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Kaléidoscope de la politique nazairienne avec Label Gauche

Rencontre avec les membres de l’association d’opposition Label gauche qui reviennent sur la délibération 22 du dernier conseil municipal de Saint-Nazaire avant d’enchaîner sur hélYce, Saint-Nazaire 2030 et le handicap.
Jeanne Ader, Eric Edom, Thierry Brulavoine et Guy Danto
Jeanne Ader, Eric Edom, Thierry Brulavoine et Guy Danto

La délibération 22, ils l’ont en travers de la gorge. Adoptée au dernier conseil municipal (http://www.saintnazaire-infos.fr/conseil-municipal-du-stalinisme-au-printemps-arabe-23-43-1031.html), au grand dam des différentes oppositions. Elle limite le temps de parole à une seule intervention par groupe politique : 5 minutes pour les conseillers municipaux et 2 pour les autres. Pour Éric Edom, « c’est une délibération clairement contre Label gauche. Ce n’est pas de la peur, mais de la lâcheté de la part de la majorité ». Thierry Brulavoine renchérit, « Si nous ne défendons pas le principe de démocratie de base, nous courons à la catastrophe ! » Ce qui n’empêche, ni n’empêchera, Label gauche de donner son avis et d’émettre des propositions : « nous apportons notre voix au débat. Nous ne faisons pas de l’anti-Batteux, mais des remarques sur la politique de la majorité. Et ils ont du mal à accepter une opposition de gauche », relate Eric Edom.

HelYce

Le premier sujet évoqué par les représentants de Label gauche, est les transports à Saint-Nazaire. Comme le projet helYce jugé « colossal et démesuré, excluant beaucoup de quartier, sans parkings relais, et desservant moins bien Montoir-de-Bretagne et Trignac que les lignes actuelles », entame Guy Danto, président de l’association. Le ton est donné de la réunion et des engagements de Label gauche. L’équipe met en avant le granit venant de Chine, l’augmentation de 10 % de la taxe foncière, les voiries dans un état lamentable hors du parcours d’helYce et, surtout le manque de concertation avec les élus aussi bien qu’avec la population sur le sujet. Le plan vélo de la municipalité ne trouve pas non plus grâce aux yeux de Thierry Brulavoine (ancien conseiller municipal qui a laissé sa place en juin 2010 à Éric Edom) qui prône une politique de place au vélo avec des aménagements spéciaux. « On en parle beaucoup mais ce n’est pas très efficace. Les routes ne sont pas adaptées : soit ils roulent sur la route et il y a des bouchons, soit ils roulent sur le trottoir ».

Saint-Nazaire 2030

Ils font écho à la soirée de rentrée politique de la CARENE qui a évoqué sa démarche prospective pour l’horizon 2030. Une démarche qui satisfait Label gauche, même si l’association aimerait un « bilan sérieux sur la métropole Nantes-Saint-Nazaire, ce qu’elle a amené au niveau économique, culturel,…. », explique Guy Danto, avant de citer pour exemple des limites du concept, « l’ouverture d’un laboratoire de recherches sur les énergies marines à Bouguennais. Il devrait être à Saint-Nazaire ! » De même, les économies sociales et solidaires ne semblent pas pour l’association suffisamment mises en avant, ni prises en compte par les élus.
La politique culturelle de la ville est aussi un point de dissension avec la majorité : « Ce n’est pas à la directrice du Fanal de faire la programmation Nazairienne. Ils mettent en avant le tape à l’œil : le Grand Café, c’est pour les bobos de l’extérieur, le Life va se trouver en concurrence avec le Théâtre, le cinéma Art et essai va disparaître de la ville,… Que nous ayons un adjoint à l’attractivité et non à la culture est un recul », regrette Guy Danto. Pas de proposition concrète mais un appel au débat et à la concertation pour faire avancer les choses.

Le handicap

Un sujet qui tient à cœur à Éric Edom qui tient à préciser que même si « ma plainte a été jugée recevable (http://www.saintnazaire-infos.fr/eric-edom-porte-plainte-contre-le-maire-et-deux-elus-23-48-673.html), j’ai décidé de ce pas donner suite ». Pour l’association, la ville n’est pas prête pour le handicap. Ils relèvent le manque de places handicapés devant les écoles et dans les parkings payants (plusieurs ont été ajoutées dans la zone ½ heure gratuite, mais pas dans les parkings fermés où l’heure l’est), les trottoirs ne sont pas tous praticables, l’ascenseur de la gare ne fonctionne plus à partir de 22 heures, ... « Je pose des questions, mais plusieurs mois après, je n’ai toujours pas de réponse. La vision globale du handicap n’a pas changé à Saint-Nazaire », regrette Éric Edom.
 

Auteur : AP | 30/09/2011 | 4 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 01 octobre 2011 à 10h43 par alain, Saint Nazaire
Monsieur Edom vous devriez dire ils ont du mal à accepter toutes les oppositions. Si vous voulez travailler à Saint-Nazaire surtout ne faites pas dans l'opposition au système. D'un autre côté je me demande comment vous feriez vous si vous aviez le pouvoir ?
#2 - Le 05 octobre 2011 à 16h25 par Brulavoine, Saint Nazaire
Bonjour,
Une information complétaire concernant cette honteuse délibération 22 votée par les éluEs PS PC Verts. Elle interdit de fait l'expression écrite de Label Gauche dans les colonnes du bulletin municipal (liste citoyenne ayant obtenu 17,69 % des voix au second tour en 2008).
Que la presse mentionne la réduction du temps de parole mais omette la censure dans le bulletin municipal me semble problématique !
#3 - Le 05 octobre 2011 à 18h50 par Edom Eric , Saint-nazaire
Cher Alain,
Je maintiens que la majorité à plus de mal avec une opposition de gauche que de droite. Et je m'en explique. La majorité pratique une politique capitaliste, les propos, lorsque l'on essaye de parler social sont toujours des propos réactionnaires. Sure les entreprises sont cités les discours patronaux, jamais les visions des syndicats, sur les choix majeurs politiques ce sont des choix de droite. Il n'y a plus qu'à la marge où le discours se veut de gauche. Le tout n'est pas de répéter à l'envie en sautillant et répétant à l'encan "nous sommes de gauche" pour l'être.
Sur la deuxième question, elle me fait sourire, je hais le pouvoir quand il n'est pas partagé, quand il n'y a pas de vaste concertation citoyenne, quand tous les avis ne sont pas pris. Donc je ne souhaite pas le pouvoir au sens où vous l'entendez. Je souhaite que la parole de chacun soit respectée, écoutée pour qu'à la fin des débats les décisions justes et dans l'intérêt général soient prises. C’est complexe, exigeant, mais un beau challenge sociétal.
Je vous rappellerai aussi que jamais au grand jamais vous n'avez entendu de label gauche de critiques sur des personnes, toujours sur une politique. Vous parlez de système, peut être je m'en moque, ce que je remarque c'est le résultat d'une politique et de ses soutiens.
#4 - Le 06 octobre 2011 à 11h59 par z moullec, St-nazaire
Tiens donc, Label gauche ne critique jamais les gens?

Peut être pas en public, quoi que dans la presse les ex-élus de la liste y ont eu droit, mais en privé LG ne se prive pas de ********MODERATEUR*****

Pas plus tard qu'aujourd'hui dans un mail que nous avons reçu concernant votre espace dans st-nazaire magazine.

Personnellement je souhaitais être conciliant, mais vu la teneur du mail, je n'ai plus envie de l'être.

Lorsque nous avons quitté le groupe, monsieur Brulavoine ne s'est pas privé pour nous adresser des courriers limite diffamatoires, limite insultant et reprenant des éléments personnels de notre vie privée tout comme d'autres personnes de LG, y compris des parachutés qui n'étaient pas sur la liste d'origine, un comble.

Et je passe les demandes insistantes de démission que les membres de LG (les rares encore là sur 49 au départ) nous relancent sans cesse depuis 18 mois.

D'ailleurs si les 3 élus sont partis, c'est d'une part parce que nous n'étions pas d'accord sur le fait de "tourner" mais surtout suite aux pressions et aux mails injurieux incessants à notre égard.

Dont acte.

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