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LDH Saint-Nazaire : Pour un 8 mars de combat

La pandémie qui affecte le monde depuis un an a fait sortir de l’ombre de nombreux emplois essentiellement occupés par des femmes et ceux-ci ont été enfin valorisés, au moins dans les discours officiels. En réalité, beaucoup de celles qui ont permis que notre société tienne bon face à la crise sanitaire sont toujours confrontées à la précarité et aux faibles rémunérations, et dans bon nombre de secteurs, l’égalité salariale et professionnelle reste encore à conquérir.

"Cette pandémie a aussi amplifié les violences intrafamiliales. Dans tous les pays du monde, le confinement exacerbe les tensions et les violences envers les femmes et les enfants alors que les victimes confinées n’ont jamais eu aussi peu de marges de manoeuvre pour se défendre. Cela n’a pourtant pas empêché le gouvernement actuel de projeter de livrer au marché privé le 39 19 et seule une large mobilisation de la société civile a permis de mettre ce projet en échec. 

Sur la Loire Atlantique, nous constatons avec les associations d’aide aux victimes de violences intrafamiliales que le dispositif de soutien est malheureusement insuffisant. Trop souvent, l’hébergement des femmes avec enfants reste difficile à mettre en place en raison de la saturation et du manque de places dédiées. 

Si les chiffres concernant les violences sexuelles et sexistes restent dramatiques, nous devons cependant nous réjouir que des prises de parole, parfois très médiatisées, permettent que notre société sorte enfin d’une forme de déni dans lequel elle s’est trop longtemps enfermée. Parce que toute atteinte à l’intégrité du corps, tout abus sexuel – qu’il concerne un adulte ou un enfant – est insupportable, cette prise de conscience doit offrir à toutes les victimes la possibilité de se faire entendre et de trouver réparation. 

D’une manière générale, lutter contre les violences sexuelles et sexistes implique des mesures concrètes de la part des pouvoirs publics et celles qui sont prises aujourd’hui ne sont toujours pas à la hauteur des enjeux. Ceux-ci nécessitent des moyens, mais aussi une remise en cause profonde du fonctionnement de notre société. L’histoire montre que toutes les crises (économique, sociale, climatique…) frappent en priorité les plus vulnérables et donc les femmes. Le risque est grand que cette crise sanitaire s’inscrive dans cette même logique. 

Pourtant, partout dans le monde, les femmes continuent de combattre avec courage les effets d’un système patriarcal qui entend les maintenir dans un état de subordination et réduire au silence leurs aspirations à l’égalité des droits. Le combat mené par les femmes en Argentine mais aussi en Pologne, la part importante qu’elles prennent dans les luttes pour davantage de justice ou de démocratie montrent qu’elles sont aujourd’hui une force avec laquelle tous les pouvoirs doivent compter. 

A l’occasion de ce 8 mars 2021, la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) entend réaffirmer son engagement féministe et appelle toutes et tous à participer aux initiatives visant à construire une société conjuguant dans tous les domaines mixité et égalité." 

08/03/2021 | 3 commentaires

Vos commentaires

#1 - Le 08 mars 2021 à 21h35 par Chloé, Saint-nazaire
Je trouve que la question de l'égalité salariale devrait davantage être prise en compte. Par exemple trop d'employées des supermarchés des grandes enseignes sont contraintes d'accepter des temps partiels qui constituent soit des salaires d'appoint, soit des salaires de misère lorsqu'il n'y a qu'un seul salaire.80% du SMIC lorsque la femme seule a payé les loyers et les charges,sans parler des frais de déplacement, que reste-t-il à la fin du mois même bien avant? Qu'est-ce qui a mobilisé les gilets jaunes notamment femmes sur les ronds-points sinon sinon les fins de mois? La condition salariale des employées des petits commerces n'est pas florissante non plus. Il faudrait aussi s'interroger sur les conséquences du travail le dimanche? Et le coût des garderies, des crèches pour les femmes seules.Et les conséquences des congés rémunérés ou non sur la carrière des femmes,Rien sur les retraites des femmes dans le communiqué. Et les étudiantes contraintes de se prostituer pour payer leurs études. On pourrait aussi cibler la position contre nature de la plupart des religions sur la sexualité féminine.J'arrête là pour ce soir.
#2 - Le 09 mars 2021 à 17h22 par Shogun1
Que faut il comprendre ?
Rien ne me choque dans ce texte !
Mais ce mouvement inimitié par une nouvelle vague de "féminisme" hors sol ,je rappelle :Que le féminin et le masculin dans "Notre République" ne sont pas des identités opposable, mais complémentaires.
Je suis du "genre" galant, attentionnés vis à vis du sexe opposés, vais je me trouver confronté au foudre des tribunaux si j'ai ouvert la portière à ma compagne du moment ? Si je l'ai complimenté sur sa tenue
,sur son sex appeal sur son physique ?

Quel monde triste nous propose ce monde non gendré ,qui va de l'écriture inclusive à la méconnaissance de ce qui nous rapproche, nous attitre, nous désire ,nous éloigne de temps en temps
Tout est permis avec l'approbation de notre compagne .
Mais il est interdit d'interdire (vieux slogan de 68 de nos libertaires)
#3 - Le 09 mars 2021 à 21h46 par Chloé, Saint-nazaire
A Nantes, le 8 mars il y a eu deux cortèges de manifestantes et manifestants.Un cortège avec les syndicats et un autre avec des mouvements féministes. Quand je regarde les mouvements politiques qui se recomposent à la faveur des élections régionales par exemple, je suis frappée par l'éclosion d'appellation frappée de sigle avec mention écologiste et féministe et si on creuse un peu on s'aperçoit que ces sigles sont le nouveau cache sexe, la nouvelle feuille de vigne de militants et militantes du vieux monde, d'ex partis traditionnels.Je ne peux m'empêcher de rappeler que lors des dernières élections municipales nazairiennes des factions du Parti Socialiste, du PCF, d'EELV ont utilisé le cache sexe du féminisme et ou de l'écologie pour essayer de se refaire une virginité politque. La ficelle était sans doute trop grosse pour marcher. Macron avec ses ministres dames-étoiles filantes écologistes et féministes n'est pas en reste. Tous ce gens-là auront beau vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes, tant que la condition sociale de nombreuses femmes sera ce qu'elle est encore malheureusement, le "féminisme de mode" passera comme la mode .

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