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Les urgentistes de Saint-Nazaire lancent une pétition contre Agnès Buzyn

Ils n’en peuvent plus, ils sont à bout de force, les urgentistes de Saint-Nazaire. Ils ont lancé une pétition adressée à Agnès Buzyn Ministre des Solidarités et de la Santé.

Texte de la pétition à signer sur change.org

 

Le personnel soignant des Urgences de l’Hôpital de Saint Nazaire, soutenu par les organisations syndicales CGT-FO, souhaite alerter la population et les usagers de la dégradation des conditions de prise en charge des patients au sein des Urgences.

L’affluence aux Urgences adultes, en constante augmentation et sans augmentation des effectifs, ne permet plus au personnel de répondre correctement aux besoins des patients dans leur prise en charge.

La dégradation de nos conditions de travail devient tout à fait insupportable, la charge de travail qui repose sur chacun d’entre nous a augmenté progressivement, insidieusement, et ce n’est plus acceptable. Nous répondons tant bien que mal aux soins les plus urgents, mais nous manquons cruellement de personnel pour répondre aux besoins fondamentaux (boire et manger, accompagnement aux toilettes, …). Il est même parfois impossible d’offrir simplement une oreille attentive.

Avec un personnel constamment débordé, la sécurité optimale des patients n’est parfois plus assurée et le risque de passer à côté d’un accident grave est réel.

De plus, il est envisagé de supprimer  un des deux SMUR de Saint Nazaire, c’est un risque supplémentaire pour la population lorsque deux urgences vitales se présentent simultanément.

Cet état des lieux est commun, malheureusement, à l’ensemble des services d’Urgences de France. C’est pourquoi nous rejoignons le mouvement national en cours dans de nombreux hôpitaux et soutenons les revendications portées par le collectif inter-urgences.

De ce fait, nous réclamons des postes supplémentaires infirmiers, aides-soignants et brancardiers, ainsi que des agents administratifs, le juste effectif pour assurer des soins de qualité, ainsi que davantage de places d’hospitalisation pour désengorger les Urgences.

Vous devez savoir et comprendre, usagers potentiels des Urgences, qu’il nous est de plus en plus difficile, voire parfois impossible d’assurer notre mission de Service Public.

Les Infirmiers, Aides-Soignants et Agents administratifs des Urgences de St-Nazaire

27/05/2019 | 6 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 27 mai 2019 à 22h00 par Thomasic Réjane, Nantes
Je soutiens les soignants et personnel des hôpitaux .


Soignants et Gilets jaunes, allons ensemble chercher l'argent des hôpitaux publics à la banque centrale européenne à Bruxelles .

Réjane ( Gilet jaune de Nantes)
#2 - Le 28 mai 2019 à 23h01 par breizh44, Pornichet
Je comprends tout à fait le désarroi des urgentistes. Par contre Réjane nous montre ici un bel exemple de ce que sont les GJ. Ils répètent bêtement les paroles simples pour les esprits simples sortant de la bouche de MLP et de son clan sans se donner la peine de réfléchir. Tout est la faute de « l'Europe », bien sûr, si ce n’est pas Macron. Sachez que le financement des hôpitaux français n’est pas du domaine de la Communauté Européenne, et encore moins de la BCE.
#3 - Le 29 mai 2019 à 17h04 par Pierre Lapin
à breizh44, vous avez raison le financement des hôpitaux n'est pas de la compétence de l'UE. Il ne fait aucun doute là dessus.

Toutefois, permettez-moi une réflexion.

La politique des États membres DOIT s'inscrire dans ce qu'on appelle dans la jargon communautaire les GOPÉ (les Grandes Orientations de Politiques Économiques) établies par la Commission de l'UE.

Et que disent ces GOPÉ ?
Je vous invite à prendre connaissance de ces GOPÉ à partir de ce lien (ça date du 27 février 2019, c'est donc TOU frais):
https://ec.europa.eu/info/sites/info/files/file_import/2019-european-semester-country-report-france_fr.pdf

Que disent-elles ?

"Que les mesures de réduction des dépenses publiques prévues par le Gouvernement n'ont toujours pas été définies suffisament" et poursuit en indiquant que la nouvelle stratégie du Gouvernement poursuit cependant à "contribuer à la baisse des dépenses publiques".

Bref, la politique économique de la France DOIT s'inscrire dans cet environnement communautaire ; c'est la Commission qui l'exige.

Lisez ces GOPÉ. Il est aussi question de l'impact "Gilets jaunes" sur la capacité de la France à performer en matière de réduction des dépenses publiques.

Les directives de l'UE ont de réels impacts sur les politiques que peuvent mener les États membres, c'est une réalité.
#4 - Le 04 juin 2019 à 13h09 par breizh44, Pornichet
M. Lapin – la France a signé des traités dans lesquels elle a adhéré à un certain nombre de règles dans sa gestion des finances publiques. Il me semble donc normal que ses partenaires souhaitent qu’elle tienne ses engagements. Avec ou sans la communauté Européenne – tenir une rigueur budgétaire pour ne pas augmenter la dette déraisonnablement est une exigence du bon sens, pas un caprice de l’UE. D’ailleurs notre gouvernement a été critiqué cette semaine par le FMI (présidé par une Française, comme vous le savez) sur ce même sujet. Tout l’art de bonne gestion d’un budget est de trouver la bonne balance entre recettes et dépenses. C’est basique. On a appris par les GJ que l’augmentation des recettes n’est pas franchement vue d’un bon œil, donc il faut limiter les dépenses ou faire exploser la dette. Je suis persuadé que toutes les dépenses de l’état ne sont pas indispensables. Il y a de la marge pour attribuer les recettes existantes plus intelligemment et peut-être attribuer plus de budget aux hôpitaux en réduisant ailleurs. Bien sûr celui qui devra donner vous dira que c’est impossible. C’est au gouvernement FRANÇAIS de résoudre ce problème, pas à l’UE.
#5 - Le 06 juin 2019 à 14h27 par Pierre Lapin
En complèment à mon message du 29/05, la Commission vient de sortir ses nouvelles exigences (voir le point 11 sur les dépenses de santé) :
https://ec.europa.eu/info/sites/info/files/file_import/2019-european-semester-country-specific-recommendation-commission-recommendation-france_fr.pdf

Monsieur/Madame BREIZH44, vous savez tout comme moi qu'il est contestable de dire que la France a signé des traités... sachant que le référendum de 2005 a été largement bafoué.

Je suis d'accord avec vous pour dire qu'il faut trouver la bonne balance entre dépenses et recettes... Mais, encore faudrait-il être libre sur les moyens d'arriver à cet équilibre des finances tant recherché...

Le corset est serré, très serré, les moyens d'actions laissé à la libre appréciation des États n'existent pas hors diminuer la dépenses publique... Même, le volet régalien échappe aux États... C'est dire.

Jamais, il n'est rappelé qu'au cours des 30 dernières années, il a été accordé de nombreuses réductions d'impôts... La France se prive d'un volant de recettes important consécutif au CICE, flat tax et autre exit tax... (qui profitent soit dit en passant à des gens qui n'en on pas besoin).

Cette question du déficit est toujours prise sous le prisme de la dépense... mais jamais de la recette. Pourquoi ?
#6 - Le 08 juin 2019 à 11h42 par breizh44, Pornichet
M. Lapin, vous mélangez un peu tout. Le référendum sur la constitution Européenne stupidement rejeté car mal compris par les Français n’a rien à voir avec les accords (qui ont bien été signés) sur la stabilité monétaire. Ce sont deux sujets totalement différents. Le document sur lequel pointe le lien dans votre message comporte des RECOMMENDATIONS et non des EXIGENCES du conseil Européen concernant le programme NATIONAL de réforme de la France pour 2019. Contrairement à ce que beaucoup de gens (vous aussi) veulent nous faire croire, les états membres de l’UE ont toute la souveraineté de légiférer. La seule exigence de l’UE est que les états tiennent certains engagements définis et signés en commun avec les autres pays partenaires. Comment ils y parviennent est entièrement à la discrétion des gouvernements nationaux. Par contre, la commission Européenne a bien le droit de donner son avis, cela me semble normal.
Quant à votre question à la fin – le terme « ras-le-bol fiscal » vous dit quelque chose ? Augmenter les recettes n’est pas très populaire. Le gouvernement actuel prend néanmoins des mesures fortes contre l’évasion fiscale et a introduit des taxes nouvelles comme celle sur les GAFA.

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