 14 60 64 54.
www.entraidecancerstnazaire44.com

le Docteur Philippe Déguiral, cancérologue au centre Etienne Dolet à St Nazaire
le Docteur Philippe Déguiral, cancérologue au centre Etienne Dolet à St Nazaire
Auteur : GG | 09/10/2011 | 0 commentaire
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