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Le Festival Farniente à Saint-Marc, un concept précieux et unique

Fuyant les chemins tracés, c’est dans la simplicité et le bien-être que s’est déroulé sur un tapis de sable la 6e édition du plus incongrue des festivals de musique de la Presqu’île.

Le Farniente Festival se ressent de l’intérieur, il est un joyeux cocktail de musique contemporaine, de paysages maritimes magnifiés d’une installation aérienne, d’une excellente acoustique, des musiciens d’exception et d’un public esbaudi de tant de sources de plaisir réunis.
Générant un air de liberté, Farniente a été créé par l’association « le sens du poil » regroupant des amis à la même sensibilité, désireux de faire partager ce qu’ils aimaient.
Le lieu ne s’est pas imposé tout de suite, sans revenir sur l’histoire de ce festival atypique (voir notre sujet : Farniente : un festival hors des sentiers battus), force est de constater que la plage de Monsieur Hulot est l’Endroit où il se doit d’exister.
Farniente est hors du temps avec une scène ouverte sur l’océan, en arrière-plan à la place d’un rideau passe les cargos rentrant ou sortant du port de Saint-Nazaire.
Festif, « cool » dirait les ados, le concept de l’espace libre, celui d’écouter de la musique sur la plage, de pouvoir aller prendre un bain de mer pendant un changement de plateau ou de ne rien faire du tout est aussi compris dans le voyage. Les organisateurs proposent même de faire la sieste, sans doute impossible, mais, l’on peut rêver éveillé.
Magique aussi l’installation éphémère de la plasticienne Marie-Hélène Richard, reconnue pour ses œuvres in situ. Elle se sert du décor naturel en le magnifiant et lui donne une autre réalité, une autre dimension simple, légère et complètement décalée. Pour la 6e édition, elle s’est inspirée de l’affiche du festival et de l’ambiance musicale proposée sur la scène.

Rencontres sur le sable avant et après concert

le duo Faustine Seilman et Healty Boy
le duo Faustine Seilman et Healty Boy

Dans l’unique loge posée sur le sable, le duo Faustine Seilman et Healty Boy attendent la fin de la prestation d’Elwood & Guthrie (batterie, banjo) sans aucune pression.
Faustine est une jeune femme posée à la voix douce et au sourire malicieux, pianiste et chanteuse, ses compositions sont légères et mélodieuses. Healty Boy, guitariste joue de sa voix grave à la Tom Wait, la barbe et le chapeau ajoutent au verbe enjoué du personnage qui a déjà bien roulé sa bosse partout en Europe. Tous deux sont nantais, ils se sont croisés à de nombreuses reprises avant de se produire en duo depuis 2009 : « On jouait en solo chacun de notre côté, on se croisait sur les festivals et on reprenait parfois des titres de l’autre. On a franchi le pas et décider de jouer ensemble. Tout s’est fait simplement dans une sorte d’osmose, de non-banalité ».
Et puis, ils se sont lancés dans l’écriture d’un album qui vient de sortir (The long life’s journey). A la question de son contenu, la réponse est encore une fois à l’image du duo : « C’est un album de sensations, intimiste, humain, onirique, il parle d’amour, nous avons hâte de le jouer en live ».
50 minutes plus tard, le couple sort de scène pour laisser la place à « Mein Sohn William ». Electron libre, un homme-orchestre dans un registre irréel, un musicien fou qui explore un univers musical d’un genre inconnu grâce des machines électroniques et des voix bidouillées. Le tout accompagne une explosion de mots, il sort en sueur de sa prestation.
« Il faut boire beaucoup d’eau » lâche-t-il, en effet, le jeune homme vient de tout donner de sa personne dans un show personnel insensé et décapant. Son prénom, c’est Dorian, basé sur Rennes, l’homme à l’origine architecte vit sur scène sa seconde nature : « Lorsque j’étais plus jeune, je jouais dans des groupes, petit à petit s’est mis en place le concept que je propose aujourd’hui. Ca fait trois ans que je tourne avec mes machines et ma musique. C’est un croisement d’électro, de rock et de folk qui donne un son très diversifié ».
Mein Shon William s’est déjà produit dans la région, il passera au VIP de Saint-Nazaire en novembre et vient de finaliser son premier album (chez Icidailleurs, la maison de disque de Yann Tiersen).
Extraverti sur scène, le musicien est d’un calme et d’une sérénité olympienne lorsqu’il quitte son personnage pour retrouver la terre ferme, Dorian est d’un grand réalisme : « Si, je n’arrive à vivre de ma musique, je retrouverai ma casquette d’architecte, c’est mon autre passion ».
Croisé aussi sur la plage de Saint-Marc, la jeune Conseillère Régionale PS des Pays de la Loire, Cloé Le Bail. Elle est membre de la commission culture, loisirs et sport et estime : « Qu’il est normal que la Région soutienne ce festival, c’est un choix assumé devant les prestations apportées ici, que ce soit en matière d’ambiance, de qualité et de musique ».
Une page se retourne sur Farniente, un beau moment de fête que même le soleil aura éclairé de sa générosité.
 

Auteur : JRC | 04/09/2011 | 0 commentaire
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