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L’aspect quotidien de Saint-Nazaire

L’artiste Toby Paterson offre sa vision de Saint-Nazaire et de son atmosphère jusqu’au 29 avril au Grand Café.

Pour sa nouvelle exposition, c’est l’Écossais Toby Paterson qui déménage au Grand Café. Se définissant comme peintre paysager, alors que ce qui saute aux yeux lorsqu’on fait quelques pas au milieu de ses œuvres, c’est que ce n’est pas naturel. Que ce soient des peintures, des collages ou des brise-soleil, pas d’arbres, de mer ou de montagnes, mais des paysages urbains, faisant la part belle à l’architecture. « Il joue sur différents modes de représentations d’un même bâtiment », commence Sophie Legrandjacques, directrice du Grand Café.
Originaire de Glasgow, l’artiste est surtout attiré par l’architecture moderne (et non contemporaine) et surtout les années 50. Ville de la reconstruction, il a de quoi se faire plaisir à Saint-Nazaire ! « Ce qu’il regarde, ce ne sont pas forcément les architectes connus mais les architectes anonymes qui font nos villes », ajoute Sophie Legrandjacques. C’est pour ça que le motif récurrent de cette exposition, son coup de cœur, est un panneau (un motif de grille) inspiré de la maison du gardien sise juste à côté de la Soucoupe.

Restituer sa vision de Saint-Nazaire

Quand il arrive dans une ville, Toby Paterson marche beaucoup au hasard, il se perd… Il a ainsi une première impression sur la ville et son atmosphère. Lors de ses promenades dans Saint-Nazaire, il a fait plus de 600 photos dans la ville, sur lesquelles il va s’appuyer pour créer ses œuvres. « Tout son travail est de regarder avec distance, il essaie de restituer sa vision de l’endroit », précise Sophie Legrandjacques. C’est ce qu’il a fait à Saint-Nazaire avec l’œuvre en treize panneaux Cluster Relief (S-N) où il dévoile les couleurs de Saint-Nazaire. Et, surprise, ce sont surtout des couleurs pastels, lumineuses.
Au Grand Café, ses œuvres anciennes et nouvelles sont mélangées. Les nouvelles plus au rez-de-chaussée et les anciennes à l’étage. Elles y sont réunies par typologie, proposant une réflexion plus générale sur l’espace urbain et ses évolutions. « Il fait un parallèle entre Londres et Varsovie qui ont toutes deux été réaménagées pendant les années cinquante. C’est pour lui un moyen de montrer les choses mais sans prise de position politique », conclut Alexandra Servel.

Pratique :

Exposition « Quotidian aspect » de Toby Paterson, du 28 janvier au 29 avril, au Grand Café.
Visite de la ville avec Toby Paterson, le 1er avril 2012 à 15 h.
Promenade gratuite mais nombres places limitées.
 

Auteur : AP | 04/02/2012 | 0 commentaire
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