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Farniente, Le festival

Malgré les nuages, on joue sur la plage de Monsieur Hulot. Farniente, le festival le plus décalé du moment vibre au son des vagues, des voix et des instruments.

Rien n'a changé sur Farniente, ou presque depuis l’an dernier, le décor, évidemment immuable, les transats, les tartines et les huîtres, les curieux et les « venus exprès de Nantes ».
Ce festival sent bon, il respire la liberté et la cool attitude, il sécrète des envies de rien, de ne penser à rien, surtout pas à la rentrée.
Un cadre idyllique, une programmation pointue, mix de romantisme, d’avant-gardisme, d’exotisme et de poésie. C’est très intime, charmant, bon enfant et ce coté surréaliste de l’événement engage à s’allonger sur le sable sans aucune envie de se relever. La sono est juste à la bonne puissance, elle permet d’entendre et de s’entendre parler.

Une sorte de complicité

Les artistes côtoient le public, vendent leurs disques et discutent au bar. Tout le monde semble connaître tout le monde. On est entre amis, dans une forme de complicité, celle de participer à un moment que, finalement, on n'a pas vraiment envie de trop dévoiler aux autres. Le bon plan d’un moment que l’on garde pour soi.

Cela fait la force de Farniente, mais aussi engendre, fatalement, bizarrement, une faible fréquentation du public.

On sera presque honteux de dire qu’environ 250 personnes assistent à l’ensemble du festival. On va et on vient, certains sont là par hasard, d’autres en famille savourent ce moment de liberté.
Il y a quelques branchés, et les autres,mais aussi les badauds, les touristes d’un jour et les inquiets de comprendre ce qu’il se passe, intrigués des riffs de guitare et des sons bizarres « qu’on n'entend jamais à la radio ».
Constat : Ce festival pourtant encensé par les médias n’attire pas la foule.
 

ARLT
ARLT

Un côté intime

Sophie Agnel
Sophie Agnel

Hélène Le Saux, de l’association organisatrice (Le sens du poil), en convient. « Nous sommes dans un cadre magnifique, le seul festival sur le sable, les musiciens adorent venir jouer dans ce lieu, c’est un peu effrayant qu’il n’y est que si peu de monde. Peut-être, quelque part, les gens ont peur de venir et ne comprennent pas notre démarche, en plus, c’est gratuit, ou alors, ils sont fatigués de l’été ».
Mais, elle considère aussi que : « Nous voulons garder ce côté intimiste, certes, la plage est grande et pourrait recevoir la foule, mais, c’est bien comme cela ».
Si on compare au Night & Bay de la Baule, lui aussi sur la plage ? « C’est du grand n’importe quoi ».
L’aventure continuera ? « Oui, évidemment, même si on joue sur un fil ».(ndlr financier).
Une femme passe dans l’assistance, une boîte à chaussures à la main, expliquant avec un petit sourire : « Le festival est gratuit, mais, si vous pouviez participer… »
 

Auteur : JRC | 01/09/2012 | 0 commentaire
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