Saint Nazaire Infos

Des œuvres originales de Simone Decker au Life

L’exposition Basic de Simone Decker offre une vision nouvelle de la base sous-marine : une sculpture de la base en mousse polyuréthane. Etonnante et atypique.

« Je connais Simone Decker depuis longtemps, elle a une grande capacité à travailler avec l’espace et à faire des propositions singulières », commence Sophie Legrandjacques, directrice du Grand Café. Et il est vrai que sa sculpture « Le grand soufflé », exposée au Life est tout à fait singulière : le public arrive au Life et se retrouve nez à nez avec la base sous-marine. En mousse de polyuréthane de 13 m de large et de 30 m de long, c’est une maquette de la base sous-marine à 1/10. « Il a été réalisé et coulé sur place suivant le principe du gâteau : la mousse est montée toute seule quand elle a été en contact avec l’air. La réalisation de tous les blocs a demandé deux mois de travail dont un juste pour le moule », ajoute Sophie Legrandjacques.
Pour créer cette œuvre, Simone Decker s’est inspirée de l’ambiance de la ville pour créer cette sculpture. L’artiste s’est vite rendu compte à son arrivée à Saint-Nazaire « d’un conflit entre les citoyens à propos de la base sous-marine : certains veulent la laisser telle quelle et d’autres en faire quelque chose. J’essaye d’apporter un nouveau regard ».

Elle invite le public à une expérience sensorielle en la touchant et la palpant. Pour ceux qui souhaitent avoir encore une autre vision de l’œuvre, il est possible de monter dessus, d’y marcher (légèrement déséquilibré par la mousse) et même de s’y allonger pour une sieste ou en compagnie d’un livre. « On balance entre quelque chose de monumental et de privé », précise Sophie Legrandjacques.
Après l’immense, le minuscule : l’autre partie de l’exposition de Simone Decker est composée de seize petites sculptures insérées dans des fissures. « En m’y promenant, je me suis rendu compte qu’elle avait beaucoup de fissures. Avec l’aide d’un prothésiste dentaire, j’ai fait des moulages des fissures et je les ai installées un peu partout », explique Simone Decker. Au maximum de la taille d’une bouche, l’artiste veut inciter les spectateurs à aller chercher le détail sur les murs de la base sous-marine et par extension, leur faire découvrir le bâtiment.


Exposition Basic de Simone Decker au Life du 24 juin au 28 août
.

Entrée libre et gratuite du mardi au dimanche, de 11 heures à 19 heures.

 

Auteur : AP | 27/06/2011 | 5 commentaires
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Vos commentaires

#1 - Le 11 août 2011 à 18h21 par rotko
Au prime abord, on pense à la bande de boues qu’on voit dans l’estuaire du pont de Saint-Nazaire : pourquoi pas, si les volumes frappent l’œil, et si le contact se révèle inattendu, voire relaxant, ce qui est suggéré.

L’ennui est, qu’y allant le 11 Août, j’ai trouvé les boudins de mousse morcelés, le tout dans un très mauvais état, ce qui en fait « d’appropriation » (sic) est très désagréable, on trébuche, on s'enfonce et on tombe ; C'est charmant.

Deux remarques :

- Les enfants sont invités à avancer comme ils veulent, voire à faire des galipettes, mais ce n’est pas un terrain de jeux, est-il précisé. D’où ma surprise quand, redescendu du toit, et posant mes bras sur le rebord de cette oeuvre, je me suis vu, depuis l’accueil, interpellé publiquement, pour « atteinte à l’œuvre. »

Étais-je devenu un vandale ou un irresponsable ?

L’interrogation demeure, mais de pareilles réprimandes publiques en disent long sur l’accueil de cette exposition.

- Que va devenir cette œuvre ? De l’oeuvre déjà déchiquetée, on offrira des morceaux à la population, comme des reliques du mur de Berlin ! Charmant cadeau qu’un morceau de mousse polyuréthane !

Et l’ensemble ? Il sera mis à la poubelle.

Rien n’est prévu pour un recyclage écologique. On va le brûler ? L’entreposer ? On nourrit ainsi le capital de déchets ;

Alors que certains songent à l’élimination des déchets, ici on vise à son accroissement !

http://tinyurl.com/3rcjk5n
#2 - Le 12 août 2011 à 09h11 par eric provost
A rotko

vos remarques et vos questions perdent leur intérêt initial quand on s'aperçoit que vous n'êtes pas dans une réaction spontanée face à une oeuvre mais dans une stratégie critique organisée qui vous conduit à copier-coller votre commentaire sur tous les blogs
#3 - Le 13 août 2011 à 09h44 par rotko
Vu que tout s'est fragmenté, fissuré, et défoncé comme un vieux canapé, on pourra, à la désinstallation, faire une moisson de clés et de portables perdus.
Piètre consolation.
#4 - Le 14 août 2011 à 07h22 par rotko
je vois qu'au lieu de répondre à mes remarques, Eric Provost me fait un proçès d'intention. On attendrait mieux d'un maire-adjoint à la Culture.
#5 - Le 16 août 2011 à 17h18 par flavian christian, Sn
Monsieur Provost ne répond pas à la question très pertinente de Rotko: alors quid du démantellement de l'oeuvre en polyuréthane???

Une réponse serait la bienvenue.

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