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Les riverains du Plessis sont mécontents

Lors d’une réunion publique, les élus ont informé les riverains du Plessis des futurs aménagements des locaux de la rue de la Ville Halluard. Un projet pas au goût de tout le monde.

Les Restos du Cœur, du Secours populaire, de la Croix rouge et de la Banque alimentaire sont quatre associations caritatives logées rue Madame de Sévigné. Or cette rue fait partie de celles devant être redessinées via le projet Ville-Gare. Les associations doivent donc quitter leurs locaux d’ici quelques années. Dans le cadre du projet de développement durable 2008-2015, la ville a inscrit comme opération prioritaire le relogement de ces associations. C’est le site du Plessis qui a été choisi et plus particulièrement les locaux situés entre la rue de la Ville Halluard et la rue Vasco de Gama (pour ceux ne connaissant pas bien le quartier, juste à côté du château d’eau). Le projet amorcé depuis 18 mois a été présenté aux riverains jeudi soir dans la salle polyvalente du Petit Caporal jeudi soir.

Le projet

Pour les quatre associations, les locaux feront 2 752 m2 (soit 362 m2 de plus que les locaux actuels), dont 782 m2 de locaux mutualisés. Deux parkings vont être construits, l’un rue du Plessis de 33 places pour les bénévoles et un autre de 75 places pour les usagers, rue Vasco de Gama. Les voies et les trottoirs des deux rues vont être réaménagés pendant les travaux. Ces nouveaux locaux devraient être prêts fin 2013 pour une installation des associations dans la foulée. Le début des travaux est tout de même dépendant du départ des services occupant actuellement la place, eux-mêmes relogés ailleurs. Au total, le projet devrait coûter 2,1 M € TTC. Pour que moins d’usagers viennent le même jour, les associations ont beaucoup discuté entre elles pour organiser les distributions et mieux gérer les flux du public.

Réactions en pagaille

Élus et bénévoles d’associations se sont voulus rassurants. Peine perdue, un riverain lâche « des bénévoles nous ont dit que ça allait être un enfer pour nous » et d’autres en rajoutent : « Rue Madame de Sévigné, toutes les maisons sont fermées ; l’immobilier va être dévalué », « le parking va nous poser des problèmes, mais on s’en fiche des riverains » … Une grogne qui date puisque certains font référence au projet du parc des sports, regrettant qu’on ne leur ait jamais demandé leur avis, mais mis devant le fait accompli. « Ce n’est pas parce que vous êtes satisfaits que nous le sommes », ajoute une femme. Le climat met un moment à se calmer, les riverains laissant éclater leur énervement et leur colère.

Le problème du stationnement

« Si le parking des bénévoles est de 33 places et qu’ils sont 200, où vont-ils se garer ? La proximité du collège ne va-t-elle pas créer des problèmes de circulation ? », demande un riverain. Les associations ont expliqué leur manière de procéder. Si le Secours populaire a bien 170 membres, il n’y a jamais plus de 40 bénévoles sur le site. Et parmi eux une bonne partie vient en vélo, en bus ou grâce au co-voiturage. Il en est de même pour les trois autres associations. Et chacune d’expliquer la manière dont ils sont approvisionnés (le nombre de camions par jour et par semaine) pour rassurer les riverains. Pour la Banque alimentaire, deux camions viennent le matin et un l’après-midi. Pour les autres c’est moins. « La rue du Plessis n’a déjà plus de places de disponibles car il y a des bureaux. Nous ne sommes pas contre les associations, mais nous voyons les inconvénients pour nous », ajoute le riverain.
 

Toujours des mécontents

Pour Jeannine Hottelard, adjointe au maire en charge des actions sociales, des personnes âgées, du handicap et de la famille, il faut « voir comment ça fonctionne avant de voir ce qu’on peut améliorer ». Alain Manara, adjoint du quartier Saint-Nazaire Nord, précise que des habitants du quartier ont vu des publications sur le sujet et sont venus lui en parler il y a plus d’un an. Des interventions (entre autres au sujet du stationnement) qu’il a fait remonter et qui ont été prises en compte lors de l’élaboration du projet. « De toute manière, dans tous les projets, il y a des mécontents », note Jeannine Hottelard avec fatalité. Une riveraine saute alors sur la conclusion « qu’il ne sert à rien de discuter ». Réactif, Alain Manara, réplique du tac au tac, « si vous partez de ce principe, ça ne va pas aider ! Attendez que ce soit en place pour voir ce que ça donnera ». Les riverains ont donc quitté la salle toujours un peu mécontents et pas vraiment rassurés. La suite en 2014.
 

Auteur : AP | 28/01/2012 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 03 février 2012 à 14h44 par Georges
Jamais de concertation, toujours des décisions autoritaires. S'il faut attendre que ce soit fait que la ville ai encore dépensé des millions d'euro. Ça ne sera certainement pas une fois tout payé et fait qu'il faudra changer quelque chose. Et quand on dit essayer pour voir. On dire essayer c'est l'adopter. Je vois avec regret que le social fascisme est toujours la méthode de la mairie malgré les promesses des élus socialistes de la majorité municipale. La ville ressemble à une ville en guerre. Il n'y a plus de place pour les habitants. ils sont victimes de toutes les décisions de la mairie. Mais circulez braves gens il n'y aura pas de problème grâce au covoiturage. Il me semblait que les voitures devaient quitter la ville. Covoiturer c'est bien, mais il faut encore pouvoir circuler. Et vu un autre projet très couteux, ça ne sera plus possible.

Quand la Mairie intégrera ces erreurs dans ses futurs projets. ça leur permettraient de tenir la route un minimum. Enfin, comme toujours, la politique de Batteux, c'est le plus coûteux au moins efficace. Et il faut y ajouter maintenant le plus nuisible possible pour la population. C'est bon de ce sentir soutenu pas la gauche.

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