Saint Nazaire Infos

La solitude n’est pas une maladie 

La solitude cela se soigne avec l’association française des solos, une "auberge espagnole", qui fonctionne depuis trois ans des deux côtés du pont de Saint-Nazaire. Évelyne et Bernard sont deux des coordinateurs de l’association sur la Presqu’île. Rencontre.

(Re) trouver du lien social

L’idée des Solos a germé dans le Nord, à Lille, précisément en 1999 et a essaimé dans toute la France avec aujourd’hui un réseau, aussi ancré sur la presqu’île et au-delà depuis 3 ans.
L’on est tout de suite prévenu, une mise en garde pour des petits malins (es) qui se feraient des « idées ». « Nous ne sommes pas un club de rencontres » prévient Bernard.
Les buts de l’association sont clairement définis « Permettre à des personnes seules, hommes et femmes de se récréer un tissu relationnel et ne pas rester isolés ». L’idée est donc d’organiser des sorties ensemble « Parce qu’aller manger tout seul au restaurant n’est pas très drôle, comme de n’avoir personne à qui faire la bise le soir du nouvel an » enchaîne Évelyne.
 

Combattre la solitude

L’association qui compte 35 membres disséminés sur toute la Presqu’île rayonne bien au-delà, de Mesquer à Pornic. Mais elle a perdu 18 adhérents en un an. Explications ? Soit, ils sont partis pour des raisons personnelles, soit ils ont (re) trouvé un compagnon ou une compagne, pas spécialement issu du groupe.
Les solos ont entre 40 et 65 ans (moyenne d’âge 57 ans), traînent des « sacs à dos bien chargés », veuvages, divorces, séparations, éloignement familial, rupture avec le monde du travail ; une solitude forcée, souvent non demandée et qui arrive plus souvent que l’on ne le croit.
Pour Évelyne : « Parfois, à la suite d’un problème, on se retrouve transporté par la vie ailleurs. Ou alors, on veut faire table rase des anciennes connaissances et découvrir de nouvelles têtes ». Les motivations sont donc différentes avec néanmoins, l’idée générique de partager des moments ensemble.
Ces solos sont majoritairement des femmes (73%) « On pense que les femmes sont plus en recherche d’amitié et sans doute moins timides ». Mais dans les nombreuses activités proposées, on retrouve la parité. Et puis : « Ici, tout est clair, on n’est pas obligé de se la jouer ; les femmes sont tranquilles de ce côté-là » note Évelyne.
« Ce sont des gens qui ont eu un parcours difficile, ils adhèrent à l’association pour sortir la tête de l’eau ». L’idée est aussi de laisser ses « casseroles » derrière soi. Bref, les solos, ce n’est pas non plus le bureau des pleurs.  Bien sûr, des affinités permettent avec le temps de raconter si besoin son histoire, mais, ce n’est pas le but recherché. « Lorsque vous arrivez, vous êtes Vous pour repartir sur autre chose ».

Marre d’être tout seul

« Lorsque nous avons les personnes au téléphone pour des demandes de renseignements, on sent le poids de cette solitude, ils en ont marre d’être tout seuls »
Mais, ensuite, certains ont du mal à rejoindre le groupe. Pas toujours facile comme démarche, renchérit Évelyne : « Quand vous arrivez et que vous ne connaissez personne, ce n’est pas du tout évident d’aller vers les autres, même, si l’on sait qu’ils sont dans la même situation. Il faut rassurer ».
Ce premier contact se fait généralement lors d’une réunion mensuelle dans un restaurant de Saint-Nazaire où les nouveaux sont conviés un peu avant par les coordinateurs « Nous sommes assez vigilants à cet accueil ».

Sortir, bouger

Un vaste programme de sorties éclectiques est mis en place par les adhérents. Y participe ensuite qui veut. Cela va d’une balade à Pornic, à un repas au restaurant, des sorties bowling ou billard, des soirées tarot ou jeux de société, des ateliers cuisine, assister à des spectacles ou participer à des sorties sur un week-end complet en auberge de jeunesse. La liste est sans fin. Via le site de l’association, on peut aussi lancer des appels « Je vais au cinéma demain soir, qui veut venir ? ».
Après avoir perdu son mari, Évelyne s’est retrouvée à Saint-Brevin « J’habitais ici, toute seule, d’accord, y’a la mer, mais, je fais quoi, je me tire une balle ? Cela m’a tellement aidé que j’ai envie d’aider les autres, cela m’a sauvé la vie tout bêtement ».

Pratique : 
st-nazaire@asso-les-solos.fr
www.asso-des-solos.fr
Tel : Bernard : 02 40 27 05 17 / É
velyne : 02 40 27 03 19

Auteur : JRC | 23/02/2012 | 4 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 25 février 2012 à 08h41 par GUILLET DANIELE, La Bernerie
Pouvez vous me donner quelques renseignements sur votre association..
je suis veuve et assez solitaire .
Peut être rencontrer des personnes aussi seules pourraient être intéressant dans un but amical.
#2 - Le 18 mars 2013 à 21h12 par Bellier, Saint Nazaire
Bonsoir.
Je m'appelle Robert, j'ai 63 ans et je suis seul ce qui m'ennuie énormément. Merci de donner suite à ce message.
#3 - Le 06 octobre 2016 à 08h58 par bain odile , Saint Nazaire
courage je suis dans cette situation
#4 - Le 14 février 2017 à 15h11 par Lorcy, Saint AndrÉ Des Eaux
Bonjour
Je m'appelle Josseline 66 ans (des enfants des pts enfants ) presqu'ile guérandaise
je suis seule, solitaire, trop réservée peut-être rencontrer,communiquer avec des personnes simples,seules me ferait du bien.
le problème timide j'ai toujours du recul par rapport aux groupes et mon age ne correspond pas je pense ?...cordialement

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