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Européennes : Le PS rame au Ponton

Samedi matin les socialistes invitaient à une réunion publique dans un café de Saint-Nazaire pour rencontrer Isabelle Thomas tête de liste PS pour le Grand Ouest.
Isabelle Thomas : l'Europe est une nécessité
Isabelle Thomas : l'Europe est une nécessité

La salle du bar le Ponton était largement grande, et il y avait beaucoup trop de chaises pour accueillir les invités à la réunion publique d'Isabelle Thomas. Pourtant le PS, à Saint-Nazaire pour les Européennes…30 personnes, c'est peu. « on a du mal à mobiliser, le contexte… ». David Samzun, entre deux cérémonies est passé faire un petit « coucou ». Et vaillamment, Isabelle Thomas a fait le job, la salle s'est animée.

La majorité peut basculer

 « On ne connaît l'Europe que par nos prismes nationaux » et ça l'agace un peu. L'objectif pour Isabelle Thomas ? « quatre élus, mais ça va être chaud ». Pourtant elle croit à la victoire du PSE sur le PPE, « oui, la gauche peut gagner, on est à environ 10 voix, c'est jouable, en ce moment c'est 90 d'écart ».

Un programme « offensif »

L'élue qui a remplacé Stéphane Le Foll au Parlement européen rappelle les 27 millions de chômeurs, dont 7 de moins de 25 ans, 126 millions de personnes vivants sous le seuil de pauvreté et présente le programme sur trois grands axes.
- avancer sur les chantiers d'investissement de croissance « vertueuse » (écologie avec par exemple les économies d'énergie, les transports collectifs, le numérique « partout »),
- oser traiter les « sujets qui fâchent » comme la convergence sociale. À Saint-Nazaire avec les chantiers Isabelle Thomas dispose d'un public sensibilisé. « Parler de paix et de fraternité, alors qu'on vous ''pique votre boulot'' bien sûr que cela entraîne des rejets violents». Elle mime des guillements souvent, rappelle l'affaire GAD, les porcs bretons qui traversent l'Europe parce que le salaire horaire de l'Est de l'Allemagne est de 3,40 € dans les abattoirs. Elle préconise le contrôle, elle admet que c'est difficile mais martèle qu'on peut mettre les solutions techniques en place si l'on en a la volonté politique.
- la fiscalité, il faut « imposer sur place ».
Pour elle le « monde a changé » les États nations ne peuvent plus peser seuls. L'Europe n'est pas qu'une utopie, c'est une nécessité. Même si le projet « est imparfait », même « si on n'a pas été assez efficace », même si « on n'a pas fait assez d'éducation populaire ».
Pour ce qui est du Traité Transatlantique : « Il ne faut pas le voter, on ne sait même pas tout ce qu'il y a dedans », elle explique pourtnat longuement les dangers qu'il présente. Elle rappelle que le PS français n'a pas signé le mandat de négociation.

Tonnerre et lassitude

Élyse a 19 ans, c'est une des rares jeunes personnes de l'assemblée, elle interroge : le PSE « il va vers une fédéralisation ?» « Oui même si on n'en parle pas, mais la trajectoire va vers... ».
Une dame déçue : « nous ça fait 50 ans qu'on attend, on croyait que c'était bientôt », un militant de Pornichet : « on est d'accord sur l'objectif, pour respecter l'emploi, tout ça mais avant on avait la préférence communautaire, on savait citer les 6 pays européens, même à 12 … mais maintenant à 27 ou 28 … avec les différences de salaires … faut pas s'étonner des lettres qu'on reçoit de l'extrême droite dans nos boîtes à lettres... »
D'autres tempêtent « il ne faut pas que le PS devienne néo-libéral, c'est la mort de la démocratie ». Un autre a envie « que ça tonne», au Parlement.

Isabelle Thomas a tenu une réunion politique d'une grande sincérité, elle a apporté l'Europe sur la table, l'a expliquée avec des mots simples, sans le langage technocratique habituel. Mais L'Europe ne faisait pas rêver ce matin, elle était devenue « une nécessité ». Elle n'était pas culture, échanges, éducation, elle était économie, traité, marchés, réglementations.

Les militants reconnaissent « qu'il est long le chemin », « que si on est 30 % à aller voter... » , « regardez nous là, 30 à peine », et quand Élyse demande à la députée « une chaîne de télé européenne » c'est sur le ton de « dessine moi un mouton ».
« Bruxelles c'est loin », et les urnes le seront aussi le 25 mai si les politiques ne réussissent pas à intéresser les électeurs.


Isabelle Thomas reste optimiste, « on était 800 hier soir à Vannes pour un débat avec des représentant de huit listes, ça se met en route ». Elle espère, « si ceux qui ont voté aux primaires, viennent... ».
 

Auteur : LY | 10/05/2014 | 7 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 10 mai 2014 à 20h45 par Umphilare
Le Traité Transatlantique doit être signé rapidement a déclaré Hollande ; cela n'est pas arrivée aux oreilles de la dame!
#2 - Le 11 mai 2014 à 08h03 par Révolté, Saint-nazaire
#Européennes2014 . La soirée débat organisée par la Maison de l'Europe du Morbihan s'achève avec les mots de son président François Xavier Camenen et l'hymne européen, perturbé par les élus et sympathisants #FrontNational chantant la marseillaise...
Oui à la France, Non à Bruxelles
#3 - Le 11 mai 2014 à 20h27 par bib
Arte ne doit pas être considérée comme une chaine européenne ? effectivement, ce n'est que franco-allemand :)
Bien sur, il n'y a pas les autres pays, mais tout cela supposerait une sacrée logistique. Euronews est déjà un bon support d'information.
Et puis, tout service se payant, il faudrait payer cette chaine via la redevance pour la contribution française. On peut faire confiance à Aurélie Fillipetti qui a su rajouter 2 euros pour la gabegie de France Television...

Sinon, sur le sujet principal, sans faire de démagogie, le Parlement européen est un gouffre financier (voir notamment, entre autres, le magazine Capital à ce sujet). Cette femme semble sincère dans sa démarche. Mais que sait-on de son action ? et de celle de M.Le Foll auparavant ? ainsi que Rachida Dati, M.Mélenchon, Mme Le Pen, qui touche leur salaire en étant pas présent à leur lieu de travail.
S'il me prenait l'idée de ne pas venir, ou de faire semblant de venir, je ne serais pas payé, et serait vite licencié...

Comme désormais, tout peut se savoir, il ne faut pas s'étonner que les gens se détournent d'un événement dont ils ne perçoivent pas l'intérêt ou ne voient pas ce qu'ils peuvent y changer.
#4 - Le 12 mai 2014 à 09h15 par CLEV, Saint Nazaire
qui est cette personne? elle arrive comme ça! drôle de conception de la part du ps.Cela reflète bien le peu d'engouement de la part de ce parti politique vis à vis de l’Europe. Qu'est-ce qu'il a fait depuis qu'il est élu .Enfin je souhaite qu'il ce prend une déculotté comme aux municipales
#5 - Le 13 mai 2014 à 12h40 par Dupont pas Ducon, Saint-nazaire
David Samzun, entre deux cérémonies est passé faire un petit « coucou ».
David est venu rassurer ses troupes ?
Oui nous allons prendre une déculottée
Oui nous avons perdus le contact avec le peuple
Oui les classes populaires ne votent plus pour nous
Mais, mais,nous sommes les plus beaux, la bourgeoisie nazairienne nous est fidèle et se reconnait en nous.
Nos alliés du Parti communiste se font discret et inexistant,que ne ferait t'on pas pour une place au soleil et croire encore exister.
#6 - Le 13 mai 2014 à 19h31 par Républicain, Saint-nazaire
Tu ose parler du Parti Communiste,
Le PC à Saint-Nazaire
Révenot et tout ses semblables.
Des places bien payés,qui ont mit leurs idées dans un mouchoir.
Qui trahissent le peuple,pour de petites places au conseil municipal .
c'est triste à avouer,je me sens plus proche des gens du FN de la tendance de blanchard et des révolutionnaires de la révolution nationaliste que de mes anciens amis du PC.
Triste à constater!!!
#7 - Le 20 mai 2014 à 11h42 par YAJ, St Nazaire
à Républicain
D'abord une correction sur l'adjoint au maire RENÉVOT qui fait du bon boulot en particulier en particulier vers les jeunes

à CLEV je recopie wikipédia sur Devaquet "En 1986, Isabelle Thomas est vice-présidente de l'UNEF-ID lorsqu'éclate le mouvement contre le projet de loi Devaquet. Cette réforme prévoit notamment de donner une large autonomie aux universités (sélection, diplômes, frais d’inscription…). Villetaneuse est l’un des premiers campus à se mettre en grève. Isabelle Thomas se retrouve donc rapidement en première ligne."
Donc Isabelle Thomas n'est pas n'importe qui

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