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Les exécutifs locaux croient en l’avenir de l’industrie navale

Les présidents des éxécutifs locaux lancent un appel pour une stratégie industrielle forte et partagée en faveur du dernier grand chantier naval civil français.
Jacques Auxiette Joël Batteux
Jacques Auxiette Joël Batteux

Jacques Auxiette, président de la Région des Pays de la Loire ; Jean-Marc Ayrault, député maire de Nantes ; Joël Batteux, maire de Saint-Nazaire et Philippe Grosvalet, président du Département de Loire-Atlantique, viennent de signer une déclaration en faveur de la navale que nous reproduisons ici.
« Nous réaffirmons une ambition claire et forte pour l’industrie navale dont nous affirmons qu’elle a un avenir en France et en Europe. Au moment où cette filière connaît des difficultés qui peuvent entraîner une situation sociale intenable, nous l’assurons de notre soutien et de notre engagement à ses côtés !

» L’annonce de la défection de la compagnie norvégienne Viking River Cruises et de l’abandon du chantier ODIN ouvre une nouvelle période de turbulence pour le chantier de Saint-Nazaire, plongeant les salariés de STX et de la sous-traitance navale dans l’incertitude.

» La construction navale est et doit rester un secteur clef de notre économie régionale. Saint-Nazaire doit continuer de construire demain des paquebots, mais aussi de nouveaux bateaux, et contribuer à l’essor de la filière des énergies marines renouvelables. C’est pourquoi nous croyons, malgré un contexte particulièrement difficile, à l’avenir de STX et des industries maritimes.
» Pour nous, il s’agit d’aider le chantier nazairien à asseoir sa compétitivité pour faire face à la concurrence internationale, mais également de lui donner les moyens d’accélérer sur les stratégies de différenciation et de diversification. Les collectivités locales entendent unir leurs forces pour continuer d’accompagner ce processus et rappeler l’Etat, actionnaire à 33% mais actionnaire « dormant », à ses responsabilités.
» À très court terme, seul un engagement fort permettra de faire face au creux de charge annoncé.
» D’abord pour aider l’entreprise à relancer son plan de charge en décrochant de nouvelles commandes. Le projet Vista de la compagnie MSC offre la perspective d’une série de 4 paquebots géants. Cet objectif doit fédérer nos énergies et sur ce point c’est à l’Etat qu’il revient d’intervenir. En effet, c’est la faiblesse des moyens français de financement à l’exportation et la complexité des montages financiers qui est en cause dans la défection de Viking River Cruises. Seuls des outils de financement revisités et mis au service d’une stratégie industrielle volontariste permettront de lutter à armes égales dans la compétition européenne et mondiale.
» Seconde urgence : apporter les réponses conjoncturelles qui permettront de limiter l’impact du creux de charge de ces prochains mois sur l’emploi, les compétences et le tissu industriel. Chômage partiel, redéploiement de personnel vers les secteurs en tension (aéronautique), plans de formation, accompagnement des sous-traitants... Nous sommes mobilisés sur le sujet et nos outils, déjà expérimentés sur le bassin lors de précédentes difficultés, vont être réactivés. Sur ce point également, nous en appelons à l’intervention urgente de l’Etat en complément de notre action.
» Enfin, il nous faut poursuivre nos efforts pour accompagner la différenciation et la diversification vers les créneaux d’avenir que constituent, notamment, le navire du futur et les énergies marines renouvelables pour se donner les moyens de capter au plus vite ces nouveaux relais de croissance complémentaires de l’activité de construction de paquebots. A cet égard, nos collectivités sont engagées à titre divers dans des dispositifs de soutien à la navale, et en particulier la Région par le biais de 8 programmes de recherceh et développement structurants engagés par STX qu’elle soutient pour un montant global de 8 millions d’euros.
» Les collectivités locales sont mobilisées aux cotés des salariés et des entreprises de la filière navale. Elles attendent des initiatives volontaristes de la part d’un Etat porteur d’une réelle politique industrielle, ainsi que d’un actionnaire qui doit clarifier sa stratégie. Ensemble nous donnerons une nouvelle perspective d’avenir à l’industrie navale dans notre région.»

18/04/2012 | 4 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 19 avril 2012 à 08h52 par REFRACTAIRE a encore frappé !!!
le seul truc positif que je vois à travers cet article, c'est que les différentes étiquettes politiques parlent d'une même voix
ca fait plaisir car c'est trop rare

pour le reste, bla bla bla
Felicity Kendall a dit "Il existe un moyen infaillible pour dire quand un politicien ment, il remue les lèvres."

la grogne sociale monte avec les chantiers, les politiciens essaient de se placer. c'est bien connu.

mais M. François HOLLANDE arrive mesdames et messieurs, et le "changement c'est maintenant"
c'est pas moi qui le dit, c'est lui
moi je crois qu'on va bien rigoler
#2 - Le 19 avril 2012 à 13h46 par Victoire, Saint-nazaire
Encore un peu de patience, et M HOLLANDE
prendra les choses en main.
Mais n'oublions pas que la concurrence est rude et qu'il faudra retrousser les manches.....
#3 - Le 20 avril 2012 à 08h11 par REFRACTAIRE a encore frappé !!!
c'est bien ce que j'ai cru entendre hier à la radio

Viking River Cruises a bien choisi les chantiers navales de Fincantieri en Italie pour faire construire ses navires du projet Odin.

dans ce cas là, on peut écarter tout problème de montage financier de la compagnie puisqu'ils ont bien l'argent pour faire fabriquer en Italie.

non, il doit y avoir une autre raison.
mais est ce que nous la connaitrons un jour ?


A lire l'article qui le confirme pour ceux qui parlent le norvégien : http://maritimt.com/nyheter/2012/viking-ocean-cruises-velger-fincantieri.html
#4 - Le 20 avril 2012 à 10h10 par REFRACTAIRE a encore frappé !!!
j'ai fouiné encore un peu plus pour essayer de mieux comprendre ce qui clochait avec ce dossier Viking River Cruises.

plusieurs sources journalistiques annoncent que c'est bien le montage financier en France qui serait en cause.
en effet, autant la COFACE accordaient bien des crédits à l'exportation, autant les banques privées françaises auraient refusé de s'engager.
au début dubitatif sur ce point, je pense que ce montage financier permettait une meilleure fluidité et un meilleur transfert de l'argent de Viking River Cruises vers STX. en un mot, on plaçait des intermédiaires (qui devaient surement se prendre une commission au passage) pour que se passe bien.
qu'on soit d'accord, j'essaie de décrypter à mon petit niveau mais si ca éclaire certains, tant mieux.

donc pour résumer, nous avons plusieurs acteurs dans l'histoire :
- un client Viking River Cruises qui a un réel projet et les moyens de mener à bien celui-ci
- un fournisseur STX qui répond bien à la demande en ayant le savoir-faire
- une COFACE qui, je le rappelle représente les pouvoirs publics, donne son accord
- des banques privées françaises qui auraient bloqué pour une raison que nous ignorons. banques qui, je le rappelle aussi, ont largement bénéficié de l'aide de l'état au début de la crise et qui avaient pour consignes d'aider les entreprises (ce qu'elles ne font pas d'une manière générale, mais c'est un autre sujet).

si c'est réellement ca, on est en train de mettre sur le carreau des femmes et des hommes, des entreprises ; tout ça parce que "des voleurs de financiers/banquiers ne veulent pas se sortir le doigt du cul".

je soutiens volontiers la grogne alors.
meme si je pense que les chantiers doivent se sortir eux-mêmes de l'impasse et arrêter de se suffire des perfusions de l'état.

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