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La « nouvelle vie » de Philippe Grosvalet

Le Nazairien prend la tête du Département. Une « nouvelle vie dans sa vie », dans le prologement d'un engagement de militant associatif et politique.

Philippe Grosvalet signe « un CDD avec les électeurs ». Jeudi dernier, il a officiellement été désigné président du conseil général de Loire-Atlantique, un mandat qui l'occupera pendant trois ans. Ce Nazairien de bientôt 53 ans assure tout sourire qu'il prend sereinement la tête du Département. « La pression, je l'ai eue quand Patrick Mareschal m'a proposé de lui succéder. » Elu dans le canton est de sa ville depuis 1998, Philippe Grosvalet connaît bien l'assemblée et son fonctionnement. Après un premier tour de chauffe, il devient vice-président en 2004, en charge notamment de l'emploi et de l'économie. Et accède aujourd'hui à la plus haute marche du conseil général « avec enthousiasme ». « C'est une nouvelle vie dans ma vie, c'est bien ! Mais être président m'engage encore plus. Je n'ai pas le droit à l'échec, pas le droit de décevoir. »

Une nouvelle étape qui semble presque naturelle au regard du parcours de Philippe Grosvalet. Son premier engagement, c'est dans la vie civile qu'il commence, à la fédération nationale Léo-Lagrange. Il est entré dans le réseau d'éducation populaire en tant qu'animateur en 1977, sans diplôme. « Aujourd'hui, mon engagement politique, c'est mon université permanente », sourit le Nazairien, qui ne quitte la fédération Léo Lagrange qu'en 2005, alors délégué régional de l'ouest, pour se consacrer à ses mandats. « J'avais un métier engagé. Nous défendions des idées et valeurs sur la jeunesse et la culture. » Et le Nazairien glisse doucement vers le Parti socialiste. « Forcément j'étais un homme de gauche ! Quand on est né à Saint-Nazaire, dans un contexte social comme celui que j'ai connu... Je suis fondamentalement de gauche depuis tout petit ! »

« Choix et ruptures »

A 30 ans, Philippe Grosvalet choisit alors le PS pour « agir sur le cours des choses ». « Quitte à entrer en politique, autant être là où ça pèse le plus. » Un an après son adhésion, il entre au conseil municipal de Saint-Nazaire, en 1989, élu sur la liste de Joël Batteux, et devient adjoint en 1995. Président du groupe socialiste, il se présente contre le maire sortant en 2001. « La vie est faite de choix et de ruptures », répète le Nazairien... Le fauteuil de conseiller municipal qu'il conserve depuis son entrée à la Ville, Philippe Grosvalet devrait le céder dans les prochaines semaines à un membre du PCF, Marie-Anne Brieux. Rien ne l'y oblige, ni les lois ni les règles de son parti mais le non-cumul des mandats fait partie « des grands principes que je défends ».

La jeunesse pour priorité

Philippe Grosvalet ne promet pas une révolution à la tête du Département dirigé depuis 2004 par Patrick Mareschal. « Mêmes orientations fondamentales, mêmes valeurs », souligne le président, qui indique toutefois ne pas être dans le « même style » que son prédécesseur. La moitié des vices-présidents sont nouveaux au conseil général. Philippe Grosvalet compte insister, dans les trois prochaines années, sur la jeunesse et l'environnement. « On ne peut pas continuer à ne pas faire confiance à la jeunesse », estime-t-il, évoquant la politique nationale. Dans le cadre d'un contrat de soutien à l'autonomie des jeunes, créé en 2005, environ 4000 personnes ont bénéficié d'un soutien financier en Loire-Atlantique en échange du développement d'un projet personnel. D'ici 2014, le conseil général entend accompagner 3000 jeunes supplémentaires. Petites nouveautés au sein de la collectivité : la création d'une vice-présidence à la mobilité et d'une autre spécifique aux ressources et aux milieux naturels.

La nouvelle assemblée. Photos Paul Pascal, conseil général de Loire-Atlantique.
La nouvelle assemblée. Photos Paul Pascal, conseil général de Loire-Atlantique.
Auteur : CC | 05/04/2011 | 3 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 09 avril 2011 à 10h57 par ASSEZ
Belle première décision que de ne pas cumuler les mandats.
Un exemple à suivre, les Français en ont marre de ce cumul, toujours présenté comme un alibi de bonne connaissance du terrain.
Bravo M. Grosvalet
#2 - Le 18 avril 2011 à 16h37 par GUILLARD France, Saint-nazaire Ouest
Vous misez sur la jeunesse, c'est bien, mais les autres, vous en faites quoi? allez vous prendre compte des problèmes de la santé publique? Il y a des solutions, mais il faudra avoir du cran pour faire des changements sans diminution de personnel, bien au contraire. Je reste à votre disposition pour en débattre. G.F.
#3 - Le 23 avril 2011 à 13h08 par Bouveret, Saint Nazaire
Bien pour le contrat de soutien à l'autonomie des jeunes majeurs. C'est un soutien financier qui permet au plus autonome de se saisir des dispositifs de droit commun et de réaliser leur projet.En revanche certains de ces jeunes majeurs ont un parcours traumatique, sans étayage familial. Ils ont besoin d'un accompagnement éducatif spécifique qui puisse s'inscrire dans la durée et éviter au bout du compte qu'ils ne s'inscrivent dans leur futur dans un réseau d'assistance. C'est ce que propose certaines assoc en accueillant ces jeunes en appartement avec le soutien d'une équipe éducative. Bien sur le coût est plus élevé, mais les retrouver à la rue n'est pas très réjouissant. Beaucoup de nos enfants restent restent à la maison bien au delà de leurs 18 ans. Pourquoi ces jeunes, souvent au parcours institutionnel long (accueil en foyer), en rupture familiale ayant atteint leur majorité resteraient sur le pavé ? Car oui la protection de l'enfance c'est jusqu'à 18 ans ! Après c'est au bon vouloir du politique.

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