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L'unité de production de BS Vision réclame une hausse des salaires pour 2011

Depuis jeudi et jusqu'à demain mardi, une quinzaine d'employés de l'unité de production de BS Vision débrayent une heure chaque jour. Les salariés réclament une revalorisation de leurs salaires pour 2011 et la réouverture des négociations. La direction parle, elle, de "coup d'épée dans le dos".

Après trois réunions successives portant sur la revalorisation des salaires, les employés de l'unité de production de BS Vision et la direction n'ont toujours pas trouvé d'accord et la discussion est à l'heure actuelle au point mort. Une situation inacceptable pour la CFDT qui par la voix de Gérard Bourguenolle dénonce le traitement de faveur dont bénéficient les cadres au détriment de la production. " En 2010, les cadres ont bénéficié d'une hausse de leur salaire de l'ordre de 9,7 % contre 2,3 % pour les ouvriers. On nous dit que l'entreprise ne va pas bien, mais nous pensons qu'il s'agit surtout d'un délit de sale gueule. Nous réclamons une augmentation des salaires de 2,5 % pour 2011, mais nous nous heurtons à un refus de la direction. C'est pour cette raison que nous débrayons une heure chaque jour depuis jeudi, et également pour demander le retour à la négociation. Dans le contexte actuel, cette décision est inconcevable et notre pouvoir d'achat diminue".

50% du chiffre d'affaires avec la navale

Hubert Lauriot-Prévost président de BS Vision
Hubert Lauriot-Prévost président de BS Vision

Du côté d'Hubert Lauriot-Prévost président de BS Vision, on ne partage pas du tout ce point de vue. Ce dernier qui a racheté l'entreprise en 2007 rappelle qu'à cette époque, BS Vision était dans une situation catastrophique. Aujourd'hui, la société qui est spécialisée dans la métallerie, la serrurerie, l'agencement et le management de projet emploie 65 personnes et réalise 50 % de son chiffre d'affaires avec la navale. L'activité des chantiers STX ayant connu une sérieuse baisse de régime, la santé financière de BS Vision s'en est trouvée fragilisée. Hubert Lauriot-Prévost précise : "En 2009, nous avons réalisé 17 millions d'euros de chiffre d'affaires, puis 10 millions en 2010. Cette année, nous espérons faire entre 11 et 13 millions, mais cela dépendra essentiellement des résultats du second semestre. Les prix sont très bas dans le bâtiment et ils ont baissé. J'ai dû procéder à trois plans de restructuration avec 12 licenciements. Dix postes de cadres ont été supprimés, les cadres n'ont donc pas été épargnés. L'augmentation des salaires des cadres coïncide avec une réorganisation à tous les niveaux. Il s'agit plus d'une évolution que d'une augmentation. Le personnel de l'atelier de production est bien traité et à un moment où tout le monde devrait se serrer les coudes, je considère cette action comme un coup d'épée dans le dos. Aujourd'hui, je ne peux me permettre d'accorder une augmentation".
Toutefois, il semblerait que la direction ne soit pas fermée à la discussion et laisse une porte ouverte à une renégociation des salaires en cours du 2e semestre. C'est ce que laisse entendre Hubert Lauriot-Prévost : " Nous réexaminerons la situation au second trimestre, si tout se passe bien. Si nous dégageons des bénéfices, une revalorisation des salaires est envisageable".

Auteur : YE | 14/02/2011 | 0 commentaire
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