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L’ancienne usine élévatoire devient le refuge du Civel

Civel est le projet d’implantation d’un centre d’interprétation et de valorisation de l’estuaire de la Loire dans l’ancienne usine élévatoire de Saint-nazaire. Ce projet culturel et scientifique est à échéance début 2015.
«  Après nettoyage de la zone qui sert un peu de dépotoir, le site de l’usine élévatoire est un des plus beaux sites de Saint-Nazaire » dit Joël Batteux.
«  Après nettoyage de la zone qui sert un peu de dépotoir, le site de l’usine élévatoire est un des plus beaux sites de Saint-Nazaire » dit Joël Batteux.

Dans cette usine élévatoire, pendant environ 80 ans, les grosses pompes en ont avalé des tonnes et des tonnes de ces si précieux alevins que sont les  larves d’anguilles appelées civelles. En hommage posthume, on pourrait le croire, la nouvelle affectation de cet endroit, va s’appeler CIVEL (Centre d’interprétation et de valorisation de l’estuaire de la Loire),mais c'est un pur hasard.
Tout au bout du front de mer nazairien, sur le quartier du Petit Maroc, le majestueux bâtiment de l’usine élévatoire de Saint-Nazaire avec sa fameuse cheminée de briques rouges,  est une carte postale.
La construction de l’usine  élévatoire (1909-1911) est liée au percement d’une entrée au sud du port pour la mise à flots de bateaux à fort tirant d’eau. Elle permettait la régulation des niveaux, entre 5 et 6 m,  dans les bassins. De 1947 à 1950, elle fut modernisée. Les pompes à vapeur furent remplacées par une énorme pompe électrique de 450 cv, et par 2 pompes au diesel plus économiques.
Elle fit l’objet de travaux d’amélioration en 1958 puis 1974.  Désaffectée en partie en 1989, en août 1993, unique au monde de par son fonctionnement, elle s'arrêtait  définitivement. Les locaux sont actuellement occupés par les services de dragage du Grand Port Maritime propriétaire du terrain idéalement situé.

Les fondus de chocolat

L’idée de ce projet a pris corps lors d’une conversation informelle entre Jacques Auxiette et Joël Batteux. « Je me souviens c’était à l’occasion du départ de la Solidaire du Chocolat. Nous avons  partagé des idées et, naturellement, des conjonctions positives ont pris corps. La volonté de partager entre le port, la ville de Saint-Nazaire et la Région était née » souligne le président de la Région Pays de la Loire.
La Région s’y était engagée. Elle voulait cibler l’enveloppe financière de 8,5 M€, perçue dans le cadre du procès de l’Erika.  D’ores et déjà on dépasse les 10 M€ .Les trois projets étaient Le Centre Beautour à La Roche-sur-Yon, le projet de Centre d’interprétation et de mémoire « Litoralis » en Sud Vendée suite à la tempête Xynthia et donc le Centre d’interprétation et de valorisation de l’estuaire de la Loire là ou l’eau douce se mélange à l’eau de mer quand la Loire vient se fondre dans l’océan.

Une image de carte postale nazairienne.
Une image de carte postale nazairienne.

Un centre culturel et scientifique

L’ambition des trois partenaires, la Région, la ville de Saint-Nazaire et le port Nantes-Saint-Nazaire propriétaire du site, est de créer à cet endroit, non pas un « parc d’attractions, mais un lieu de vie, de débats et rencontres a travers le prisme du développement durable,  un équipement culturel de découverte pour un public familial, scolaire ou touristique ainsi qu’aux acteurs du territoire, aux chercheurs et étudiants. Si le cœur du sujet sera l’estuaire, il s’agira de présenter le système fluvial dans sa globalité avec des projets existants. « Restituer l’estuaire, c’est un enjeu de sensibilisation important » précise Emmanuel Mary, directeur de Saint-Nazaire Tourisme & Patrimoine. À l’aide de nombreuses interviews déjà réalisées pour répertorier les attentes, de concertations, tout sera fondé à l’aide de sources scientifiques et professionnelles avec différentes missions et des objectifs de grands projets. Le tout  sera basé sur une gestion viable pour une durée  de trois  à six ans… Ce centre aura pour vocation d’être un centre de ressources de grande importance.

À l’intérieur, l’imposante machinerie qui sera conservée, donne une idée de la puissance des pompes de mise à niveau des bassins du port.
À l’intérieur, l’imposante machinerie qui sera conservée, donne une idée de la puissance des pompes de mise à niveau des bassins du port.

On aspire à l’horizon 2015

Plusieurs aires géographiques seront traitées avec l’estuaire de la Loire, la Loire angevine, la Loire comme un tout et l’océan. Cela sera rendu possible à l’ide de trois thématiques :
- un fleuve source et ressources ;
- un archipel de villes et de ports ;
- un fleuve partagé.
L’étude de programmation a été lancée. Le prestataire est l’agence « ABCD culture »  dont la mission a débuté début février. Les services du Port et de la ville sont associés au lancement et au suivi des études. À été 2012, la Région lancera une consultation de maîtrise d’œuvre. L’étude de conception est prévue courant 2013. Les travaux pourraient débuter début 2014 pour une livraison du projet début 2015.

En attendant les visiteurs

Jacques Auxiette se montre ambitieux. « Ce lieu doit être un lieu fédérateur de toutes les réflexions et enjeux de la Loire. Elle ne s’arrête pas à Chalonnes. La partie aval va jusqu’à Saint-Nazaire et s’inscrit dans la notion de ville-port. Ce lieu doit vivre en liaison avec l’activité maritime et doit avoir une dimension internationale. Ici, ce centre est un point d’entrée pouvant répondre aux questions estuariennes. Il faut concrétiser le souhait que cela soit un lieu mondial ».
Le maire de la ville Joël Batteux y voit un projet composite. «  J’ai beaucoup souffert du cloisonnement dans les activités portuaires. Chacun se méfiait des autres. Ce projet est une belle rampe de lancement pour la ville. Une ville qui est une perturbation pour le cheminement de la Loire avec son rocher du Petit Maroc. Regardez à l’endroit où se construit le théâtre, c’était une vasière du fleuve ».
Dans cet endroit oublié des Nazairiens,  ce projet conséquent nécessitera sans aucun doute des aménagements pour les accès avec peut-être une passerelle piétonne pour le passage de l’écluse. « Nous allons pouvoir créer un prolongement du front de mer jusqu’ici à l’entrée Est et la rive de l’estuaire. La pérégrination pourra se faire tout du long  du littoral. Avec des classes scolaires de l’estuaire cela va encore élargir l’horizon. Ce lieu doit être un marqueur de l’histoire de la région ».
Le président du directoire du Grand Port Maritime Nantes Saint-Nazaire, propriétaire des lieux, veut être un partenaire actif. « Cet outil est très important, il nous intéresse. On s’inscrit totalement dans ce projet. Il donne du sens à notre action. Ce lieu n’est pas ouvert et est peu connu. C’était dommage. L’idée est pleine de sens par rapport à l’activité portuaire ».

L’interprétation c’est l’appropriation par les visiteurs. Souhaitons qu’ils soient nombreux au début de l’année 2015.

Stop ou encore ? Le trio semble vouloir mener le projet jusqu’à son terme. De gauche à droite Jean-Pierre Chalus directeur du Port, Jacques Auxiette président de la Région et Joël Batteux maire de Saint-Nazaire.
Stop ou encore ? Le trio semble vouloir mener le projet jusqu’à son terme. De gauche à droite Jean-Pierre Chalus directeur du Port, Jacques Auxiette président de la Région et Joël Batteux maire de Saint-Nazaire.
Auteur : JLM | 01/03/2012 | 5 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 01 mars 2012 à 22h24 par marre, St Naz
****Modérateur**** encore une usine à promouvoir les "Pays de Loireu"et avec nos impots sil vous plait.

pour effacer notre histoire bretonne.
#2 - Le 02 mars 2012 à 08h35 par REFRACTAIRE a encore frappé !!!
bonne idée
rendre au public et à notre avenir environnemental cet outil
bonne idée

je cherche un truc pour critiquer
oui j'ai trouvé. va quand meme falloir prendre en compte l'impact des zones ou industries portuaires qui polluent la loire. meme s'il y a eu une amélioration, c'est pas encore ca
#3 - Le 03 mars 2012 à 16h34 par Jakez
Une supercherie de plus des PDL démontée par l'ABP http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=25055 avec talent comme d'habitude.
#4 - Le 06 mars 2012 à 09h22 par le brigand, RezÉ
je trouve cette idée géniale et j'ai quelquechose à proposer sur l'approche de l'estuaire par les représentations.

Est il possible d'être mis en contact ?

Michel Le Brigand
auteur
02 40 95 24 06
#5 - Le 28 septembre 2014 à 10h29 par Fleuridas
Pourquoi ne pas simplement ouvrir au public et non engloutir à nouveaux des millions d'euros dans un projet ? Les finances publiques sont au plus mal, arrêtez ! revenez sur terre !!!!

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