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Notre-Dame-des-Landes : labourer constitue-t-il un trouble à l'ordre public ?

Au tribunal de grande instance trois associations d'opposant à la construction de l'aéroport demandaient ce matin l’annulation de l’ordonnance, rendue par le tribunal de grande instance, interdisant de semer sur les terres acquises par AGO, le 3 octobre dernier.

Pour l'Aéroport du Grand Ouest : « Il s’agit de planter pour faire retarder les travaux », et « il y avait des appels à planter sur des terrains qui ne sont pas cultivés habituellement et qui sont sur le tracé des futures pistes » indiquait Maître Maudet son avocat demandant réparation à hauteur de « 1 000 € par hectare planté, soit 24 000 € ».
L'avocat des opposants Maître Le Moigne présentait cela comme « une provocation », insistant sur le fait que « labourer ne constitue pas un trouble à l'ordre public ». Décision le 22 octobre.
Pendant ce temps une centaine de militants se tenaient sous la pluie devant les grilles du tribunal.
Pour Gilles, militant opposant « ils ont raison, on ne peut pas penser que les travaux commenceront avant un an » , «cette ordonnance c'est un message de durcissement », il rappelle « l'accord politique de 2012, après la grève de la fin », et s'interroge « qui se cache derrière AGO, sinon le PS ?».
Julien Durand de l'ACIPA* rappelle les recours, et « évoque la ''pseudo-consultation citoyenne'', pour lui « les arrêtés tomberont vers le 10 novembre ».
Il demande « la transparence totale » et la confrontation des études concernant l'économie de l'extension de l'aéroport de Nantes, et le plan d'exposition au bruit. Revenant sur les mesures compensatoires (pour la destruction des zones humides), il souligne que le comité d'experts a réfuté la méthode, et qu'un nouveau comité a été proposé.
 

Le symbole

Dominique, agriculteur indique que les opposants ne « lâcheront rien », « laisser des terres agricoles sans semer ou planter, ce n'est pas acceptable ». « Nous avons semé sur 24 ha, et planté 1 km de haies » et « ceux qui se sont déplacés et ne les laisseront pas détruire ». « C'est symbolique ».
Il évoque les incidences « du bétonnage », sur les deux bassins versants : «alors que l'État doit être le garant de la qualité de l'eau, c'est contradictoire ».
Si les tracteurs étaient absents ce matin, la détermination était intacte chez les opposants à Saint-Nazaire.


*Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes



 

15/10/2013 | 0 commentaire
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