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Le long chemin de croix des salariés de Galenix Pharma

Ce mardi, dix-sept employés de l'entreprise pharmaceutique Galenix Pharma se sont retrouvés au Conseil des Prud'hommes. Leur objectif : tenter d'obtenir au plus vite le versement de leurs salaires de juillet. Le conseil des prud'hommes a écouté avec une grande attention les arguments des salariés et de la CGT. Il rendra son délibéré au 13 septembre prochain.

Si L'histoire des litiges entre la direction de Galenix Pharma et ses salariés n'était pas aussi tragique, on pourrait la comparer à une succession d'épisodes à rebondissement dans une mauvaise série noire. Depuis plus d'un an, Jérôme Besse le patron de l'entreprise n'a de cesse de jouer avec les nerfs de ses employés. C'est en tout cas l'avis de la CGT et de Fabrice David le secrétaire général : " Cela fait maintenant près d'un an, que nous avons à faire à un patron voyou qui manipule les salariés et met en danger leur avenir". L'entreprise située Zone de Brais semble connaître de sérieuses difficultés de trésorerie si l'on se réfère, aux périodes chômage partiel, aux retards d'Urssaf, aux salaires impayés. Selon les témoignages, la pression psychologique exercée sur le personnel, et les menaces diverses et variées font parties du lot quotidien. Le retard du versement des salaires est devenu quasi-permanent. Autant de facteurs que les salariés ne peuvent plus supporter. Plusieurs d'entre-eux sont venus dire leur détresse psychologique et financière". Patrick Vince délégué CGT confirme : " Les salariés sont pris à la gorge. Quelques-uns sont proches d'être interdits bancaires". S'adressant aux conseillers prud’homaux, le responsable syndicaliste s'est évertué à les sensibiliser sur l'état de détresse qui règne actuellement : " Dans certaines familles, il n'y a qu'un seul salaire. Dans le contexte de la rentrée scolaire, vous imaginez dire à vos enfants qu'il n'est pas possible de remplir leur cartable de fournitures ? Un salaire ça fait vivre". Un employé a également pris la parole, mettant l'accent sur la dignité de l'ensemble du personnel et le désir de remplir leur mission, malgré les coups tordus de l'employeur : "On n'a jamais mis la pagaille. On est toujours venu travailler. Mais là, on n'en peut plus, ça fait un an que ça dure".

Délibéré le 13 septembre

Jérôme Besse pourtant présent sur le site de Saint-Nazaire n'a bien évidemment pas daigné affronter cette audience en référé. L'avocat mandaté par Galenix Pharma a lui exposé brièvement sa position espérant visiblement un renvoi. Une décision crainte par les salariés, mais qui finalement n'a pas eu lieu. Le conseil des prud'hommes sans doute sensibilisé par les arguments des salariés a accepté de répondre à leur demande. Celui-ci a mis sa décision en délibéré au 13 septembre. D'ici là, les salariés se retrouveront dès lundi devant la même juridiction pour réclamer le paiement des salaires d'août. Le personnel a également sollicité des indemnités de retard dans le paiement des salariés. A l'énoncé de la recevabilité de leur requête, une certaine émotion s'est emparée de la salle et on a pu voir quelques personnes en larmes.
Le conseil des prud'hommes rendra donc son verdict le 13 septembre soit une journée avant que le tribunal de Commerce de Bordeaux, ne statue sur une procédure engagée par l'URSSAF de Gironde et portant sur une somme de 14 000 euros. Patrick Vince, s'interroge sur le fait que l'URSSAF de Loire-Atlantique n'ait pas engagé la même procédure : "Je ne comprends pas l'URSSAF 44 à qui Galenix Pharma doit près de 450 000 euros. Une chose est sûre, M. Besse est un menteur, nous n'avons plus confiance en lui. Je rappellerai que le 20 juillet dernier, le tribunal de commerce devait statuer sur le placement en redressement judiciaire de l'entreprise à la demande de Jérôme Besse lui-même. Quelle fut pas notre surprise d'entendre son avocat se désister de sa demande, ce dernier assurant de la solvabilité de l'entreprise. Moins d'un mois plus tard, nous sommes de nouveau confrontés à la même situation, alors notre confiance elle n'a plus lieu d'être".
A moins d'un nouveau retournement, il est fort à craindre que le tribunal de Commerce de Bordeaux prononce purement et simplement la liquidation judiciaire de Galenix Pharma. Une hypothèse qui est sérieusement envisagée par la CGT qui souhaiterait que dans un pareil cas, les pouvoirs publics puissent prendre en charge la recherche d'un repreneur.

 

Auteur : YE | 30/08/2011 | 1 commentaire
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Vos commentaires

#1 - Le 31 août 2011 à 22h34 par Glukx, Saint Mar
Enfin la vérité éclate sur ce sombre personnage. Bravo pour l'article!

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