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Hôpital : le service MPR demande des réponses

Ce n’est pas parce que c’est l’été, que le personnel hospitalier Nazairien se laisse faire ! CGT, CFDT et les personnels se mobilisent pour obtenir des réponses à propos du devenir du service de Médecine Physique et Réadaptation (MPR). « Tout le monde est là aujourd’hui car nous n’avons pas d’informations. Il y a un vrai malaise », commence Dominique Hamon, kinésithérapeute.

A l’hôpital, le service dispose de 20 lits d’hospitalisation à temps complet et de 12 places d’hospitalisation à temps partiel. Comme son nom l’indique, c’est un service où les patients apprennent à retrouver une certaine forme d’autonomie après un AVC ou un accident. Les patients qui y sont traités viennent du bassin Nazairien, du sud Loire et même de la région Nantaise, souvent après être passés par d’autres services comme celui de neurologie ou de traumatologie. Prévu, au départ dans les locaux de la cité sanitaire, l’Agence Régionale de l’Hospitalisation (ARH) a ensuite décidé que le service allait mutualiser ses moyens avec le centre de Pen Bron. Depuis 2008, les deux structures ont donc collaboré ensemble sur un projet commun. « Fin 2010, le terrain était choisi (Heinlex), le projet architectural était terminé, nous avions programmé l’organisation, les effectifs… Et du jour au lendemain, ils ont tout arrêté », explique Françoise Boulet, cadre dans le service MPR.

    Plus de mutualisation : tout à Pen Bron


    « En janvier 2011, tout a été stoppé : le directeur a annoncé que l’Agence Régionale de Santé (ARS) avait posé un moratoire sur le projet commun », ajoute Olivier Patrick, secrétaire de la CFDT Santé Sociaux. C’est le centre de Pen Bron qui récupère l’ensemble du projet. Si le service MPR va disparaître à l’hôpital, certains lits de soins de suite vont être plutôt dédiés à la réadaptation dans la cité sanitaire. Ce qui leur reste en travers de la gorge, c’est « l’incertitude pour les personnels et les patients. Le directeur ne peut pas nous dire où sera la rééducation. C’est une décision incohérente car le budget du service est équilibré et ils viennent d’embaucher deux nouveaux médecins », précise Dominique Guihard de la CGT.

    Des questions et encore des questions


    La construction de nouveaux bâtiments à Heinlex va-t-elle avoir lieu ? Pen Bron ne propose pas les mêmes « services » que l’hôpital, les patients ne risquent-ils pas de partie à Nantes ? Le trajet jusqu’au centre à La Turballe de patients fragiles ne pourra être effectué que lorsque leur état sera stabilisé. Contacté l’ARS, à travers Laurent Castra, directeur de l’accompagnement et des soins, a répondu que « le projet reste commun à travers le partage d’équipe et le Groupement de Coopération Sanitaire (GCS), c’est le projet architectural qui ne l’est plus. Nous ne pouvions pas avoir deux services MPR aussi proches l’un de l’autre ». Le bâtiment prévu va bien être construit, mais pas sur la même parcelle à cause d’une question de protection des arbres. Pas question pour autant que les études déjà menées soient perdues, il s’agit plutôt « d’une mise à jour. Ça va aller très vite car le projet architectural est déjà fait ». Deux différences pourtant : un parking en plus et 130 lits et places au lieu des 90 de l’ancien projet. « Pen Bron devrait avoir le feu vert pour l’acquisition de la parcelle pour la rentrée ». Enfin, Laurent Castra le dit clairement : « nous n’abandonnons personne : les deux équipes vont travailler ensemble, certains allant à Pen Bron et d’autres restant sur le site de Saint-Nazaire ».
 

Auteur : AP | 02/08/2011 | 0 commentaire
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