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Fin de chantier pour BS Vision

Ce matin, le tribunal de Commerce de Saint-Nazaire a prononcé la liquidation judiciaire la société BS Vision. 37 personnes se retrouvent sur le carreau. Une décision qui n'a surpris personne mais qui porte un nouveau coup dur au bassin d'emploi Nazairien.
Julien Faucheux
Julien Faucheux

Certes, les 37 personnes restantes dans l'entreprise s'y attendaient, mais à la sortie du tribunal, c'est un sentiment de désolation qui régnait chez le personnel. Il y a deux mois, une procédure de placement en redressement judiciaire avait été prononcée dans l'attente de l'arrivée d'un nouveau repreneur. Le 14 juin dernier, 26 personnes de BS Vision et 4 de BSI ont reçu leur lettre de licenciement. Cette fois-ci faute de candidat à la reprise, le tribunal de commerce a dû se résoudre à prononcer la liquidation judiciaire pure et simple. Pour la direction et pour les employés, l'issue finale était inéluctable avec des raisons bien différentes sur les causes d'un tel désastre. Hubert Lauriot-Prévost président de BS Vision impute cette liquidation à un contexte général défavorable :" En 2007, j'ai repris la société dans une situation dramatique. Sur les exercices 2008-2009 nous sommes parvenus à rétablir l'équilibre et on était plutôt confiants sur l'avenir. Malheureusement, la crise aux chantiers STX et celle dans le bâtiment ont eu raison de notre optimisme. La : mise en redressement judiciaire était l'unique solution. Qui plus est, des clients ont profité de cette situation pour nous payer avec beaucoup de retard. Il y a un goulot d'étranglement au niveau de notre trésorerie qui a amené le tribunal à prendre cette décision". La mort dans l'âme, le PDG de BS Vision ne cache pas sa déception : " C'est la pire chose qui puisse arriver à un chef d'entreprise. C'est une aventure qui se termine de façon dramatique."

La gestion mise en cause.

Du côté du personnel, les avis sur les raisons de cette triste fin de chantier sont bien différents. Julien Faucheux représentant des salariés et secrétaire du CE, considère qu'il y a eu incompétence du directeur dans la gestion de BS Vision : " Monsieur Lauriot-Prévost n'a pas fait le nécessaire pour rechercher un repreneur, pas plus que pour compléter le cahier des charges susceptible de favoriser cette hypothétique reprise. Comme je l'ai dit au président du tribunal, il a dépouillé la mariée au lieu de la rhabiller. Jeudi matin, 37 personnes vont se retrouver au chômage. Certains avaient plus de trente ans de boîte". Si la crise n'a sans doute pas facilité la bonne marche de BS Vision, les causes d'un tel naufrage semblent bien plus profondes :"Sur les chantiers, la direction a souvent eu des problèmes relationnels. Ajoutez à cela de nombreuses aberrations, à titre d'exemple, il faut savoir que M. Lauriot-Prévost avait chiffré le chantier du Grand Palais à Paris à hauteur de 250 000 euros. Or, celui-ci a coûté 450 000 euros à l'entreprise. Résultat, une perte de 200 000 euros et des pièces fabriquées qui sont restées dans les ateliers. Lorsque l'on arrive à faire 200 000 euros de pertes sur un tel chantier, on est en droit de se poser des questions sur les compétences de M. Lauriot-Prévost et sur ses capacités à gérer une entreprise". Les 37 salariés recevront 1/3 de leur salaire par BS Vision, les 2/3 restants seront versés par les AGS une assurance qui couvre ce genre de risques.

Auteur : YE | 06/07/2011 | 0 commentaire
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