Saint Nazaire Infos

Liquidations judiciaires en hausse : A qui la faute ?

Selon le tribunal de commerce de Saint-Nazaire, ce dernier aurait enregistré une augmentation de plus de 39% des procédures collectives.
Cette augmentation concerne essentiellement les petites entreprises

Est-ce qu’au lieu de faire sans arrêt dans le politiquement correct on va nous éclairer sur les raisons et en particulier sur la grande responsabilité des banques dans la chute des petites et moyennes entreprises. Aujourd’hui on ne fait plus de distinction entre les débiteurs indélicats qui sont une minorité et les chefs d’entreprise qui bossent sérieusement. De nombreuses entreprises sont en difficulté parce que les banquiers ne font pas leur boulot malgré les demandes de l’Etat.

Rencontré cet entrepreneur qui, après 2 années de développement trop rapide, demande 25000€ à moyen terme à une banque. Cette dernière qui ne veut prendre aucun risque lui propose que le dossier soit monté et présenté au CIL afin d’être  co-garanti à 60%.
Le chef d’entreprise travaille son dossier avec son expert-comptable pendant 2 jours pour le présenter sur rétroprojecteur à une assistance de 20 personnes (pour 25000€ !) composée de Banquiers, Avocats, anciens Chefs d’entreprises, Oseo, expert comptables, des représentants de la CCI. On lui dit vous avez 20 minutes montre en main, silence et regards pesants, à l’issue, on lui pose 2 – 3 questions pièges et la sentence tombe, dossier refusé.
Le chef d’entreprise s’en étonne  et on lui répond :  « vous ne  nous avez pas dit ce que l’on avait envie d’entendre »
Ce dernier qui nous a conté l’histoire pose la question : pour parler vulgairement est ce que ce n’est pas du foutage de geule ? Il conseille maintenant à ses collègues de ne pas monter de dossiers avec le CIL, c'est une perte de temps.
 

Sur les 4 dossiers présentés ce jour-là les 4 ont été rejetés. Cet exemple, et il y en a beaucoup d’autres, démontre à l’évidence que les décisions prises au sommet de l’Etat pour le soutien des entreprises ne trouvent pas le relai localement par les organismes qui gèrent les fonds publics et les banques. Par ailleurs le médiateur du crédit est une solution qui ne peut répondre à l'ensemble des interogations. Une collective de chefs d’entreprises est sur le point de se constituer pour alerter les pouvoirs publics et trouver d’autres solutions pour aider les PME-PMI.
 

Auteur : JBR | 16/01/2010 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 04 février 2010 à 21h27 par Frédéric ANGELLE, St Marc S/mer
La Banque centrale européenne a laissé ses taux directeurs inchangés, maintenant le taux de refinancement à son plus bas record de 1%, et a réaffirmé que la reprise économique au sein de la zone euro serait modérée et irrégulière cette année.
Effectivement, les banques sont pour une grande part responsable. Les taux sont au plus bas et ils n'accordent pas de prêts aux entreprises alors que l'argent n'est pas cher sur le marché monétaire...

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