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Georgette Ballbé La doyenne des Nazairiens va avoir 106 ans !

A 105 ans et dix mois, Georgette Ballbé est la doyenne des Nazairiens. Toujours bon pied, bon oeil elle habite la Résidence des personnes âgées "Le Port" et va fêter le 17 juin prochain ses 106 ans. Malgré le poids des ans, Georgette garde toute sa lucidité, faisant preuve d'un incroyable dynamisme. Le secret de sa longévité : une hygiène de vie saine, l'amour de sa famille et son verre de vin à chaque repas.

Dixième d'une  famille de treize enfants (7 filles et 6 garçons),  Georgette Ballbé née Deroyant a vu le  jour un 17 juin 1904 à Rosnes-Raival dans la Meuse à 40 kms de Verdun. Tandis que son père Eugène officie comme régisseur chez le comte de Thionville, sa maman qu'elle aime tant s'occupe de la maison et apporte son soutien à l'ensemble de la collectivité. Pendant, ce temps la petite Georgette va à l'école, mais ne passera jamais son certificat d'études. En effet, la guerre 14-18 arrive. A quelques kilomètres de sa maison se déroule la plus sanglante bataille de la 1ère guerre mondiale. Alors, qu'elle vit heureuse au milieu des siens, Georgette  va connaître l'un des épisodes les plus douloureux de sa jeune existence. Alors que les combats font  rage sur les "chemins des Dames" entre Verdun et Bar le Duc,  elle va vivre un terrible  drame avec la mort de trois de ses frères. La voix nouée, Georgette évoque difficilement ce souvenir douloureux ; " ça été un choc terrible pour notre famille. On a retrouvé un de mes frères enterré avec son cheval, sous l'effet d'une bombe. D'ailleurs, maman ne s'en remettra pas décédant quelques temps plus tard de chagrin".
 
Coup de foudre
 
A peine sortie de l'adolescence, Georgette rencontre  Isidore Jacques Ballbé. Elle a 17 ans, lui 33. C'est le coup de foudre. Avec son "jacquot" comme elle aime à l'appeler affectueusement, elle part habiter à Barcelone pendant une douzaine d'années. De leur union naquit une fille Odette qui est aujourd'hui âgée de 89 ans. Républicain convaincu pendant la révolution espagnole, il ne supporte plus la politique dictatoriale de Franco et revient vivre en France avec son épouse. Tous les deux s'installent dans un premier temps près de la tour Eiffel, à Montparnasse puis à Boulogne. Georgette loin d'avoir perdu la mémoire se souvient : "Pendant, 52 ans j'ai vécu heureuse. Mon "Jacquot" était tisserand et même si nous n'étions pas riches, nous étions heureux". De cette époque, Georgette garde des  souvenirs émus et de préciser : "Mes meilleurs moments furent ceux où toute la famille était réunie. C'est sans doute le lien du sang qui fait ça".
 
A Saint-Nazaire
 
Au décès de son mari, Georgette continue de vivre seule à Boulogne entourée de l'affection de ses trois petites filles et de son arrière petit-fils. Jusqu'à la fin de l'année 2009, elle vit dans son appartement en totale autonomie. Chaque midi, elle se rend au club des anciens pour prendre son repas. Là-bas, tout le monde la connaît et l'adore. De l'épicier au marchand de journaux, en passant par le chauffeur de bus, elle fait l'unanimité de part sa gentillesse, son humour et surtout sa vitalité. Mais le poids des ans étant, sur les conseils de sa petite fille Liliane - qui habite Saint-Nazaire-, elle accepte de venir habiter à saint-Nazaire à la résidence pour personnes âgées du "Port". Dans son nouvel environnement Georgette fait l'émerveillement de tous de par son dynamisme. D'ailleurs , elle n'hésite pas à encourager moralement les résidents un peu en perte de  vitesse.
 
Famille heureuse
 
"Ici, je me sens bien. Le personnel est gentil et compétent. Tout est parfait" souligne t-elle avec un sourire coquin qui en dit long. Loin de se refermer sur elle-même, Georgette mange de bon appétit, lit beaucoup de romans, et ne manque pas le journal de 20h se tenant informée de tout ce qui se passe. D'ailleurs, elle a son opinion sur la société actuelle : " L'évolution de notre monde n'est pas forcément belle. Je suis triste pour tous ces jeunes qui ne savent plus à quel saint se vouer. Personnellement, je n'attends plus grand-chose de la vie. Je suis sur la fin - on a du mal à y croire - et j'espère seulement que ma fille qui a 89 ans guérisse de sa maladie et que mes petites-filles soient heureuses. C'est ce qui compte le plus pour moi".

Auteur : Yvon | 03/04/2010 | 0 commentaire
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