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Échanges « verbaux-aquatiques » à l’assemblée de l’Oms de Saint-Nazaire

L’assemblée printanière de l’Office municipal des sports de Saint-Nazaire qui regroupait les dirigeants du mouvement sportif local, à Agora, a été beaucoup plus animée que prévue. Michel Laurent, le président de l’Office, et son équipe étaient les premiers ravis de voir une telle animation.
Xavier Martial (à gauche), aux côtés de Michel Laurent, ne s’attendait sans doute pas à ce que la présentation du parc aquatique suscite autant d’interrogations
Xavier Martial (à gauche), aux côtés de Michel Laurent, ne s’attendait sans doute pas à ce que la présentation du parc aquatique suscite autant d’interrogations

On a connu des assemblées générales de l’Oms de Saint-Nazaire (Office municipal du sport) où l’on n’avait qu’une hâte, rejoindre le vin d’honneur servi dans le hall. C’était sans doute un signe de bonne santé du sport nazairien, mais, malgré toute la volonté des présidents de l’époque, André Hauyé ou Jacques Le Thily, force est de reconnaître qu’une bonne A.G. (il y en a une au printemps et l’autre en automne) se résumait pour les participants à avoir confirmation de la subvention qui leur serait octroyée pour fonctionner durant la saison ou bien, quand ils étaient concernés, savoir où en était l’état des travaux pour les installations qu’ils occupaient. C’était de l’assemblée routinière. Les débats lancés ne suscitaient que peu de réaction et aux questions diverses, l’assemblée commençait à se diriger vers les petits fours.
 

L'assemblée participe

Mardi soir, à Agora, dans une salle copieusement garnie, on s’orientait, sous la présidence de Michel Laurent qui avait entamé la séance par le rapport moral, à un copié-collé de ce que l’on sait. Seulement, cela ne s’est pas du tout passé ainsi pour le plus grand plaisir du président qui a même remercié l’assemblée pour sa participation.
Tout d’abord, il y eut les subventions ordinaires 2013 présentées par Jacky Garnier. C’est le grand classique attendu par tous les dirigeants bénévoles. Le total s’élève à 349 175 €. Ces subventions seront proposées au vote du conseil municipal le 24 mai prochain. Elles seront versées aux clubs, fin juin-début juillet. Elles permettront ainsi aux 15 073 licenciés dont 41% de féminines de s’exprimer pleinement dans les salles ou sur les terrains de sport. On notera que le mouvement sportif nazairien n’est pas si traditionaliste que cela. 43 clubs en 2012 avaient opté pour le téléchargement des dossiers de demandes sur le web et ils sont passés à 76 à effectuer la demande ainsi. Il y a aussi 8 clubs qui n’ont pas demandé de subvention…Enfin, pour la première fois depuis fort longtemps, il n’y a pas eu de création de société. Il faut dire que l’éventail sportif nazairien est très complet.

De grands travaux

On a aussi beaucoup parlé grands travaux avec les réalisations en cours ou à venir qui marqueront la période 2013-2014, tennis, synthétique n° 2, tribunes de football, gymnase Fogel, gymnase de Kerlédé, Skate parc, gymnase de la Berthauderie, projets de quartier, travaux d’accessibilité, maintenance des structures d’escalade, travaux de mises en conformité, mises aux normes fédérales des tracés de basket, économies d’énergie, projet d’orientation sur Porcé.
Seulement, entre subventions et grands travaux, Michel Laurent et son équipe avaient cogité pour savoir quel sujet sortant de l’ordinaire allait bien pouvoir donner à leur assemblée un peu de relief. En choisissant comme thème le projet de parc aquatique, les vœux ont été largement exaucés.

Le parc aquatique fait des vagues

Il faut bien comprendre ici qu’il s’agissait, via Xavier Martial, directeur du patrimoine à la CARENE, de présenter devant l’assemblée un projet CARENE et non pas municipal alors que la majorité des élus présents sont des élus nazairiens et non pas de la CARENE. Comme les interventions ont fusé, ce ne fut pas toujours simple.
Le projet qui consiste à remplacer les bassins de Léo-Lagrange (dont un de 50 m) et celui de la Berthauderie, sera implanté dans le cadre du Grand Marais entre Soucoupe et tennis pour résumer. La principale intervention fut celle du SNAN (Saint-Nazaire Atlantique Natation) qui, par le biais de sa présidente, Françoise Goujon, a déploré de ne pas avoir été écoutée dans son souhait de voir au sein de ce nouveau projet la réalisation d’un bassin de 50 m. Il sera, en effet, de 25 m. Jean-Michel Talbourdel, adjoint aux sports, a répondu qu’il avait du mal à comprendre les critiques dans la mesure où le SNAN avait été intégré au comité de pilotage. Seulement, Frédéric Legal, figure emblématique du club, a répondu du tac au tac : « quand nous avons été intégrés, tout était déjà décidé ». Il est vrai qu’un bassin de 25 m pour suppléer un de 50 m à Léo Lagrange, c’est aller contre l’évolution en termes de compétition. Et si un élu, en aparté, a regretté que « les fédérations qui imposent des tas de contraintes nouvelles ne donnent jamais un sou dans le cadre d’un projet », le cas du SNAN est relativement grave. Frédéric Legal l’a dit tout net : « Nous sommes le 2e club de Loire-Atlantique, le 4e des Pays de la Loire et on entre dans les 60 en France. Sans bassin de 50 m, nous n’obtiendrons plus jamais de label et on devra se cantonner à un rôle de club formateur ». Personne n'osera prétendre le contraire.
D’autres clubs sont intervenus pour s’interroger notamment sur le parc de stockage dans la nouvelle structure comme le Groupe de plongée ou le SNOS canoë-kayak, utilisateur aussi de piscines.
Les clubs « terriens » ont également eu leur mot à dire. Jean-Marc Le Boulair, pour l’ESCO 44, club d’athlétisme, s’est interrogé avec la création de cette aire aquatique sur l’avenir de la…cage à marteau. « Le parc va l’enterrer. A-t-on songé où la déplacer ? ». C’est encore Jean-Michel Talbourdel qui est monté au créneau pour dire que cela avait déjà été évoqué avec le club mais, qu’effectivement, la « piste était le seul dossier où l’on n’avait pas d’engagement ». Il faudra quand même se pencher une bonne fois pour toutes sur cet anneau nazairien, l’athlétisme étant une des composantes importantes du sport local.
Même les joueurs de pétanque sont inquiets avec l’arrivée de ce parc aquatique. Daniel Fleuret, président du SNOS, s’est fait l’écho de leurs interrogations car ces clubs utilisent le terrain stabilisé de football pour leur manifestation et, le SNOS, notamment, ne sait pas s’il pourra, sans ce terrain, organiser son National.
Car le stabilisé va être croqué.
Clément Porcon, dirigeant du SNOS football et qui connaît bien son dossier, a résumé la situation. « Quand je suis arrivé en 1977, il y avait trois terrains stabilisés. Un a été transformé en herbe, l’autre a été avalé par le lycée et, sincèrement, je ne me doutais pas que le troisième disparaîtrait au profit d’une piscine. A-t-on un instant envisagé ce qui va se passer avec l’engorgement des créneaux horaires pour les gamins ? ».
On le voit, le parc aquatique commence à faire ses petites vagues.

Auteur : P.M. | 10/04/2013 | 2 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 10 avril 2013 à 19h44 par Jean-Louis Garnier
Comment! il y a des clubs qui osent dire que le bien n'est pas ce que les socialos proposent ?! Bon, 2 ans de Sibérie!
#2 - Le 11 avril 2013 à 12h59 par bib, St Nazaire
Bref, la pêche n'a pas été bonne pour Mme Goujon.

Mais il y a peut-être encore moyen de redessiner tout cela avant d'aller dans le mur...

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