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Enlisement de la grève à l’hôpital de Saint-Nazaire

La situation est bloquée et a du mal à se décrisper. Après avoir rencontré l’Agence Régionale de la Santé (ARS) mardi, l’intersyndicale de l’hôpital de Saint-Nazaire a fait le point sur la situation des urgences et du plan de redressement et de modernisation. Pas très brillant.

Les urgences
    Le service est en grève depuis le 7 février, mais la situation s’est considérablement dégradée depuis une dizaine de jours. « Entre 35 et 37 agents (sur 75) sont en arrêt de travail de plus ou moins longue durée. Les personnels vont mal ; ils sont dans une situation psychique et professionnelle très problématique. Vendredi dernier, nous avons exercé notre droit d’alerte envers la direction, l’ARS et la Préfecture », commence Dominique Guihard, représentant de la CGT.
Les urgences risquent donc de ne plus avoir de personnel d’ici peu. Des solutions ont été mises en œuvre avec la réquisition de personnel infirmier anesthésiste de garde au boc, d’aides-soignants du service de gynécologie et la venue d’intérimaires. « Le service arrive à fonctionner, mais depuis le week-end dernier, il travaille avec '' -1 personne'', ce qui implique une baisse des sorties du service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) », regrette Dominique Guihard.
    L’intersyndicale a demandé à Marie-Hélène Neyrolles, déléguée territoriale de l’ARS, d’organiser une médiation entre les personnels et le directeur de l’hôpital. « La réponse a été défavorable d’une certaine manière : elle nous a dit que c’était le directeur qui dirige l’hôpital et que c’est à lui de négocier. Cependant, elle devrait lui demander de reprendre les discussions », précise Dominique Guihard. Et Yann Cajelot, secrétaire adjoint de FO, d’ajouter que « la situation est inédite. Les gens sont rappelés sur leurs temps de repos et ils commencent à dire qu’ils préfèrent avoir des sanctions disciplinaires que de revenir, ils n’en peuvent plus ».

Le plan de redressement et de modernisation
« Marie-Hélène Neyrolles dit la situation très préoccupante, enchaîne Patrick Ollivier de la CFDT. La grosse inquiétude est l’augmentation du déficit à la fin de l’année. Il était de 3 M € à la fin de l’année 2010, il devrait être d’environ 6 M € fin 2011 ». L’ARS devrait verser à l’hôpital 2 M € pour pallier le surcoût de la Cité Sanitaire, du déménagement, … Ce qui fait peur au syndicat, ce sont les mesures sociales qui vont être mises en place en 2011 et 2012. « Ils préparent des mesures pour remettre les comptes en ordre avant le déménagement. Nous risquons de grosses problématiques pour les médicaux et les non médicaux », ajoute Patrick Ollivier.
Le 10 juin prochain, les syndicats vont revoir les dirigeants de l’ARS suite à un important décalage entre les chiffres recueillis par l’agence et la réalité du travail ressenti par les personnels. Par exemple, pour l’ARS, 25 % de l’activité a fui sur Nantes, mais les lits sont pleins. « Autre exemple, la chirurgie fait de bons chiffres pour le début de l’année, mais le personnel est en sous-effectif et après leurs vacances d’été, ils auront encore 40 jours à prendre chacun. Les chiffres seront totalement différents », explique Yann Cajelot. Dans tous les cas, les grévistes vont refaire un point lundi et décider si oui ou non le mouvement va continuer.

25/05/2011 | 0 commentaire
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