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HélYce : une longue trêve des confiseurs

La bonne tenue du planning des travaux permet jusqu’à un mois d’arrêt dans le centre-ville. L’occasion de mettre en lumière les innovations techniques réalisées et les dispositifs d’insertion mis en place sur les chantiers.

Demain soir, les travaux d’HélYce s’arrêtent le temps d’une trêve des confiseurs plus longue que la normale. Sur demande des commerçants du centre-ville, elle va commencer le 12 décembre pour se terminer le 16 janvier 2012, soit le lundi suivant le début des soldes. Seule exception, les travaux sur la RD492 qui reprendront dès le 9 janvier. « Cette pause d’un mois dans le centre-ville est possible car les délais sont tenus », commence Jean-Jacques Lumeau, adjoint au maire de Saint-Nazaire en charge de la gestion urbaine et des déplacements. Plusieurs tronçons terminés donnent déjà une idée d’à quoi ressembleront les voiries dans quelques mois

Des innovations techniques

Écologique et économique : la Ville et Eiffage TP ont utilisé une machine appelée ARC 700 qui réutilise les matériaux de l’ancienne voirie (au lieu de les jeter) pour en créer une nouvelle sur 2 ha. « Seulement 13 000 tonnes de matériaux ont été apportées sur le chantier au lieu des 86 000 tonnes prévues. 85 % des matériaux ont été économisés », ajoute Anthony Ferron, responsable du bureau d'études de la Ville.
La seconde innovation est le stockage des eaux pluviales dans des noues. Les noues sont des fossés enherbés ayant au fond une tranchée drainante (composée de matériaux poreux) qui stocke l’eau de pluie. « Dans un 1 m3 de matériaux, on peut stocker 400 litres d’eau, soit une capacité de stockage de 2 500 m3 d’eau sur 1 800 mètres », précise Anthony Ferron. Ces noues devraient empêcher les inondations dans plusieurs quartiers comme celui de la Trébale. L’élément déclencheur a été les inondations du 14 septembre 2006. Depuis le dispositif a été mis en place plusieurs fois (par exemple lors de la construction du parking de Point P) et les résultats sont positifs.

Des dispositifs d’insertion

À chacun de ses grands chantiers, la CARENE demande aux entreprises répondant aux commandes des maîtres d’ouvrages de réserver des heures de travail à des personnes inscrites dans un parcours d’insertion professionnelle pour leur permettre d’accéder à un emploi classique. Les 64 personnes sélectionnées vont se répartir 9 821 heures sur le chantier d’hélYce et 12 150 heures sur celui du pôle d’échange multimodal (PEM), soit l’équivalent de 12 temps pleins. « Les personnes sont engagées de trois manières différentes : via un contrat professionnalisant, via un contrat de travail temporaire pour l’insertion ou en étant directement engagé par l’entreprise », explique Gaëlle Daniel, responsable solidarité urbaine et emploi à la CARENE. Il y a déjà eu un peu moins de 10 000 heures réalisées : 6 893 par 27 personnes sur le chantier d’hélYce et 3 023 par 8 personnes sur celui du PEM. Neuf contrats de professionnalisation (qualifiants) ont déjà été signés depuis juillet 2010, d’une durée de 13 à 24 mois.

Auteur : AP | 16/12/2011 | 0 commentaire
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