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Libre Gauche réagit à la lettre du maire concernant l'emploi

Libre Gauche commente la lettre de David Samzun demandant une réunion sous l'autorité du préfet au sujet de l'emploi et dénonce « le jeu de la patate chaude ».

Tous les Nazairiens le savent : une partie importante du travail de construction des paquebots est sous-traité par STX à des entreprises étrangères tandis que des cohortes de travailleurs étrangers sont embauchées et parfois pour beaucoup, préférés aux travailleurs locaux, à cause de salaires, de l’acceptation des conditions de travail, de droits et de contrats très en retard sur la législation française et les conventions gagnées par une lutte constante des syndicats.
Évidemment comme le réclament les syndicats de travailleurs, c’est par l’exigence de la mise à niveau des droits de ces salariés étrangers que l’équilibre des embauches sera rétabli, à compétences égales.

Si on devine que c’est à cette question que le maire de Saint-Nazaire entend travailler avec le préfet quand il demande une réunion de travail sur le respect de la législation du travail, on ne peut que l’approuver, quoiqu’il ait oublié de solliciter les organisations syndicales comme membres participants possibles.

Mais au regard de la situation de l’emploi à Saint-Nazaire, c’est de bien autre chose qu’il est urgent de débattre.
A Libre Gauche Nazairienne, qui dans la perspective des municipales avait élaboré des propositions d’actions contre le chômage, nous sommes consternés du style et du contenu de la lettre que le nouveau maire de Saint-Nazaire a adressée au préfet. Certes, son programme municipal de mars, pour l’emploi, se contentait de phrases convenues, mais pouvait laisser entendre que la municipalité se donnerait un pouvoir d’initiatives.
Or cette lettre n’est qu’illustration du jeu de la patate chaude. Prétextant que les sujets du travail et de l’économie relèveraient de la responsabilité de l’État, le maire de Saint-Nazaire se contente de solliciter du préfet, l’organisation d’une réunion de travail.
Et cela pour simplement répondre « à des regards parfois désabusés des uns et des autres sur ces très bonnes nouvelles «  que seraient les commandes de paquebots.

Ne faut-il voir là que propos électoralistes, en prévision des prochaines cantonales, et en écho aux paroles du président du conseil général, M. Grosvalet, candidat lui-même, qui déclare, sans doute conscient du calendrier, que « L'essor économique doit profiter à tous, en commençant par les habitants de ce département. »
Et qui poursuit comme dans le jeu de la patate chaude, qu’il ne manquera pas d’appuyer l’initiative de David Samzun pour l’emploi.
Pourtant le président du Conseil Général avait bien posé une partie du problème : Navale, aéronautique, énergies marines… L'industrie va bien. En même temps, le département compte 27 000 allocataires du RSA. Pas acceptable.

Libre Gauche Nazairienne le dit aussi : « pas acceptable » et se déclare ouverte à toute participation pour un vrai travail de fond sur des initiatives pour l’économie locale et dans le domaine de l’emploi. Les propositions que nous avons élaborées entre 2008 et 2014, restent d’actualité.

 

19/12/2014 | 3 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 19 décembre 2014 à 11h02 par Jean-louis Garnier
Libre gauche est aussi inconvenante que Samzun et Grosvallet; Les socialistes, comme l'UMP d'ailleurs, et tous les partis "républicains"(sic) ont soutenu la dérive de l'Union Européenne qui a abouti à cette situation. On peut même dire que leur décisions nationales l'ont aggravé!
Par contre libre gauche comme les susvisés ne proposent aucune solution réaliste et efficace à court terme; Pour ma modeste part, j'en propose une: un régime de paiement des cotisations patronales et salariales qui suppriment celles-ci dès lors que le bien ou le service fournie est exportée en dehors de l'UE. Fait au prorata du CA hors Union européenne cette évolution relevant d'une décision de notre parlement ne mettant pas en cause le commerce intracommunautaire devrait ne pas poser de problèmes à la commission
#2 - Le 20 décembre 2014 à 08h25 par Patriote_Nazairien, Saint-nazaire
Cela fait 40 ans que le coût du travail en France est trop cher et toujours de plus en plus cher, tous les politiques en ont conscience et pourtant ne font rien. Pire ils cèdent à la facilité, voir la vague de délocalisation des entreprises françaises vers les pays de l'est dans les années 90.
moins il y a du travail et plus il est taxer, un non-sens pour moi (60000 entreprises ferment chaque année). Il faut revoir impérativement le système des caisses de cotisations et s'assurer de la bonne utilisation des cotisations.
Je souhaite que l'on m’explique comment avec de moins en moins de cotisations, il va être possible de financer de + en + de chômage, de + en + de retraite ???
Le peuple devrait assigner au tribunal les membres du gouvernement actuel et les précédents pour mise en faillite volontaire du pays.
#3 - Le 21 décembre 2014 à 17h31 par liloo
les contrats d avenir n ont pas résolus le chomage;des faineants ne voulant pas suivre des études;3ans pour former des téléconseillers payés par les contribuables ;c est discriminatoire pour d autres personnes ayant bossées pour ne plus étre chomeur;5 millions de fonctionnaires + 100.000contrats d avenir ne sont pas de vrais emplois;cherchez l erreur ; la gauche ; toujour + de chomeurs ; la plupart ne restant pas dans ces emplois;c est dur de se lever le matin;la faillite n est pas loin ;comme nous le constatons;

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